Vendredi 19 décembre 2025 à Paris

Report et Photos : KERIDWEN
Comme j’arrivais à Paris pas très loin du Klub, peu de temps avant le concert, il aurait été dommage de ne pas dire bonjour à mes amis de SLEAZYZ, que j’ai appris à connaitre lors du 3 Metal Fest à Troyes au mois d’avril.

Je suis donc arrivée pile à temps pour le tout premier concert des VAMP’ HIGHER, un side project de Pandemonium à la fois de JADES et de SLEAZYZ, en trio avec sa batteuse de JADES et son bassiste des SLEAZYZ qui a l’honneur et l’avantage de partager sa vie (c’est pratique pour les répètes). Tant mieux, car nous n’étions pas très nombreux au début. Il faut dire que 19h, ce n’est pas une heure pour s’enfermer dans un caveau à Paris, sauf quand on est d’une espèce un peu étrange…
Alors que JADES a un style GiIRLSCHOOL / MOTORHEAD très affirmé et que SLEAZYZ officie dans un Horror Metal très Zombien, VAMP HIGHER a fait le choix d’un Sleaze californien mâtiné Twilight (ah les vampires qui brillent, si c’est pas glam ça !!).




Toutes les chansons ont donc une thématique vampiresque, mais les riffs sont faits pour taper du pied et secouer la tête. Si Pandemonium et Fred Sleazy assurent à tour de rôle chœurs et leads, c’est bel et bien Noémie, la batteuse, qui assure la plupart du chant principal de sa voix râpeuse et haute que ne renierait pas un ALLEYCAT SCRATCH ou un SMASHED GLADYS. Le mélange des voix est très plaisant, et l’on sait que le style repose pour beaucoup sur ces unissons vocaux.
En ouverture, on n’a jamais le temps de jouer de beaucoup, c’est pas grave, quand on débute, on n’a pas des masses d’albums à mettre en avant. Ce sont donc 6 titres qui nous ont permis de découvrir le nouvel univers des Troyens/ Rouennais : « Hell or Nothing », « In the Void », « Nosferatu’s Daughters », « Crazy World », « Vamp Higher » et « Vampire Hooker ». Ce dernier morceau m’a bien accroché l’oreille, parce qu’il est fait pour être repris dans la salle. Et ça a l’air de fonctionner : le public qui s’étoffe lentement adhère au style, on sent que la mayonnaise prend bien.

Il est à peine chaud que voilà déjà SEQUANA qui s’installe. Autre style, autre ambiance. Chez SEQUANA, on s’est adjoint un guitariste de plus, bien plus jeune, mais pas gauche. On sent que les autres musiciens ont un peu plus de bouteille. L’ennui, il faut bien l’avouer, c’est que je suis assez insensible au Hardcore. J’ai donc du mal à adhérer à la musique. Mais comme j’y retrouve l’ensemble de ce que je n’aime pas, je me dis donc que cela doit être bien fait : voix rocailleuse évoquant un Lemmy énervé, plans répétitifs, paroles assez inaudibles, peut-être à dessein…

Toutefois, il y a des éléments intéressants : des rythmiques lourdes et accrocheuses qui donnent envie de hocher du bonnet en rythme, des ambiances natives américaines, quasi hypnotiques (le morceau « Cactus Soda », peut-être ?) ou flamenco (« Los Pinches Locos », « Maria ») viennent faire heureusement diversion.
Le public à présent plus nombreux, a l’air plus réservé. On applaudit moins entre les morceaux. Selon la tradition Punk Hardcore, on fait beaucoup de titres, car ils sont courts. 11 titres sont donc envoyés en un temps serré comme un expresso. Leur set list fait preuve d’une grande créativité graphique, comme vous pourrez le voir en photo.

Mais on ne s’éternise pas sur scène, c’est déjà le tour des SLEAZYZ. On ne traîne pas, au Klub ! Retour au trio pour les SLEAZYZ. Pourtant, ils étaient 4 la dernière fois que je les ai vus. Si Pandemonium a laissé tomber le fond de teint glowy des vampires qui brillent, Fred et Rapha ont, eux, revêtus leurs peintures de guerre.
Pour leur concert à Nigloween, ils avaient fait l’emplette de deux têtes (plus ou moins) réduites comme accessoires de scène délicieusement nanardesques, dont ils se resservent ici.






Avec SLEAZYZ, il y a autant à voir qu’à écouter, c’est un groupe concept. Le groupe a choisi de profiter de l’atmosphère intimiste de la salle pour tester la réception des morceaux du nouvel album qu’ils viennent de mettre en boite, nous avons donc droit à un petit panaché de hits et de découvertes : « Psycho Witch« , « Necromancer », « Party’s not dead », « March of the Dead« , « Dig my Rock », « Cowboy », « Down », « See you in Hell » et bien sûr l’incontournable « Life will never be the same« .
C’est carré, ça joue bien, le groupe déploie son Horror Sleaze comme il faut, avec férocité et enthousiasme. Je regrette toutefois l’absence du second guitariste, qui donnait davantage de profondeur à ce mur du son qui vient frapper le public à l’estomac.

Le concert passe trop vite. C’est déjà la fin et BURNING DEAD commence à se mettre en place. Hélas, je ne peux rester davantage et après avoir rapidement pris congé, croisé Super Mado – la bookeuse d’élite des SLEAZYZ et des CHARCOAL – dans l’escalier, fait du prosélytisme pour mon asso au moment où je m’y attendais le moins (Visitez metality.org !), je rejoins la surface et telle une chauve-souris vampire repue de décibels, je prends mon envol et disparaît dans la nuit parisienne.
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