Jeudi 15 janvier 2026 à Lausanne (Suisse)

Après plus de 4 mois d’absence liés à ma santé, me voilà de retour pour un nouveau concert avec mon compère de toujours Steve*74. En plus, c’est chez nos voisins helvétiques que ça se passe et dans une salle que j’aime bien : les Docks de Lausanne. Ce soir, nous allons voir les Suédois de HAMMERFALL.
Selon un proverbe marocain : « Une vie réussie est un rêve d’enfant qui se réalise à l’âge mûr ». Alors bon, je n’étais pas un enfant lorsque je les ai découverts lors de la sortie de leur premier LP (1997), mais c’est bien à l’âge mûr que je réalise mon rêve.
Report : SEB 747 – Photos portables prises de la foule
C’est vous dire à quel point ce concert est important pour moi et à quel point je n’ai pas le droit de le rater. En plus, pour la petite histoire, il y a quelques années, nous devions nous rendre à Lyon pour aller voir HAMMERFALL seulement ma voiture n’avait pas voulu suivre et était tombée en panne sur l’autoroute. Grosse galère, retour en taxi et… adieu le concert. Dur dur la vie de rockeurs. Je n’ai pas eu l’opportunité de revoir les Scandinaves depuis ce jour maudit et je me fais une joie de les voir ce soir et surtout avec leur groupe de première partie : les Anglais de TAILGUNNER, un petit groupe qui monte. D’ailleurs, le rédac-chef en est fou et sur ce coup-là, il est un peu jaloux de nous. Bah, il se rattrapera une prochaine fois !
Afin d’éviter les éventuels bouchons (pas lyonnais mais helvétiques), nous partons de bonne heure, sous un soleil radieux. Comme je n’ai pas envie de revivre notre ancienne mésaventure, je laisse à mon copain Steve le soin de prendre le volant. En plus, ce gars est un GPS vivant donc je ne m’inquiète pas pour le trajet. Malgré le monde sur la route, nous arrivons sur place un peu en avance et nous trouvons – non sans difficultés – une place pour nous garer. Heureusement que nous sommes partis de bonne heure ! Du coup, nous visitons un peu Lausanne by night puis direction les Docks.
Une petite queue nous attend devant la porte avant l’ouverture. Composée de fans à la chevelure plus ou moins clairsemée, voire même aucune, elle semble confirmer que le public de ce soir n’est pas né de la dernière pluie.

Comme vous le savez sûrement, l’heure c’est l’heure en Suisse, et l’ouverture des portes se fait à la minute près. Nous entrons dans l’antre de la bête et, le début des concerts étant annoncé pour 20h30, j’en profite pour flâner un peu devant le stand de merch’. Je découvre les différents goodies des deux groupes à des tarifs malheureusement un peu trop élevés pour ma bourse.
Il est 20h15 lorsque les lumières se font pâles, c’est le début avant l’heure. Eddie MARIOTTI, le batteur, a à peine mis les pieds sur scène qu’il commence déjà à haranguer la foule, suivi du type du merch’ qui filme l’entrée des artistes. Les autres musiciens déboulent en courant pendant que le batteur s’installe derrière son kit orné de la pochette du futur LP de TAILGUNNER, « Midnight Blitz » (avis aux amateurs, il sort début février !). Le bassiste Tom HEWSON, le guitariste Zach SALVINI et la nouvelle venue, la guitariste Jara SOLIS (du groupe HUNGER) qui remplace sur le début de la tournée Rhea THOMPSON, souffrante, sont eux aussi à fond et invectivent le public avant que le chanteur Craig CAIRNS n’entame le set tambour battant.







A tel point que je trouve le son trop fort. Les lumières stroboscopes et vertes sur les trois premiers titres semblent donner du mal aux photographes et me dérangent un peu. Avec le son ultra puissant, c’est presque trop pour moi. Je dois être trop vieux comme dirait TED NUGENT.
En tout cas, on sent un groupe motivé. Il vient, la veille, d’entamer une tournée longue comme le bras ; tournée qui va les tenir occupés pendant une bonne partie de l’année. La scène étant relativement profonde, les musiciens peuvent courir de partout le long de la scène malgré l’imposant matériel de HAMMERFALL, caché comme d’habitude sous des grandes bâches.

Avec une énergie communicative et un enthousiasme plus que palpable, les Britanniques de TAILGUNNER enflamment rapidement la foule. 20 minutes plus tard, ils quittent déjà la scène pour revenir deux minutes après sous les hourras des Lausannois toujours aussi motivés.
Après nous avoir distillés des titres de leur premier album et des titres inédits, il est temps de clore le set et de laisser la place aux vedettes du soir. C’était un très bon set avec des morceaux bien pêchus qui ont déboîté les nuques. Le groupe était à fond et n’a eu de cesse d’interpeller le public en n’hésitant pas à le faire participer aux chœurs de leurs chansons.

Il est temps de faire une petite pause fraîcheur avant d’assister à la prestation de nos copains suédois… en espérant que le son et les lumières se soient améliorés. Il est 20h28 lorsque retentit dans les Docks le « 2 Minutes to Midnight », d’une certaine Vierge de Fer. Tiens… comme par hasard… HAMMERFALL est annoncé pour 20h30.
Evidemment, deux minutes plus tard, nos amis scandinaves débarquent sur scène avec en tête Pontus NORGREN, le brun guitariste, Oscar DRONJAK, le blond guitariste fondateur. David WALLIN et son impressionnant kit de batterie complètent la section rythmique avec Fredrik LARSSON derrière sa basse. Joacim CANS juché sur les escaliers du décor est déjà ultra motivé en entamant le chant de « Avenge the Fallen », tiré de leur dernier LP éponyme sorti il y a deux ans déjà.





Après avoir confirmé avec « Heading the Call » et l’excellent « Any Means Necessary », le chanteur parle pour la première fois au public. « C’est notre première fois à Lausanne », nous dit-il. « Nous allons vous jouer des morceaux connus et quelques nouveautés ». Le public est évidemment ravi et boit ses paroles. C’est le moment pour les Suédois de continuer à enfoncer le clou avec le marteau en démarrant les hits.
« Hammer of Dawn » voit Oscar sortir sa guitare en forme de marteau, puis on enchaîne avec « Freedom » une autre nouveauté de 2024, suivi d’un vieux titre « Renegade » de toute beauté. « Il est temps de lever le poing gauche », nous demande Joacim avant d’entamer le majestueux « Hammer High ». Les titres s’enchaînent les uns derrière les autres. Des anciens « Last Man Standing », « Fury of the Wild » et même un petit medley. Que ce soit Oscar, Pontus, ou Fredrik, les cordistes n’arrêtent pas de faire des allers-retours tout le long de la scène et n’hésitent pas à s’approcher au plus près des spectateurs pendant que David, qui frappe comme un sourd, continue de distribuer des rythmes Heavy faisant trembler les murs des Docks.

Ils sont tous à fond derrière Joacim qui semble avoir du mal à croire l’engouement du public. « What do you say if i say Hammer ? », demande une fois de plus Joacim. « FALL !!!! », répond en chœur le public. « Yes, you say Fall, so Let the Hammer Fall ! ». Et voilà que l’ambiance monte d’un cran avec ce titre. Le public devient fou, ce qui ravit les musiciens. Même des pogos commencent à se propager. C’est presque incroyable en Suisse.
Le titre terminé, Joacim présente les musiciens. D’abord David qui se lève derrière ses fûts et donne un tout petit coup de grosse caisse, puis se rassied. Le chanteur se marre et présente Fredrick. « Fait nous un petit son », lui demande t’il. Et on a droit à un petit son de basse très court. Joacim présente ensuite Pontus et lui demande un petit riff. « Attention, tu n’as droit qu’à 2 secondes ». Celui-ci s’exécute en rigolant, puis c’est au tour d’Oscar d’être présenté. « The One and only best guitarist of the world », nous dit le chanteur. Oscar arrive sur scène et reçoit une grosse ovation du public. Le guitariste n’ayant pas son instrument sur lui, c’est un roadie qui fait le riff, sous les éclats de rire des musiciens. Puis, le chanteur se présente « Je suis le chanteur de HAMMERFALL et j’en suis fier. Je m’appelle Joacim CANS. ». Grande ovation du public.







On continue ensuite de plier le game avec l’incontournable « (We make) Sweden Rock ». C’est sur ce dernier titre que le groupe quitte la scène. Le public hurle « HAMMERFALL ! HAMMERFALL ! HAMMERFALL ! HAMMERFALL ! » et le groupe revient sur les planches sous les hurlements et les ovations des spectateurs pour nous jouer l’indispensable « Hail to the King ». A la fin du titre, le chanteur remercie le public de son enthousiasme. « Hier, nous étions à Pratteln et c’était complet. Mais ce soir, ce n’est peut-être pas complet, mais vous êtes le meilleur public ! ». Evidemment lorsqu’on connaît un temps soit peu l’histoire de la Suisse, cette affirmation fait des heureux dans la salle.
« Est-ce que vous voulez une histoire me concernant où vous voulez un autre morceau ? », continue t’il. Oscar, Pontus, Fredrik font non et le public réclame un nouveau titre, mais le chanteur insiste « Une histoire ? Non ? Un nouveau titre ? Si mon chanteur préféré ne faisait que parler, je le détesterais. Alors, allez -y, huez-moi ! », dit-il en rigolant pendant que les spectateurs s’exécutent sous les éclats de rire. Les Suédois attaquent « Hearts on Fire » pour conclure le set qui voit Joacim descendre de scène devant le crash barrière pour chanter au plus près du public pendant qu’Oscar finit torse nu à genoux sur la scène.

2h15 après le premier morceau et c’est la fin. Les musiciens saluent leur public et quittent la scène. Cela faisait 4 mois que j’attendais ce moment, de pouvoir revenir en concert. J’ai assisté ce soir à un show carré de TAILGUNNER et à un spectacle millimétré de HAMMERFALL.
Le public se rue sur le stand de merch’ pour dévaliser les goodies des groupes et faire une photo avec les TAILGUNNER qui se prêtent volontiers aux selfies. Malheureusement nous n’aurons pas le temps de voir les Suédois, parce que, contrairement à mon copain Steve, je bosse le lendemain et que je préfère ne pas trop traîner si je veux être en forme demain. Un grand merci aux Docks pour ces accréditations et pour cette belle affiche !
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