SCAVENGER + STAR RIDER au Rock n’Eat

C’est en famille que j’ai décidé d’aller ce samedi soir au Rock n’ Eat pour voir un concert. Celui des groupes SCAVENGER, STAR RIDER et FUNKY VOID. Même si je connais bien le trajet, je pars pas trop tard, histoire de trouver facilement de la place. La route se passe plutôt bien sans trop de fous sur la route malgré quelques bouchons lyonnais (normal). En revanche, arrivée un peu rocambolesque. Le chemin qui doit me faire arriver à deux mètres de la salle est fermé. Du coup, il faut passer par derrière et espérer pouvoir se garer pas trop loin. Heureusement pour nous, l’heure à laquelle nous arrivons n’étant pas l’heure de pointe, nous trouvons une place pas trop loin. Ouf !

A peine entrés dans la salle, c’est un brouhaha intense qui nous accueille. Ca veut dire que le public sera nombreux ce soir. Bon, d’accord, c’est entrée libre, mais tout de même ! Avant le début, nous en profitons pour taper la discute avec CHARLY, le guitariste de STAR RIDER et avec les copains qui arrivent au fur et à mesure.

20h30 et c’est le début de FUNKY VOID. Dès la première chanson, j’ai le sentiment d’écouter un groupe de la fin 70s, début des années 80, qui mélange aisément PENTAGRAM et JUDAS PRIEST.

C’est un trio qui vient à peine de démarrer et qui n’a que très peu joué sur scène. Ca se voit mais ce n’est pas si dérangeant que ça pourrait le paraître car d’une part il faut bien commencer un jour et qu’en plus, ils ont une bonne attitude et une bonne musique… même si ça pêche un peu au niveau du chant.

Les morceaux sont bons quoiqu’un peu longs. Ils finissent leur set sur un cover de HAWKWIND, le bien nommé “Funky Void”.

Petite pause rafraîchissement pour les trois quarts des spectateurs avant le set très attendu de STAR RIDER. Et je ne suis pas le seul car lorsque je reviens devant la scène, il y a beaucoup de monde qui attend la venue des Grenoblois. Tout le groupe s’agite sur la scène pendant le changement ; chacun réglant ses instruments pendant la balance. LEATHER DEATH s’inquiète de l’heure. Il est content lorsque nous lui annonçons qu’il est en avance. LIZZY installe son kit, ALEX fait vrombir sa basse, CHARLIE sa guitare.

KIM arrive et annonce dans son micro : « Est-ce que vous voulez du Rock ? On fait pas ça. Barrez-vous ! ». Il fait bien rire le public sur ce coup-là. Original pour une balance.

Le groupe disparaît puis, à 21h25, une petite intro démarre, le batteur s’installe derrière ses fûts, suivi de près par les gratteux, basse et guitares. Et c’est parti pour « Outta Time » avec un KIM survolté. Après un « Bonsoir, on est STAR RIDER », l’implacable machine continue sa marche en avant avec des hits en veux-tu, en voilà.

« On Strike » continue le set suivi de « Résistance », un morceau qui a le don de mettre le public en feu. Et que dire de leur morceau en français, « Angle mort » ?

Le set est intense et les spectateurs deviennent un peu intenables en faisant régulièrement du stage diving, gênant un tant soit peu les musiciens.

Les titres font leur boulot et nous avons même droit à un inédit qui a de faux airs de la Vierge de Fer et qui porte le doux nom de « Run you Mohican ». Il y a de fortes chances que ce soit un futur incontournable en Live.

« Pour le prochain, je vais avoir besoin d’aide », nous dit KIM. Et il fait monter TINE LUCIFERA, la chanteuse de SCAVENGER pour un superbe cover « Detroit Rock City » de KISS. Evidemment, il fallait s’y attendre, le public se déchaîne et le fameux retrait stratégique s’impose.

Pour la dernière, « Rock Muscle », nous avons droit à un duel de guitare sur la fin très cool. « Bon, vous vous en doutez, on en fait une autre », nous dit KIM. Et c’est avec un intense « Too Fast to Die » et un nouvel invité surprise que le groupe clos son set.

Une fois encore, ils ont mis le feu.

Re-pause fraîcheur en attendant les Flamands de SCAVENGER. Lorsque je découvre le groupe en train de faire ses balances, je me rends compte qu’il est pour le moins atypique. KEVIN DEMESMAEKER, guitariste de son état et présent depuis la nouvelle formation, a de faux airs d’un Gaulois qui serait sorti tout droit de chez ASTERIX et OBELIX. VINCENT DE LAAT, le bassiste, casquette vissée sur la tête a une barbe grise à faire pâlir mon copain STEVE*74. Le guitariste VINCE BRADLEY est le beau gosse du groupe. GABRIEL DESCHAMPS, le batteur, est le seul musicos aux multi-groupes. TINE, quant à elle, a beau être de petite taille, elle a tout d’une grande.

Alors que le groupe semble prêt pour le show, il semble qu’ils aient un problème d’ordinateur puisque l’intro prévue ne démarre pas. Qu’à cela ne tienne, ils vont devoir faire sans. Et ça démarre d’entrée par un cri de TINE : « Llllllyyyyyyoooonnnn !!!! ». Nous voilà donc plongés dans leurs univers. Un Heavy Metal des familles teinté fortement de Hard Rock. Je constate que c’est pendant le deuxième titre de la soirée, l’excellent « Nosferatu » que le public commence à arriver de l’arrière salle. CHARLY de STAR RIDER et ses copains de jeu, sont devant la scène, à fond derrière le groupe.

« Are you ready for an Heavy Metal party ? », demande la chanteuse aux longs cheveux blonds. Elle nous annonce que c’est la première fois qu’ils viennent à Lyon et qu’ils en sont ravis. Ben, nous aussi. Et on continue le pilonnage avec « Watchout » avant de se préparer à la bagarre, comme nous le dit TINE, avec « Streetfighter ».

Malgré, comme souvent, le manque de luminosité, le set se déroule parfaitement. Il y a même des jets de fumigènes devant la scène. « Pour le prochain titre, j’ai besoin de vous », nous dit la chanteuse. « Je vais dire un mot et vous allez le répéter ». Et c’est sur « Red Hot » que le public est appelé à participer, ce qu’il fait bien volontiers.

Même si les titres qui défilent semblent, pour moi, un peu se ressembler, ils sont interprétés avec vigueur et conviction et le public est séduit. C’est avec le morceau « Into the Fire » et son duo avec KIM, le chanteur de STAR RIDER que l’ambiance monte encore d’un cran. C’est un peu un retour à l’envoyeur mais toujours dans un esprit de camaraderie qui sied bien aux deux groupes.

SCAVENGER continue à enchaîner les titres, ne laissant pas la fosse respirer. De toute façon, le public est complètement déchaîné.

Sur le dernier titre « Crystal Light », TINE remercie STAR RIDER du week-end passé et le Rock n’Eat pour son accueil et fait carrément un stage diving. « You are Amazing !!! », dit-elle une fois de retour sur les planches. « A la prochaine ». En français dans le texte. Et voilà, c’est terminé.

Seulement, le public ne veut pas en rester là et réclame un autre titre. VINCE prend la parole et annonce qu’ils n’ont plus de titres en stock mais qu’ils peuvent en refaire un. Et c’est « Into the Fire » qui est de nouveau joué. Et en invités, nous avons non seulement KIM, mais tous les membres de STAR RIDER sur scène. Ce morceau un peu « bordélique » sur scène a le don de mettre le feu à la fosse et voit VINCE faire à son sort un peu de stage diving tout en continuant à jouer.

Et voilà, c’est définitivement la fin.

En conclusion, je dirais que FUNKY VOID a fait le job, que STAR RIDER a plié le game et que SCAVENGER a séduit un public qui n’avait d’yeux au départ que pour les Grenoblois.

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