WINTEROCK FEST 2026, Day 3

3e JOUR DU WINTEROCK FEST 2026. La fatigue commence à se faire sentir avec la route et déjà six groupes photographiés, mais l’accueil est toujours aussi sympa et les bénévoles motivés.

C’est TRIGLÖTH qui ouvre le bal de ce dernier jour. Je découvre ce groupe de Haute-Savoie qui existe depuis 2010, une belle longévité. On a droit à du Metal puissant qui pulse, et leur style va, comme ils le disent eux-mêmes, « autant dans le Death, le Grind, le Hardcore que dans le Sludge et le Stoner. ».

C’est puissant, vivant, sans décorum, simplement brut. On aime ça.

A la fin du set, on les retrouve sur le bord de la scène, très entourés par des fidèles et semblant ne pas avoir envie de redescendre…

Ils sont suivis par NOCIDE, groupe de Metalcore chambérien. NOCIDE est un groupe jeune puisque créé en 2023 mais qui a déjà produit un premier album « Résilience » sur le thème du deuil.

C’est un groupe que j’ai découvert au Brin de Zinc il y a tout juste un an. A l’époque, on trouvait en frontline les 2 frères Tom et Joss. Je gardais le souvenir d’un groupe puissant, vivant sur scène, brut de décoffrage, carré et je retrouve tout cela. Joss est parti se consacrer à un autre projet mais le groupe reste fidèle à sa ligne.

On a la primeur d’une chanson qui porte le nom du groupe et qui sera présente sur le prochain album.

Le troisième groupe, FIELS OF NAECLUDA, nous fait redescendre complètement… Le passage du groupe précédent à celui-ci est presque un choc de culture, un choc physique. Le niveau sonore baisse immédiatement.

Michel, au chant et à la basse, nous entraîne dans un monde éthéré et nous invite dans la « bulle » de son trio, ce qui n’empêche pas la guitare et la batterie d’être très présentes, envoûtantes.

« Bienvenu dans le champ des arbres nuages », c’est tout à fait ça.

C’est un groupe que j’avais découvert à la sortie du Covid au Brin de Zinc. A l’époque, Michel TEYSSSIER nous avait dit avoir dû se résoudre à devenir le chanteur du groupe et c’était son premier soir en tant que tel. Le pari avait été réussi, il l’est toujours.

Bien sûr, ce changement de rythme avec le groupe précédent n’a pas plus à tout le monde et le public s’est un peu clairsemé mais un concert de FIELDS OF NAECLUDA reste une belle expérience.

La soirée se conclut avec SIDILARSEN, la tête d’affiche du jour. C’est la première fois que je les vois et ils me font penser immédiatement à MASS HYSTERIA, même si on ne peut pas les confondre, chaque groupe ayant sa personnalité.

SIDILARSEN, groupe toulousain, c’est presque 30 ans de Metal français engagé. Que dire d’eux : ça sonne, ça vit, ça joue grave et ça joue le jeu du spectacle avec une énergie et une complicité visible entre les musiciens. Un groupe dont un des chanteurs porte un tee-shirt où il est inscrit « We should all be feminists » ne peut être mauvais !

Leurs chansons parlent de la violence (tous les types de violence physiques, psychologiques, les conflits armés, etc.), du respect dû aux autres, des problèmes du monde. Dans le public, on entend une voix crier « On s’en fout ! » et reçoit en réponse un : « Non, on ne s’en fout pas » et tant mieux.

Mais il y a quand même un peu d’espoir dans leur discours avec « Le meilleur est à venir ». On a envie de les suivre sur cette ligne.

Pendant le set, il y aura deux fausses sorties, le groupe s’en allant tranquillement pour revenir assez rapidement et reprendre avec la même énergie.

C’est une fin de festival très réussie.

EN CONCLUSION : Le Winterock Fest fêtait ses 10 ans et il les a bien fêtés. On a senti pendant les 3 jours une vraie motivation de tous. En tant que photographe, j’ai vraiment apprécié le fair-play du public qui m’a toujours laissée passer gentiment quand je voulais m’approcher de la scène. Bravo au festival pour tous les messages de prévention notamment contre le frottage dans les concerts. En tout cas, bravo Cyril et toute l’équipe, le pari est réussi.

Quelques photos supplémentaires des 3 premiers groupes

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