Rencontre avec : FRANKY COSTANZA de BLACKRAIN

Bonjour Franky, je suis content de te faire une petite interview car c’est la première fois que je t’en fais une en tant que membre de BLACKRAIN.

Avant d’attaquer le sujet du jour – c’est-à-dire la sortie du petit nouveau « Orphans of the Light » – toi qui a joué plutôt dans des groupes de Metal brutal, comment as-tu atterri dans BLACKRAIN ?

Ca fait maintenant 3 ans que je joue dans BLACKRAIN. On se connait depuis pas mal d’années déjà, au moins depuis 20 ans. J’avais joué avec un groupe de la scène marseillaise qui s’appelle RAKEL TRAXX et j’avais enregistré leur première démo. On avait fait connaissance avec BLACKRAIN à cette époque-là.

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Crédits Photos : Julien Zannoni Rock Photographer
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Ils savaient que j’aimais des groupes comme GUNS AND ROSES, MOTLEY CRUE, SKID ROW, SCORPIONS, EXTREME, POISON… même si je jouais dans des groupes comme DAGOBA, BLAZING WAR MACHINE. En fait, j’ai toujours suivi la carrière de BLACKRAIN, j’ai acheté leurs albums, j’ai suivi leurs aventures à la télé.

Fin 2022, MATTHIEU, le bassiste de BLACKRAIN m’a contacté en me demandant si ça m’intéresserait de faire des remplacements dans le groupe car FRANCK, leur batteur, allait être trop pris avec son nouveau travail et sa nouvelle vie dans une nouvelle région pour pouvoir assurer toutes les dates. Je jouais déjà dans les TAMBOURS DU BRONX et je lui ai dit que c’était OK… quand mon planning me le permettrait. Il faut comprendre que BLACKRAIN c’est un vrai coup de cœur pour moi. Quelques jours après cet appel, il m’a rappelé et m’a dit qu’après concertation avec les autres membres du groupe, ils aimeraient bien que je devienne batteur officiel, ce que j’ai accepté avec grand plaisir !

2 –D’après toi qu’a apporté l’arrivée de JEREM G. dans BLACKRAIN ?

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C’est un sacré passage de guitare ! Demain, il y a un joli clip qui sort et on voit le dernier solo de MAX TWO qui jette son chapeau. La passation se fait avec cette belle séquence émotionnelle. J’adorais le jeu de MAX TWO, il fait partie du son de BLACKRAIN. J’adorais son son, son jeu. Il y a quelque chose de SLASH dans le jeu de MAX TWO. A un moment de sa vie, il était fatigué de la route pour aller faire des concerts et voulait se consacrer à sa famille et à sa carrière solo.

Pour JEREM c’est comme moi, il a fait l’intérim au début. Au départ, il avait un petit rôle dans BLACKRAIN (NDLR : le JESUS de BLACKRAIN, c’est lui !) et un petit solo. MAX TWO a été rassuré vu le niveau d’excellence de JEREM et il est parti serein.

Je pense pour ma part que JEREM est un jeune prodige, c’est un VAN HALEN bis. C’est incroyable le niveau qu’il a. Il apprend super vite et toutes les techniques modernes, il les a intégrées. En plus, il a la fougue de la jeunesse et il est vraiment très sympa. JEREM, il a tout pour lui !

Que peux-tu me dire sur l’écriture des morceaux du nouvel album ?

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C’est passé assez rapidement. C’est SWAN le chef d’orchestre, le maître à penser. C’est une véritable machine de guerre. Il est incroyablement productif.

On a tous nos petits home studios et on travaille en solo. SWAN se partage entre BLACKRAIN et son studio de tatouage en Suède. Il compose entre deux tatouages et il nous envoie ses idées. En fait, la grosse trame de la chanson est déjà faite, pour les paroles et sur le plan musical. J’ai carte blanche pour toutes mes idées et je rajoute ma batterie, JEREM ses solos de guitare, MATT ses lignes de basse.

En fait, les compos sont écrites à 95 % par SWAN. Il pousse vraiment loin le truc.

D’où est venu le choix de la pochette ?

C’est clairement un clin d’œil au « Radeau de la Méduse ». Ca fait plusieurs albums et pour plusieurs visuels de Tee-Shirt que SWAN embauche un graphiste du nom de MEGAN MUSHI. C’est tout dessiné à la main. C’est SWAN qui a eu l’idée du radeau. Orphans of the Light… Orphelins de la lumière… c’est un peu pour imager le fait qu’un groupe de Metal, de Hard Rock, est souvent dans l’ombre, qu’il reste dans l’underground et qu’il n’a pas souvent l’occasion d’être dans la lumière… mais il persiste pour ne pas sombrer et toujours aller de l’avant par passion pour sa musique !

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Cet album est plus classieux, plus mélodique que les autres, penses-tu que c’est dû au changement de line-up ou plutôt à l’évolution de ses membres ?

Oui, peut être que le changement de line-up a un peu joué mais c’est surtout dû à la composition de SWAN. Il n’avait jamais poussé aussi loin le côté Opéra Rock avec des morceaux comme « Dreams » ou « Farewell » ; il y a une petite prise de risque avec plus de piano, de chœurs, c’est plus mélodique. On se demande quelle va être la réaction des fans de la première heure mais personnellement je suis confiant ! C’est de la grande musique et les gens ne resteront pas insensibles.

Pour moi, il y a une orientation plus mélodique. C’est un album riche, contrasté avec du relief et je suis heureux d’avoir apporté ma contribution avec mes parties à la batterie sur ces très belles chansons, un grand plaisir de frapper dessus !

Penses-tu que cet album va faire franchir un cap à BLACKRAIN ?

Oui, j’ai beaucoup d’espoir car je trouve que c’est un sacré album. J’adore tous les morceaux. Il n’y a aucun morceau de remplissage. Du coup, on va se retrouver à faire 10 clips pour défendre chacun de ces morceaux. Si on fait un petit buzz sur un ou deux clips et bien ce sera mission accomplie ! Mais au final, ce seront les fans qui auront le dernier mot avec le nombre de vues sur You Tube et les plateformes de streaming mais aussi avec les achats physiques.

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Ces 14 morceaux sont des morceaux de qualité. Ça devient rare de trouver un album comme ça où, quand on l’écoute dans son intégralité, on se dit qu’il n’y a rien à jeter (ça peut paraître prétentieux ou chauvin mais je le pense sincèrement). Aujourd’hui, on voit souvent des groupes qui défendent 2 ou 3 singles en vidéo et pas mal d’autres morceaux de l’album font office de remplissage…

Que peux-tu dire aux gens qui vont lire l’interview pour qu’ils achètent cet album ?

Je leur dis qu’ils ne regretteront pas d’acheter l’album car c’est un album magistral avec du Hard Rock de qualité. Et puis acheter les albums, c’est marquer son soutien au groupe. Moi, j’achète les albums car j’ai une bagnole dans laquelle il y a encore un lecteur CD et j’aime faire péter les albums à fond dans leur intégralité. Les jeunes aujourd’hui passent d’un titre à l’autre et ne connaissent pas vraiment l’identité d’un album en surfant sur Spotify ou Deezer. Je suis un peu nostalgique du fait de pouvoir toucher la pochette, de lire les paroles et de rentrer vraiment au fond du concept d’un album.

Avec BLACKRAIN, on a conçu la setlist pour que ça coule et je sais que d’autre fans aiment bien ce fil conducteur qui raconte une histoire. Aussi, le fait d’avoir l’objet permet aux fans d’être bien au point sur les textes pour les futurs concerts (et quand les fans chantent avec nous, ils nous renvoient toute leur énergie sur scène).  Alors apprenez bien les paroles !

Bon, cette interview est terminée. Merci FRANKY pour le temps que tu m’as accordé. A bientôt en live !

Merci à toi aussi !

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