Chronique By KERIDWEN

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CHARCOAL – Fellaz Undercover
Label : M&O Music
Sortie : 12 décembre 2025
Chez CHARCOAL, Noël n’est pas un vain mot. Normal pour un groupe que l’on peut retrouver au pied du sapin à la place de la Playstation si on a été très, très méchant. Après « Merry fuckin’ rockin’ Christmas », le tube qui renvoie le whamageddon et la Mariapocalyse ad patres, voici le nouveau cadeau des ateliers CHARCOAL : un EP de reprises.
Que ces mots semblent triviaux pour qualifier ces 5 gemmes précieuses, ces merveilles de savoir-faire qui valorisent autant la matière que le tour de main ! Cette galette est un rêve d’adolescent, la battle jacket de Stéphane LABAS (le guitariste rythmique) ayant pris vie à la suite d’un court-circuit bien placé. 5 standards ressortis de la poussière des souvenirs pour les offrir, d’abord à des copains qui ont partagé la scène, puis à un public conquis. Car ce disque est aussi l’occasion d’inviter des musiciens à boeuffer, comme une fin de soirée backstage qui aurait bien tourné : LOCOMUERTE, HARSH, KOURROS RIVIERA PARADISE, TIME TRIPPER et SLEAZYZ. Mais quelle affiche de rêve !
Mais attendez, je n’ai pas tout dit ! J’ai du lourd sous la semelle ! J’ai promis du diamant, de la haute joaillerie, vous allez en avoir pour votre argent ! Achetez-vous des Valdas et du Baume du Tigre, ça va roxxer du poney ! HANOI ROCKS et son « Boulevard of Broken Dreams » ouvre le bal, suivi du solaire « Fire Woman » de THE CULT, le monolithique « Whiskey in the Jar » de THIN LIZZY. On enchaîne sans répit avec un impérial « Sleepin’ my Day away » de D.A.D et, histoire de vous achever, le coup de grâce, « Don ‘t Change that Song » de FASTER PUSSYCAT.
Aucun de ces brûlots n’a à rougir de ses rejetons, parfaitement exécutés car animés de la passion et du respect qui leur sont portés. Les voix sont judicieusement choisies pour porter les titres, les duos sont parfaits, le jeu au cordeau, la production impeccable. Si d’aucuns esprits chagrins pourraient arguer que ces versions ne changent guère de l’original, alors pourquoi encombrer sa discothèque, je répondrais qu’il est inutile de vouloir changer ce qu’on aime d’amour. Je n’aurai qu’un regret : ne pas avoir participé à cette galette. Mais je suis chroniqueuse moi, pas star du Metal français.