Vendredi 06 février 2026 à Saint-Etienne (Loire)

Report et Photos : YVAN ANHELL SHOOT TO ETERNITY
Vendredi soir est une soirée qui se veut immanquable pour les 20 ans du label KICKIN RECORDS. C’est la première date sur une dizaine de programmées pour fêter cet anniversaire. C’est également une première pour moi aussi puisque je découvre Le Fil de Saint-Etienne, une salle qui se révèle très conviviale et à taille humaine.

Et ce sont les locaux de NOT SCIENTISTS qui vont ouvrir ce bal Punk. C’est un groupe d’Indie Rock né en 2013 des cendres encore incandescentes d’UNCOMMONMENFROMMARS, groupe majeur de la scène Punk Rock française des années 90. Ce quatuor a 12 ans d’existence et malgré cette longévité, ils n’ont encore jamais joué à Saint-Etienne.
Un intro démarre avec des sons au style New Wave Punk. Ce sont des sonorités que l’on retrouvera tout le concert. Le groupe est emmené par l’ancien chanteur des UNCOMMONMEN à la guitare et au chant, et Basile à la batterie qui sont les deux membres fondateurs restant. Ils sont accompagnés de Frederico à la guitare et de Tatane à la basse.






Les NO SCIENTISTS sont en tournée cet hiver mais on les retrouvera aussi sur la main stage du Hellfest le dimanche (aux cotés de THE HIVES ou de OFFSPRINGS).
Pendant 50 minutes, le quatuor va nous délivrer un set très énergique. Tout ça me laisse présager une bonne soirée.
Entre les deux groupes, l’avancée de scène est devenue une annexe du bar : des pichets et des écocups sont alignés en file indienne. Bon, il va y avoir quand même quelques accidents de parcours qui vont rendre cette avancée de scène bien imbibée…

Le second groupe, VULGAIRES MACHINS, tout droit venu du Québec et ayant atterrit la veille, poursuit la soirée. Les pedalboards sont fixés sur des bouts de carton, c’est Rock n’Roll. Mais, comme nous dit le gratteux, ça fait le taff.
Ils font un Punk Rock canadien dénonçant la société de consommation et le capitalisme. Guillaume, à la guitare et au chant invite le public à aller au « stand de marchandises », comme il aime si bien le dire, pour soutenir le groupe. L’accent québécois est bien présent sur tous les morceaux chantés en français, à l’exception d’un morceau sur lequel il chambre le public et indique s’adapter pour qu’on comprenne bien les paroles.
Le chant est partagé entre les deux guitaristes et j’apprends que ce soir, c’est le premier concert avec leur claviériste.





Pendant leurs 50 minutes de show, ils vont nous faire une setlist de 15 morceaux où leur dernier album « Contempler l’abime » (octobre 2025) est bien représenté puisque 5 titres seront joués en live ce soir. Ce qui est marrant, c’est que ces morceaux sont positionnés exactement au même rang que sur l’album, soit les 2 premiers morceaux et les 3 derniers.
SetList : « Terminé le fun / Om mani padme hum », « Être un comme », « Asile », « OK« , « On continue », « Triple meurtre et suicide raté », « Le mythe de la démocratie », « Tout recommence », « Compter les corps », « Puits sans fond », « Libérer la foudre », « Faire sécession », « Me croire seul à me croire inutile ».

C’est maintenant au tour des SHERIFF, groupe qui n’a de cesse de tourner ces derniers temps, de monter sur scène. Et ils attaquent dans un Fil en fusion. Il y a une énergie de fou ! Certains dans le public montent sur l’avancée de scène pour se jeter dans la foule au milieu des pogos. Et c’est dans cette ambiance de feu non pas sous un soleil de plomb mais bien à la chaleur des amplis, que le concert va se dérouler. Il y a une totale interaction entre LES SHERIFF et le public. Olivier n’a pas perdu sa voix, même après toutes ces années.
Les tubes y passent les uns après les autres. Olivier enchaine 4 morceaux puis le groupe reprend de plus belle et ainsi de suite.









« Tout le temps pareil », « Fanatique de télé », « A coup de batte de base-ball » le morceau qui n’a jamais changé de place depuis qu’il est dans la set ainsi que le chanteur se plaît à le rappeler, puis « Bon à rien » entament la première salve. Ils sont suivis de « Soleil de Plomb », « Arrête d’aboyer », « Pas de doute », « Je veux savoir pourquoi », puis de « Ça fait mal », « Pour le meilleur et pour le pire », « Loin du chaos », « Je suis pas menteur ». C’est ensuite au tour de « A la chaleur des missiles », « Ne fais pas cette tête-là », « Jusqu’au bout » et « A Montpellier » en hommage à la ville natale d’Olivier. « Que pasa aqui ? », « Condamné à brûler », « Les 2 doigts dans la prise » et « 3, 2, 1… Zéro » tiennent le public avec une maîtrise de la scène de haute volée juste avant le rappel.
Le public est en transe pour « Pile ou face », « Attention à toi », « Panik (à Daytona Beach) » et « Jouer avec le feu ».

On pense que c’est fini mais des gars crient « La saga des SHERIFFS ! » et Olivier indique ne pas pouvoir quitter la scène sans avoir jouer ce morceau. Et c’est parti pour un deuxième rappel de deux titres avec « La saga des SHERIFF et « Non ! Non ! Non ! » dans un Fil en ébullition.
Le groupe devait normalement jouer 1 heure mais LES SHERIFF joueront allégrement 1h20 en faisant 2 rappels et quand même 27 morceaux sans jamais faiblir, que ce soit derrière les fûts ou au niveau des coups de médiator.
Petit bémol – si on cherche à en trouver un – sur la setlist, il y avait bien écrit un morceau de plus, en l’occurrence « Du Rock n’Roll dans ma bagnole », mais il est déjà minuit passé et cela sonne l’extinction des watts.

Le groupe a tout donné et a offert une sacrée prestation au public stéphanois. Et à voir tous les visages qui affichent un large sourire, le message est passé 5 sur 5.
Après le show, on retrouvera certains membres au stand merch’. Même après toutes ces années à tourner, LES SHERIFF reste un groupe plein de sympathie pour son public et ça c’est vraiment cool.
Il est maintenant 1h du mat’ et il me faut penser à rentrer parce que j’ai pas mal de route. A vrai dire, j’ai été tellement emballé par ce concert que dès le lendemain, j’ai repris la route pour remettre ça au Barakason de Thônex (à côté de Genève) avec en guise de B.O. « Du Rock n’Roll dans ma bagnole » en croisant les doigts pour qu’il joue ce morceau ce soir en live !
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