DIONYSIAQUE, La Tourbe des Rêves

DIONYSIAQUE, La Tourbe des Rêves
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MEDIATOR 4 ETOILES - 2025 https://wtrmag.com/

Label : Voidhanger Records

Sortie : 27 mars 2026

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Pour leur deuxième album longue durée, les Strasbourgeois de DIONYSIAQUE, non seulement, marquent des points, mais en plus affinent leur style ! Après l’excellent « Diogonos » paru en 2024, sort aujourd’hui leur nouveau méfait qui a pour nom « La Tourbe des Rêves ».

Comme précédemment, cet opus a été enregistré en live en six jours, musique et chant en même temps et cela se sent dans l’impact de leur musique. Comme dirait l’autre, ça claque !

Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, ils pratiquent le noble art du Doom. Cela dit, en, ce qui me concerne, cette étiquette est par trop restrictive. Sur leur musique, se greffent aussi des éléments de Metal extrême, genre growls Death ou Black, accompagnés de blast beat comme sur « Aaron ». Une louche de progressif aux contours vintages habille également leurs propos dans certaines articulations musicales (« Accabadora »). Il y a même un peu de Folk aux solos dansants sur « Hate Fruit » et un sacré côté Hard Rock / Heavy Metal sur les riffs de « La Vierge Noire ».

Effectivement, sur cet album, on trouve deux titres avec des paroles en français. Le chant théâtral, changeant tel un caméléon qui subit ses différentes humeurs est de plus en plus maitrisé. A l’écoute de « La Vierge Noire », je n’ai pas pu m’empêcher de penser au vieux groupe de progressif ANGE, non pas au niveau musical, car DIONYSIAQUE est bien plus Metal, mais en ce qui concerne le côté mise en scène des vocaux. Quant à « La Commune ou La Mort », cela me rappelle ADX, une fois de plus non pas pour le style pratiqué, mais pour l’approche historique.

Un autre point qui m’a tiré l’oreille, c’est que certains titres portent en eux un côté un peu plus « chanson », au sens large du terme, alors que d’autres morceaux continuent à nous faire voyager sur diverses rives au sein d’une même composition. Et ils y gagnent !

Cela dit le Doom reste toujours le maître : inquiétant à l’ambiance délétère, malgré quelques traits de lumière (“Hate Fruit”), angoissant, vintage, contrasté (“Aaron”), bien Heavy au lyrisme « barré » (« Accabadora ») ou embué d’une chape de gravité quand arrive l’excellent « La Commune ou La Mort ». Outre des musiciens qui maîtrisent leur art avec brio, que ce soient les « six cordistes » qui assènent honorablement leurs solos et leurs riffs, la batterie qui peut être métronomique, lourde, et l’instant d’après complétement excitée, c’est avec plaisir qu’on retrouve aussi cette basse qui sait se faire entendre (sympa le mix).

Au final, un groupe qui à mon humble avis, nous propose là un bel opus. Bravo les gars !