VERTEX au Brin de Zinc

Ce soir au Brin de Zinc, ça devait être une soirée Rock Prog’. Tu parles ! Dès les premières secondes, VERTEX te colle un uppercut Metalcore technique façon chantier naval sous stroboscope. Moi, j’y entends du TOOL sous amphétamines, les potes jurent que ça sent le MESHUGGAH et le PRIMUS. Bref, c’est du solide, du dense, du qui-ne-te-laisse-pas-respirer.

Pour rappel, VERTEX, c’est un groupe stéphano-lyonnais formé en 2018, nourri de projets aussi variés que BOTTLE NEXT (Hard Folk), ÇA (Math Rock), SHELTER (fusion radioactive) ou NP SNOW (techno). Leur musique, ils la décrivent comme organique et sans compromis. Ils sont quatre – Maxence à la guitare, Pierre à la batterie, Michael à la basse et Jean-Christophe au chant – et ils revendiquent haut et fort être des punks qui jouent du Metal.

Et franchement, ça colle : structures complexes, changements de tempo brutaux, intensité permanente, tout y est. En rentrant, je vais me plonger dans leur discographie, un EP « Scalable » en 2019 et un premier album « The Purest Light » en 2025.

Et je vous le dis : en live, c’est une distribution de baffes Math Metal bien senties !

Pour un jeudi, 70 personnes tassées dans le Brin de Zinc, c’est presque un exploit. Le public est plutôt dans la trentaine, donc assez vieux pour avoir mal au dos et assez jeunes pour faire semblant que non (pas la tête !). Ça remue sévère sur scène : la basse claque, la batterie découpe, la guitare tisse des patterns mathcore labyrinthiques, et le chant vient poser une couche abrasive par-dessus.

Le son est fort, propre. C’est pile ce qu’il faut pour sentir les impacts dans les côtes sans que les tympans se mettent en grève. C’est audible mais, par sécurité, j’ai quand même mis mes bouchons d’oreilles. Côté lumière, c’est assez sombre avec de la fumée. Bon courage Bérénice pour les photos !  

Ils demandent qui les a vus au Plane’R Fest : quatre ou cinq mains se lèvent. C’est déjà ça.

Au début, j’étais un peu en mode “OK, c’est technique, mais je ne capte pas encore le délire”. Et évidemment, quand je commence enfin à rentrer dedans… c’est la fin. VERTEX, c’est le genre de groupe qui te déstabilise avant de t’embarquer, quoi.

Sur les derniers morceaux, la salle que j’avais trouvé, somme toute, assez calme se met à brasser sévère. On a même une espèce de circle pit qui se forme au milieu des pogos. Moi, je ne suis pas fou, j’ai reculé pour protéger ma bière et mes côtes.

Une heure de set, pas une seconde de répit.

A la fin, le chanteur lâche : « On se voit au merch’ après. Soutenez nos trucs plutôt que d’acheter du RAMMSTEIN à 60 balles. ». La salle applaudit. Evidemment.

Sur la table du merch’, il y a des chouettes dessins de Farzaneh HOSSEINI, une plasticienne iranienne de Téhéran. Pas le genre de goodies qu’on voit partout. Ca fait plaisir.

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