LORD BISHOP ROCKS au Sonograf

LORD BISHOP ROCKS au Sonograf
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Tiens, cette date au Sonograf m’intrigue… LORD BISHOP ROCKS. Je fais donc mes petites recherches et je découvre que c’est un Américain qui vit en Allemagne et qui musicalement fait dans un mélange de styles intéressant. Pure coïncidence, son manager m’offre la possibilité de lui faire une interview et ça, ça me donne encore plus envie d’aller le voir en live… En plus, mon copain James qui tenait feu le Thunderbird Lounge de Saint-Etienne m’a rappelé qu’il l’avait fait passer deux fois il y a quelques années et que j’avais dû zapper ces dates.

Bon, malgré les trombes d’eau sur le chemin et le déluge annoncé un peu plus au sud, je prends la route parce que ce concert, il est hors de question que je le rate !

Alors en arrivant, je découvre qu’il y avait une première partie… Bon, c’est un tribute band et allez, devinez à qui : AC/DC… De toute façon quand j’arrive, il est trop tard, ils finissent de massac… euh, de jouer. Comme d’hab’, une grande partie du public s’est éclaté, ils connaissent les morceaux et ont pu chanter et tout et tout.

Sinon, la salle est bien pleine (environ 180 personnes). J’ai le temps pendant l’entracte de manger des tapas sur le pouce et je me rapproche vite de la scène pour être en place pour les photos. Au Sonograf, c’est un public de connaisseurs. Je constate qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui sont partis après le tribute, et ça, je tiens à le signaler parce que c’est rare. En général, une grande partie du public se casse après le passage d’un tribute band. Pas de ça ici, le public est venu en nombre pour LORD BISHOP ROCKS et il est aux taquets.

C’est avec un petit retard sur l’horaire – dû à la prestation trop longue du groupe de première partie qui a débordé sur son horaire – que LORD BISHOP entre en scène.

Et c’est parti ! Intro basse-batterie. Ca commence très bien l’histoire ! Les deux zicos qui accompagnent LORD BISHOP ont une vraie présence et du charisme. Ils sont vite rejoints par LORD BISHOP vêtu d’un costume rouge qui tape, de baskets et qui arbore une belle casquette sur la tête. Sans oublier bien-sûr sa guitare en bandoulière.

Le LORD BISHOP ROCKS, c’est une formation qui évolue en power trio et là, j’ai fait la partie facile du report car comment vous décrire sa musique ? C’est du Hard Rock, c’est du Blues, c’est du Funk, c’est du JIMI HENDRIX… Tout ça est passé au shaker et on y rajoute une bonne dose de la personnalité du monsieur. Voilà, c’est à peu près ça.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est bigrement efficace ! Ces morceaux sont faits pour qu’on bouge et qu’on chante avec lui… et le public reçoit le message 5 sur 5 et ne se fait pas prier. LORD BISHOP a une putain de voix chaude, presque envoûtante… et la partie rythmique est mega efficace. C’est une vraie machine de guerre que ce trio !

J’en reviens à LORD BISHOP… Sa guitare, bah non seulement il sait très bien s’en servir, mais en plus il la maltraite en jouant avec les dents (ça vous rappelle quelqu’un à vous aussi ?). En plus, d’être un vrai chanteur, un guitar hero, c’est aussi un putain de showman. Il communique avec la salle et il y va à fond du style comme s’il allait mourir demain. C’est sincère, c’est vrai et ça se ressent.

J’en connais une (ma femme) qui aurait pu venir car finalement, il ne fait pas trop de Blues. C’est une set list plutôt énergique.

Tiens, je parlais de HENDRIX, voici un cover du Monsieur avec « Hey Joe » suivi de « Wild Thing » des TROGGS et c’est fini, la messe est dite. Plus d’1h30 de show c’est, je pense, mort pour un rappel. Ou pas ! On nous dit que si on veut du rab’, il faut crier plus fort. Alors bien-sûr, la salle le réclame de toute ses forces. Et on gagne. Le groupe revient et LORD BISHOP nous parle du Prince of Darkness et de ses copains de Birmingham. On a donc droit à un cover de BLACK SABBATH, un « Paranoîd » qui aurait fait le bonheur de Steve*74. Bien-sûr, ces covers sont revus avec la patte de LORD BISHOP ROCKS où comment faire un morceau sans le dénaturer tout en le faisant à sa manière.

Là, c’est fini. Les lumières se rallument et le groupe se prépare, dos tourné au public, pour la photo finish.

Ouah, quelle baffe !

LORD BISHOP vient ensuite à son stand merch’ – soit dit en passant, très bien achalandé – pour signer les CDs, les vinyles, faire des photos avec ses fans. Voilà comment j’aime qu’un concert se termine, moi. C’est la cerise sur le cake.

Ce n’est pas tout mais il faut que je pense à rentrer et si l’aller m’a semblé compliqué, je ne vous explique pas le retour où il m’a fallu affronter les éléments déchaînés (flots et brouillard) C’est hard mais si c’est le prix à payer pour voir des concerts de cette qualité, je replonge direct. Un grand merci au Sonograf pour cette soirée ainsi qu’à Valentin LABANI qui va prendre en charge la prog’ Metal pour le Sonograf (et vu les groupes et musicos de son catalogue, je sens que ça va le faire !).

P.S. : pour ceux qui ne connaissent pas LORD BISHOP ROCKS ou qui étaient trop loin, guettez ses dates car il revient en France en avril !

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