TARJA + SERPENTYNE à l’Alhambra

Je suis de retour dans la Capitale de ma Bretagne adorée pour un concert que j’attends avec impatience. Tout est prêt, je suis prêt à quitter mon hôtel, mon accred’ photo a été validée, quand mon rédac chef m’appelle pour me dire que finalement non, je n’ai plus d’accred’ photos ! Je suis content de ne pas être déjà parti avec mon matos moi ! Et bien déçu aussi… mais bon c’est TARJA, et malgré ma déception, je décide d’honorer le contrat. C’est donc un report sans photo auquel vous aurez droit.

J’arrive sur le lieu du concert, l’Alhambra, juste quand le set de SKYS vient de se terminer. Aux questionnements du public, il en ressort que c’était un show empreint de fortes influences progressives surtout tournées vers le GENESIS de la grande époque. Longues compositions puisqu’en même pas trente minutes de show, le groupe n’aura joué que trois morceaux !

Place aux Anglais de SERPENTYNE, un groupe qui sévit depuis plus de dix ans, avec 4 albums à son actif.

Ils ont un bel univers musical, notamment avec l’histoire d’« Helen of Troy », et le moment où la chanteuse brandit une épée en scandant « Jeanne d’Arc » mais, au fur et à mesure des morceaux et du déroulement de leur set, force est de reconnaître que tout cela n’est pas vraiment original.

En plus, pas de chance ce soir car la chanteuse MAGGIE BELL SAND a contracté un bon rhume. Elle s’en excuse auprès du public mais il est clair que du coup, sa voix n’est pas des plus accrocheuses. Sans compter que les Anglais ne sont pas épargnés par un mixage des plus fantaisistes avec une voix trop mise en avant au détriment de la guitare. Et quand on a des problèmes de voix comme ce soir, ceux-ci sont alors amplifiés. Dommage.

Je trouve le public bien sage dans l’attente de la Diva du Metal. Les premières notes retentissent, les musiciens déboulent sur scène, suivi de TARJA, sous une ovation.

Tout sourire, elle pousse la voix mais, rapidement, elle rencontre un problème de micro. A vrai dire, elle n’a plus d’amplification. Les roadies, le staff s’affairent sur scène à rechercher la panne. Finalement, les problèmes d’amplification (entre la scène et la table de mixage) obligent le régisseur à inviter TARJA et son groupe à quitter la scène en attendant de résoudre le problème technique. TARJA le prend plutôt bien et avec un grand sourire pour mieux revenir dix minutes après.

Il faut dire que ce soir, elle va dévoiler un Best of de sa carrière solo depuis son départ de NIGHTWISH. « Victim of Ritual » en est un bel exemple. C’est une jolie pièce où elle tend le micro au public pour qu’il se la joue soprano.

Un piano arrive sur scène. La Diva finlandaise va y jouer seule « Into the Sun ». Elle reste ensuite au piano pour « Shadow Play » mais là, elle est rejointe par ses musiciens.

Malheureusement, les problèmes techniques ressurgissent au point de devoir à nouveau arrêter le concert ! On nous annonce alors un entracte forcé.

C’est finalement 10 minutes plus tard que le groupe revient sur scène pour un des moments hors du temps avec « Silent Masquerade » et le si jouissif « Planet Hell », tiré du répertoire de NIGHTWISH. Le guitariste ALEX SCHOLPP y reprend les parties vocales de MARKO HIETALA avec les honneurs. Le public est aux anges ! S’ensuit le superbe « I Walk Alone ».

Le groupe quitte alors la scène pour mieux revenir avec un rappel terrible : « Dead Promises » suivi de « Wish I have an Angel », nouvelle reprise de NIGHTWISH. Ca bouge à la folie dans les premiers rangs ! 

« Until my Last Breath » nous donnera l’estocade.

Exit où TARJA pose avec une jeune fan avant de remercier longuement le public tout comme ses musiciens. Quelle soirée, mes amis !

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