BURNING WITCHES + HAMMER KING au Rock n’Eat

Pour le coup, les semaines se suivent et se ressemblent. Encore une fois, ce soir c’est non seulement destination Lyon mais aussi destination le Rock n’Eat car c’est là que ça se passe. Tiens c’est bizarre, ça me rappelle la semaine dernière.

De toute façon, cette fois-ci, il n’y a pas de choix possible, c’est soit Lyon soit je ne les vois pas. Et là, louper cette affiche, j’aurais quand même bien les boules. HAMMER KING, j’adore, et les filles de BURNING WITCHES, ben leur album (sorti l’année dernière) était dans mes 10 albums préférés de l’année !

Dès l’arrivée, je me rends compte que là, il va vraiment y avoir du monde. Même en étant arrivé de bonne heure, je me retrouve sans une salle déjà bien remplie. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va être coton pour les photos. Bon, en même temps, je m’y attendais quand même… C’est totalement le concert piège : s’ils jouent dans une grande salle, ça ne va pas remplir mais s’ils jouent dans une salle plus petite, ça va être blindé. CQFD. Mais comme on dirait dans une chanson : « Ils sont venus, ils sont tous là », les Stéphanois, les Dijonnais, les Grenoblois, les Valentinois. Il y a même des Suisses et… des Lyonnais ! Et surtout énormément de copains et de copines dont certains que je n’avais pas vus depuis bien longtemps.

Alors, c’est marrant ce soir, il y a 3 catégories de personnes : premièrement ceux qui sont venus pour la tête d’affiche, les filles de BURNING WITCHES (pas mal de T-shirts ont été achetés d’entrée et aussitôt enfilés), deuxièmement, ceux qui n’en ont rien à faire de BURNING WITCHES et qui sont là pour la première partie, HAMMER KING. Eux aussi, ont vendu pas mal de T-Shirts. Troisièmement, ceux qui ont vus de la lumière et sont entrer. Nan, je déconne, il y en a aussi qui sont venus pour voir les deux groupes. C’est vrai que ce soir on a droit à une affiche bien équilibrée dans des styles pas si éloignés que ça.

Bon, c’est mon copain Cyril qui va être content : je ne vais pas parler de nourriture vu que je ne m’arrête pas manger. Je suis bien trop occupé à essayer de me frayer un chemin pour me positionner pour les photos. En priant très fortement les Dieux du Hard Rock pour qu’il y ait un peu de lights.

Les gens commencent à se rassembler devant la scène, sauf bien-sûr les allergiques au Power Metal (Ca y est, j’ai perdu mon copain Serge !). Et c’est parti ! Alors oui, HAMMER KING, ben c’est la bagarre. Pour ceux qui ne connaissent pas, on est dans du vrai Power Metal Heroic. Bref, des morceaux pour aller à la guerre ou à la taverne et chanter à tue-tête. Le groupe y va à fond dans le cliché avec un porteur du marteau, des musiciens en armure. Ils sont en mode « les freins, c’est pour les lâches ». En plus, ils font participer le public en le faisant chanter. Et en français, je vous prie, c’est ça d’être Suisse Allemand et d’avoir appris le français à l’école. Il n’y a pas à dire, quand tu joues en France, ça aide pour la communication.

Et ça fonctionne du feu de Dieu, le public réagit comme un seul homme. Le son est bon quand on est devant, les lumières sont acceptables et leur setlist est mega efficace. OK, moi je suis bon public, j’adore ce style, surtout quand c’est fait comme ça. Ils sont là pour jouer et ils y vont à fond.

Seuls bémols, un je trouve ça trop court, et deux, à première vue quand on s’éloignait, le son était beaucoup moins bien.   

Il est l’heure de la pause rafraichissement. Je peux papoter avec tous les copains qui ont aimé et je retrouve ceux qui reviennent de l’autoroute où ils ont hésité à se jeter. A signaler que rapidement après le show, le groupe est venu à son stand merch’ pour signer des autographes et faire des photos. Un stand bien pris d’assaut d’ailleurs. Petit bémol là-aussi : même si pour certains c’est devenu la norme, je trouve quand même que 35 balles un T-Shirt, c’est franchement pas donné.

Bon, je ne vais pas avoir beaucoup de temps car le roulement a déjà commencé. En effet, à peine le show d’HAMMER KING terminé que les fans de BURNING WITCHES se sont mis en place devant la scène. Là, je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va être coton. Alors je fais comme les copains, j’essaie de me faufiler… Je trouve un petit coin à gauche de la scène, c’est cool… sauf que le staff du groupe m’explique que je ne peux pas rester là car les filles montent et descendent souvent. Oups. Le public est aux taquets. Il y en a même un qui a acheté une peluche pour l’offrir aux filles. Bon on est d’accord, là il y a son pesant de testostérone dans les 12 premiers rangs.

Ca y est les filles débarquent sur scène, elles ne sont pas là pour faire du tricot ni enfiler des perles. Elles aussi y vont à donf’. J’ai l’impression autour de moi d’être dans un dessin animé de TEX AVERY, je vois des langues de loups partout. Il faut reconnaitre qu’elles sont habillées bien sexy. Et qui suis-je pour leur jeter la pierre ?

Au niveau lumières, je suis content, ce n’est pas là qu’il y a un problème. Le problème vient du son. Autant j’adore ce que les BURNING WITCHES font sur album, autant là ce soir, ça ne le fait pas vraiment. Elles pratiquent un style où le son est mega important car effectivement quand ça ne va pas, la voix parait vraiment criarde et la musique elle, est presque en saturation. Mais bon, elles n’y sont pas pour grand-chose dans cette histoire.

A part ça, elles font vraiment le taff. Elles bougent pas mal mais après c’est limité par rapport à la taille de la scène, comme ça l’a été pour leurs copains du groupe d’avant. Allez, j’avoue, j’ai vraiment du mal à rester concentré. J’ai mal à mes oreilles. Si, si, c’est possible. En plus, le milieu du set n’est pas forcément fait pour me garder. La fin sera à nouveau plus efficace.

Bref, je suis content de les avoir vues mais je m’en vais ré-écouter leur dernier album. C’est bizarre d’avoir autant aimé un album et de ne pas avoir kiffé plus que ça à l’entendre en live. A revoir dans d’autres conditions.

Allez, je suis vraiment crevé. Je dis au revoir juste aux copains sur ma route et oups, je ne suis plus là !

Un grand merci à Sounds Like Hell et à Mike du Rock n’Eat pour nous avoir offert une si belle affiche.  

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