Vendredi 12 décembre 2025 à Genève (Suisse)

Report et Photos by STEVE*74
Contrairement à d’habitude, aujourd’hui je roule en direction de la Suisse et plus précisément de Genève. Je pars seul car mon camarade de jeux Seb 747 est toujours souffrant. Ce qui motive ma venue chez nos voisins helvètes est un concert de SIDEBURN. Cela commence à faire longtemps que je ne les ai pas entendus en live. L’occasion est tentante et je pars la fleur au fusil de chez moi. Grave erreur car malgré un maire écologiste qui prône une circulation apaisée, sortir d’Annecy est déjà très compliqué. Mais là, ce n’est rien avec ce qui m’attend à Genève.
La salle du soir, le BAG, est nouvelle pour moi et se situe à deux pas de la gare ferroviaire de la ville. Un vendredi soir un peu avant 20h, c’est l’enfer et trouver une place vacante pour se garer relève d’un exploit… Enfin, les Dieux sont avec moi, et j’arrive légèrement en retard devant la salle. Elle se présente comme un bar depuis le trottoir mais un escalier m’emmène plus bas vers un bel espace avec une scène et quelques spots. Nickel pour les photos !

J’ai de la chance car le groupe se prépare à monter sur les planches et je n’ai rien raté. Ouf ! La formation a changé depuis la dernière fois où je les ai vus et pas qu’un peu !! Toujours fidèle à son poste de chanteur ROLAND PIERREHUMBERT est toujours présent ainsi que LIONEL BLANC – surnommé « le métronome » par certains – son fidèle batteur depuis de longues années Les nouveaux sont des têtes connues pour moi. Tout d’abord WILLIAM REMOND à la première guitare, arrivé en 2023, c’est un ex de 58 SHOTS et SICKYY LYO à la deuxième guitare, qui lui est présent depuis 2021. J’ai vu ce dernier il y a longtemps avec SILVER DIRT, un autre combo suisse aujourd’hui dissous. SIDEBURN est devenu un groupe franco-suisse… Le seul membre vraiment nouveau pour moi est le bassiste THIERRY NYDEGGER, arrivé lui aussi en 2021. Il est très connu et investi depuis des années dans la scène musicale de la région. En résumé, ce n’est pas comme à la télé un rendez-vous en terre inconnue puisque je connais tout le monde ou presque.
Allez, il est temps de commencer le show qui débute devant un parterre assez clairsemé. Ceux qui sont arrivés tôt sont assis devant une boisson, les autres comme moi sont debout mais pas devant la scène car plusieurs caméras sont installées pour capter le concert. ROLAND le remarque aussi et affirme que ce sont les meilleurs qui sont présents ce soir.

Cela n’empêche pas le groupe d’attaquer bille en tête avec « Hell on Wheels ». Nous savons tout de suite où nous allons, pas de mystère. Les musiciens changent mais le Rock Hard parfois bluesy pratiqué depuis déjà plus de 20 ans est toujours présent pour notre plus grand plaisir ! Pas le temps de souffler que retentit dans les enceintes un « Crocodile » dévastateur issu de l’album éponyme. WILL est tout de suite en action et nous démontre, si on ne le savait pas encore, toute sa dextérité avec une guitare.
Avant de commencer « Gangster Love », ROLAND annonce une nouvelle importante pour les fans avec pour 2026 la sortie éventuelle d’un nouvel album. Inutile de préciser l’accueil du public à cette affirmation. Et c’est encore une autre nouvelle que toujours ROLAND nous dévoile : aujourd’hui, c’est l’anniversaire de WILL ! Il le dit avec beaucoup d’humour, nous dit que l’on peut lui payer à boire, qu’il a 38 ans, toutes ses dents et qu’il est toujours puceau ! On sent à travers ses mots une grande complicité entre eux.








Même si les solos sont partagés entre les 2 guitaristes, c’est WILL qui effectue la plupart des solos. Dans ces moments-là, il y a toujours beaucoup d’expressions sur son visage. SICKYY est, lui, plus dans la rythmique. Petit reproche de ma part le concernant, j’ai trouvé son son de guitare un peu faiblard pendant ses solos et j’ai aussi préféré le son plus chaud de WILL. Question de goût, peut-être ?
Après, ils nous font le réjouissant « Six Feet Under », toujours dans un style que ne renieraient pas certains groupes australiens – pas besoin, je pense, de vous dire lesquels ! Un titre remarquable car il a servi de bande-son à un épisode la série américaine « 24 Hours », c’est tout de même la classe ! Puis, une intro à l’harmonica pour un morceau plus lent et surtout plus blues pour « Never kill the Chicken ». Un drôle de titre, il faudra qu’un jour je leur demande pourquoi un tel nom !!

La set list du soir se fera en deux parties et quoi de mieux pour terminer la première qu’un petit medley des familles explorant essentiellement le répertoire d’AC/DC ?
Je profite de la pause pour parler un peu avec ROLAND et évoquer la première fois où je l’ai vu. C’était à Payerne (en Suisse) avec GENOCIDE, son groupe de l’époque. Cela ne nous rajeunit pas mais confirme si besoin en était la détermination du bonhomme à poursuivre une aventure musicale souvent semée d’embûches.
Le public est nettement plus nombreux pour la deuxième partie et se masse devant la scène. C’est du coup plus pratique pour mes photos mais pas pour les caméras….






Cela redémarre sur les chapeaux de roue avec la reprise de « Rock n’Roll Outlaw » de ROSE TATTOO. Un titre imparable du groupe. WILL est toujours en transe et se démène. Son jeu est extraordinaire et mérite toute notre attention. Ce n’est pas pour rien qu’il a gagné un concoure national de guitares en 2022. La rythmique est efficace et abat un travail en béton armé ce qui laisse le champ libre aux duettistes de la guitare. LIONEL, bandana sur la tête, est le bien le métronome annoncé, aidé par le discret mais efficace THIERRY à la basse.
« Standing in the Headlines » parle d’un immense boxeur sur une rythmique très axée sur la musique pratiquée par le pays des kangourous avec pas mal de guitare slide. Comme il y a maintenant plus de monde, l’ambiance est montée d’un cran et cela réjouit aussi les musiciens. La chaleur du public est présente et cela se ressent. Avant d’enchaîner, ROLAND va chercher une bière au bar pour s’hydrater, Il en profite pour présenter le groupe, nous dit que l’année 2025 qui s’achève a été chargée et espère que cela durera pour 2026. On le leur souhaite de tout cœur !

La 2e nouvelle du jour a été d’apprécier un tout nouveau titre « Devil’s Daughter » paru en mai dernier sur les plateformes en ligne, titre qui sera bel et bien sur le nouvel album.
Les titre passent rapidement et sur l’intro du très mélodique « Giov in L.A. », composé en 2003, ROLAND est juste accompagné au Charley de LIONEL et du public avant que le rythme s’accélère et se développe pour le morceau le plus long de la soirée. La voix un chouilla rocailleuse s’adapte parfaitement au style.
Sur « Get that Way », ROLAND descend parmi les spectateurs et demande à DENIS, un fan très connu ici, de chanter avec lui le refrain. C’est bon enfant. « Gimme me the Way » termine en fanfare la soirée avec un bon vieux standard du groupe qui donne envie de remuer son popotin ou une autre partie de son corps… au choix.

Fini ?? Non, car l’organisateur s’empare du micro pour annoncer que cette salle va prochainement programmer des groupes Rock et il demande ensuite à SIDEBURN de revenir pour un rappel. Bien entendu, ils le font sans rechigner et nous assène un « Live to Rock » tout en douceur (lol) comme ils savent le faire pour conclure cette belle soirée. Pas besoin de prendre l’avion et de traverser la moitié du globe pour avoir sa ration de Rock, allez voir SIDEBURN !!
Après un tour au stand merch’ pour remercier LIONEL pour l’accréditation, il est temps pour moi de rejoindre ma voiture pour rentrer… sans embouteillage à cette heure-ci !
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