Vendredi 27 février 2026 à Villeurbanne (Rhône)

Report et Photos By TI RICKOU
Bon, je crois que je retourne à Lyon ce soir… Et non, ce n’est pas au Rock n’Eat ! Cette fois-ci, c’est au Transbordeur et c’est le concert de ROYAL REPUBLIC. Eh oui, ROYAL REPUBLIC ! J’ai un putain de bol, moi. Toujours dans les bons coups. Bon, je les ai déjà vu en Suisse et après la baffe que j’avais pris, je ne veux pas les louper.
Bon, les filles, dès que j’ai la réponse pour l’accred’, on prend des places et vous venez avec moi. Sauf que le temps que je reçoive la validation d’accred’, le concert est complet de chez complet. Plus de place, c’est full. Je crois que ma chérie à moi va pleurer….
Du coup, c’est (un peu, faut pas exagérer quand même) la mort dans l’âme que je prends la route en direction du Transbordeur. Je me gare finger in the nose et je je me retrouve en avance devant la salle. C’est bizarre, ce soir il n’y a pas des masses de copains… Les pauvres, ils ne savent pas ce qu’ils vont louper.

Ce soir, il y a un groupe de première partie. Encore une fois, j’ai bien bossé mon dossier, moi. Je me console quand je me rends compte qu’il n’y a pas que pour moi qu’ils sont inconnus. A première vue, c’est du Rock alternatif moderne. Comme ça commence, je vais être fixé très vite.
Eh oui, les Allemands de THE INTERSPHERE font bien dans le Rock, Prog’ Metal moderne.
Déjà, c’est en chant clair et la voix est cool, ça joue bien, c’est plutôt bien fait. Après, les musiciens manquent pas mal de charisme et surtout, après deux ou trois morceaux, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour.
Ne vous méprenez pas, ce n’est pas désagréable et on a connu bien pire en groupe de première partie mais c’est un groupe dont je ne pense pas me rappeler d’ici deux mois.
Allez, pause miam-miam… ou pas car même avec deux food-trucks présents ce soir, il y a des queues de malade pour commander et récupérer sa commande. Ca risque d’être short pour pas louper le début de ROYAL REPUBLIC, surtout que je n’ai l’autorisation de photographier que les trois premiers morceaux… et que les morceaux de ROYAL REPUBLIC ne font pas 12 minutes ! Donc, on verra plus tard pour manger, je ne prends pas le risque.

Je retourne dans la salle et là, je suis heureux qu’il y ait des crash barrières car j’ai rarement vu cette salle pleine comme ça. Même les gradins sont bien compacts et le public est aux taquets. Bizarre d’ailleurs ce public… c’est un public très Taratata (l’émission, pas le morceau !).
Allez la musique de fond stoppe et c’est parti ! Les ROYAL REPUBLIC déboulent sur scène et d’entrée ça démarre sur les chapeaux de roue. Les Suédois arrivent tous en perfecto, comme des putains de guerriers du Rock qu’ils sont. Dès le début, ils sont à donf’ et la grosse distribution de baffes musicales commence.
Les lights sont top et tous les instruments, les guitares, la basse, le clavier et la batterie, sont lumineux. Le son est top et le public aux taquets.

« My House » puis « LoveCop » ouvrent le set. Et les gens partent au quart de tour. D’entrée, l’ambiance est terrible. Ca chante, ça danse, ça saute. Là-haut sur la scène, les musicos se donnent sans compter et ça matche grave avec le public. Les morceaux s’enchaînent, les tubes aussi. On a droit à des speeches délires entre les morceaux. C’est un humour bon enfant.
Tiens, coupure de courant… euh non, en fait les zicos délaissent leurs instruments, sauf le chanteur qui prend une guitare acoustique. Ils vont nous interpréter un morceau façon a capella. « Boomerang ». Superbe. Ils enchaînent avec un cover du « Stayin’ Alive » des BEE GEES et du « Venus » de SHOCKING BLUE.








Après, ADAM GRAHN descend dans la foule et va jusqu’aux gradins. C’est au milieu du public qu’il continue à parler et il fait se présenter un spectateur à qui il fait reprendre le refrain. Moment de partage intense avec le public. Eh oui les gars, ROYAL REPUBLIC, ce ne sont pas que des putains de tubes, c’est aussi un putain de groupe de showmen qui, en plus, sont bienveillants avec le public.
Ils nous font des morceaux plus calmes pour qu’on récupère et direct dans la foulée, ça repart en mode kangourous magiques avec un morceau que j’adore : « Tommy-Gun » ! Le groupe saute partout, se roule par terre. Ces mecs sont des vrais dingues, et moi j’adore les dingues comme ça !

Le temps passe à toute vitesse, j’ai perdu le fil des morceaux et c’est déjà le rappel. Oui, on en reveut du ROYAL REPUBLIC ! Le public lyonnais est déchaîné. Ca tape des pieds dans les gradins, ça scande « ROYAL REPUBLIC » avec une ferveur incroyable. Et c’est reparti !
Il y en a dans le public qui vont se demander ce qui se passe car le groupe nous fait un petit cover de « Battery » de METALLICA. Le méchant électrochoc pour certains !
Bien-sûr, un set sans « Rata-tata », ce n’est juste pas possible. Et à quelle version on a droit ce soir ! Les kangourous déchaînés sont de retour (les kinés vont avoir du taff demain !). J’hallucine, cette salle surchauffée à blanc qui reprend « Rata-tata » à tue-tête, c’est magnifique, magique. Qui a dit que le public lyonnais était froid ?
ADAM GRAHN finit le concert en Marcel, trempé de sueur. Deux petits morceaux en plus et c’est fini.

Ouah, c’était juste terrible ! Encore une fois, ce groupe est juste énorme et c’est encore plus vrai en Live. Pour ma part, je pense que c’est le meilleur groupe de Live en ce moment. Après, pour les grincheux qui disent que ce n’est pas du Hard et taratati taratata, ils me rappellent les copains qui ne voulaient pas venir avec moi voir QUEEN parce que ce n’était pas assez Hard Rock. Il y en a qui ont dû se les mordre très fort quelques années plus tard. La comparaison avec QUEEN n’est pas anecdotique car ROYAL REPUBLIC est aussi à part, novateur, avec un chanteur extraverti au possible sur scène. Mais, je le redis, tout le groupe est à fond et dans le même délire. En plus, eux, ils reprennent du METALLICA !
Bref, je suis KO. KO mais heureux, vidé mais heureux. Désolé pour ceux qui n’ont pas pu avoir de place mais pour ceux qui n’ont pas voulu venir, c’était un concert à ne louper en aucun cas. Je pense – sans vraiment prendre de risques – que c’est dans les dernières fois qu’on les verra jouer dans une salle de cette capacité. Je suis persuadé que dans quelques années, c’est dans des stades que sera leur place !
Merci à Live Nation pour ce putain de concert. Ce soir, un groupe est monté sur scène et une légende en est descendue. Long Live ROYAL REPUBLIC !
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