Chronique By 220 VOLTS

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AVATAR – Don’t Go In The Forest
Label : Black Waltz Records
Sortie : 31 octobre 2025
AVATAR, c’est ce groupe qui refuse obstinément de rentrer dans une case. Pas de costume, pas d’étiquette, pas de copie carbone d’un autre. A chaque sortie, ils balancent un truc barré, imprévisible, complètement à eux. Et là, bam, nouvel album : “Don’t Go In The Forest”. Autant dire que je trépigne d’impatience de voir ce qu’ils vont nous sortir.
Dès la pochette, ça sent le traquenard : un artwork qui transpire le Stephen KING période “Ça”, ambiance clown malaisant dans les fourrés. Tu sais direct que tu ne vas pas écouter ça en sirotant une camomille.
Le disque s’ouvre sur “Tonight we must be Warriors”, un morceau tout en douceur mélancolique, presque trompeur. Genre la caresse avant la claque. Puis ça part en vrille avec “In the Airwaves”, qui explose comme un vieux poste radio qu’on aurait branché sur une centrale nucléaire. Et derrière, “Captain Goat”, épopée Power/Folk Metal qui donne envie de lever le poing en hurlant dans un champ boueux.
L’album, globalement, c’est un vrai terrain de jeu. AVATAR prend des risques, change de peau à chaque titre, et ça marche. Les mélodies te collent au cerveau, les textes sont plus tordus qu’un arbre dans une tempête, et chaque morceau a sa propre personnalité. On navigue entre Power et Death Metal, avec des duos voix claire / voix saturée qui s’emboîtent étonnamment bien.
Petit bémol perso : “Abduction Song” est un peu trop Black/Death pour moi… mais bon, ça fera plaisir aux puristes. En revanche, grosse surprise avec “Dead And Gone And Back Again” qui commence swing et qui finit en mode contrebasse qui te roule dessus. Et que dire du morceau final, “Magic Lantern” à part qu’il a un parfum très Osbournien, à l’époque de ses riffs hantés.
En résumé, ce “Don’t Go In The Forest” est un album tentaculaire, bourré d’idées, jamais tiède, jamais sage. Maintenant, on attend la scène parce que si AVATAR balance ces morceaux en live… ça risque d’être un joyeux carnage.