WINTEROCK FEST 2026 – Day 1

WINTEROCK FEST 2026 – DAY 1
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C’est parti pour la 10ème édition du Winterock Festival situé dans la commune de Bonneville dans le 74. Le festoch’ se déroule sur 3 jours et je compte bien y traîner mes godasses 1 jour ou 2, histoire de prendre la température et vérifier si, après 10 ans d’existence, la machine tourne toujours…

D’abord, comme tout bon festival, direction la file pour scanner son entrée située aux portes du complexe de l’Agora.

Oui, complexe, parce que petit détail qui a toute son importance : on est en plein mois de février et les concerts se déroulent en salle. Et ça, mes amis, ça change tout.

Pas de gadoue.
Pas de pluie.
Pas de pieds congelés.

Et surtout, une jauge de 750 personnes max ce qui permet presque de toucher les orteils des artistes si t’es au premier rang. On n’est pas sur un Zénith aseptisé, on est sur du contact humain.

Je scanne mon billet et surprise au rez-de-chaussée : on retrouve le merch’ des groupes, le petit stand pour échanger son cash contre des tickets pour se désaltérer (tickets non remboursables… dommage), mais bonne nouvelle : paiement direct en CB possible (bon à savoir).

Grand classique des festivals : stand prévention, infos diverses, etc.
Tu peux aussi déambuler et admirer l’expo des années précédentes. Photos, affiches, souvenirs. C’est là que tu réalises le taf monstrueux des bénévoles. 10 ans à tenir un événement Metal dans une petite commune, ça force le respect.

Ensuite, faut gravir l’escalier pour accéder là où “tout” se passe.
Ascenseur pour les PMR — ou pour les feignasses, on ne juge pas.

Arrivé en haut : le bar. Suffisamment grand et accessible. C’est un point important, on le sait tous ! Petit bémol par contre : la restauration se situe dans la salle de concert. Résultat ? File d’attente au milieu des hardos. Il ne faudrait pas se faire renverser les frites. J’ai aussi entendu quelques échos sur l’attente pour les tickets et la bouffe… mais soyons honnêtes : manger gras, c’est mal, non (lol)?

Comme je le soulignais plus haut, le premier soir affiche complet.
Et nul doute que la “frénésie” ULTRA VOMIT n’y soit pas pour rien.

J’en profite pour souligner un truc important, le prix du merch’ : 25 balles le T-Shirt. A l’heure où certains groupes te vendent un bout de coton 40 ou 50 balles, ça mérite d’être dit. C’est abordable.

LUCIE SUE – 20h15

C’est donc LUCIE SUE et ses 4 zicos qui ouvrent le bal à 20h15 pétantes. Et autant vous dire qu’ils nous ont mis une décharge de disto dans les esgourdes.

Le groupe est dans une parité parfaite, avec deux nouveaux musiciens…. arrivés depuis… une semaine !! Une semaine pour bosser le set. Et ils nous dégomment ça proprement.

La batterie tient la baraque, le second guitariste (soliste ? clairement oui) commence à titiller le manche et à envoyer des plans qui laissent présager un sacré level à venir. Si en une semaine c’est déjà solide, imagine dans six mois.

La chanteuse lead et la bassiste (tatouée… cuir… Je suis resté concentré !) nous offrent un bon Rock. Ça transpire. Ça balance.

On est sur un Rock à la croisée de l’Alternatif, du Punk, du truc noir et un peu crasseux… Bref, c’est Rock.

Dans la fosse, ça bougeotte doucement.
Hochements de tête.
Premiers petits pogos timides.

Ils tentent un passage en chant nordique. Bon… je vais être honnête, ce n’est pas leur truc. Désolé. Ce n’est pas le côté viking qui m’a séduit, c’est le côté rebelle.

Un petit coup de bottleneck qui fait du bien aux oreilles, une demande au public de s’accroupir sur “Race”… et la suite vous la connaissez.

Le public monte en température, mais on sent qu’il garde du carburant pour UV. Et d’ailleurs, truc fou : c’est sold out et on peut quand même circuler dans la fosse. Aller au bar. Aux chiottes. Respirer. On n’est pas serrés comme dans une boîte de sardines. Et ça, c’est appréciable.

ULTRA VOMIT – 21h15

Il est 21h15. UV monte sur scène. Si vous ne connaissez pas ULTRA VOMIT, soit vous vivez dans une grotte, soit vous ne jurez que par les groupes ultra-niches.

On va poser les bases :
c’est du Metal humoristique.
Du Metal pipi-caca-prout.

Les gars ne sont pas là pour se prendre au sérieux. Et c’est justement ce qui fait leur force… et ce qui agace les « puristes ».

Musicalement ?
Rien à redire. Ça joue très bien. Les décors sont décalés. Les compos sont travaillées.

Sois-tu adhères, soit tu n’adhères pas.

J’entends déjà : “c’est au Metal ce que McDo est à la gastronomie”. Peut-être. Mais McDo, ça rassemble du monde, non ?

Dans la salle, je vois des gamins avec leurs darons. Des types qui ont l’air plus Black ou Heavy. Et tout le monde s’amuse. Si ça permet de renforcer des liens familiaux plutôt que de scroller chacun sur son portable, moi je valide.

On a droit aux classiques, costume de canard (très bien réussi d’ailleurs) etc…

Perso, j’ai un faible pour leurs morceaux plus anciens, comme “Patatas Bravas”, époque où ils étaient sur un autre registre. Là je me dis : sortez-moi un vrai album Doom, Heavy. Un truc qui ferme des bouches.

Je ne vais pas mentir : certains passages parlés sont un peu longs. Les petites histoires, j’aime bien. Mais trop régulièrement, ça freine la montée d’adrénaline. Et le passage “hypnose”… disons que je ne suis pas fan de pousser à la conso. Si vous les voyez, vous penserez à moi.

Mais arrêtons de cracher dans la soupe.

Ils ne manquent pas d’inspiration, composer du Metal en parodiant des codes connus avec autant de précision, ce n’est pas donné à tout le monde.

Le risque pour eux ? Rester enfermés dans l’image “groupe de reprise festif”. Difficile ensuite de proposer un album 100% sérieux sans que le public ne soit déstabilisé. Mais pour passer un moment de détente, rire et hurler des conneries à 750 personnes ?
C’est validé.

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