Samedi 13 et Dimanche 14 décembre 2025 au Monster’S Art de Fréjus (83)

Report et Photos : Alain THE RED
Retrouvez ce live report ici et ici
JOUR 2
Deuxième jour du Winter Fest, orchestré par le Monster’s Art et son infatigable boss Philippe CASSETTI, et c’est GALDERIA qui a la lourde tâche d’ouvrir cette soirée. Mission plus que réussie.

Les Marseillais déboulent sur scène avec « Shinning Unity » et « High Up in the Air », deux missiles Heavy / Power mélodique tirés de « Return of the Cosmic Men » (2017). Dès les premières notes, le ton est donné : puissance, mélodie et positivité. Dans l’esprit des grandes heures de GAMMA RAY ou HELLOWEEN, GALDERIA déploie un Power Metal lumineux, rapide et fédérateur. Les envolées vocales de Sébastien CHABOT solidement épaulées par des chœurs massifs, rappellent l’efficacité des formations germaniques, tout en conservant une identité bien française.
Les guitares sont tranchantes et mélodiques, les rythmiques impeccablement verrouillées, tandis que le clavier de Julien DIGNE apporte une dimension épique et spatiale, évoquant parfois STRATOVARIUS dans ses phases les plus aériennes. Le set se poursuit avec « Elation », extrait du très réussi « Endless Horizon » (2022), avant un retour aux sources avec « Beyond the Cosmic Winds » de « The Universality » (2012). Trois albums, trois époques, et une évidence : à l’image de groupes comme FREEDOM CALL, GALDERIA a su évoluer sans renier son ADN.




La surprise est totale et le public conquis. Moment fort de la prestation : Martine ROLFO rejoint le groupe au chant sur « Far Space », pour un passage chargé d’émotion. Mention spéciale à un clavier ultra expressif et à un batteur impérial (JC) derrière ses fûts, blastant avec précision et énergie, rappelant la rigueur scandinave chère aux amateurs de Power Metal bien huilé.
Un set d’une heure mené tambour battant, qui lance parfaitement la soirée. Entre influences assumées et personnalité affirmée, GALDERIA confirme qu’il est aujourd’hui l’un des fers de lance du Power Metal français.

Deuxième surprise de la soirée avec ASYLUM PYRE, que je découvre ce soir. Derrière la puissance scénique du groupe se cache un projet bien plus profond qu’il n’y paraît. Formé en 2006 autour de Johann “JAE” CADOT, ASYLUM PYRE développe depuis ses débuts un Metal à la croisée du Power, du Heavy et des sonorités modernes, porté par un univers conceptuel fort. Les textes, loin des clichés du genre, plongent dans une vision pré-apocalyptique de notre monde, dénonçant la déshumanisation, la manipulation des masses et les dérives technologiques
Chaque album s’inscrit dans une narration globale où l’individu lutte pour conserver son humanité face à un système oppressant. Cette dimension introspective et engagée donne une résonance particulière aux morceaux interprétés ce soir, renforçant encore l’impact émotionnel de la prestation. La dualité vocale, portée notamment par Ombeline “OXY” DUPRAT, accentue cette tension permanente entre humanité et inhumanité. Les morceaux alternent puissance frontale et passages plus introspectifs, traduisant les conflits intérieurs de personnages confrontés à un monde en pleine déliquescence.





Avec des albums comme « Fifty Years Later « , « N°4 » ou plus récemment « Call me Inhuman », ASYLUM PYRE affirme une identité forte : un Metal engagé, moderne et profondément humain, où la musique sert un propos réfléchi et sans concession. Je suis littéralement tombé sous le charme d’Ombeline et de la prestation du groupe. Le duo avec Stéphane FRADET de PARALLEL MINDS sur le morceau « Fighters » a constitué un véritable bonus pour ceux qui étaient présents.
Une deuxième claque dans cette soirée et une superbe découverte. Bravo à ASYLUM PYRE ainsi qu’à GALDERIA pour ce très beau deuxième jour du Winter Fest 2025.
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JOUR 3
Troisième jour de ce Winter Fest et, pour des raisons de logistique, cette dernière journée débutera en fin d’après-midi avec ANOTHER AGE. Originaire du sud de la France (Nîmes), le groupe se forme en 2013 dans un style Metal Progressif / Power Metal. Avec deux albums à leur actif – le premier « The Crossing » sorti en décembre 2018, et « Tears of Snow », sorti tout récemment en septembre – ils nous joueront ce dernier en intégralité.

Ouverture puissante avec « Dead Nucleus », un morceau qui ancre parfaitement le concept global de l’album, mêlant Prog’ et Power Metal. « Sirens for the Deaf » joue sur les contrastes : des rythmiques soutenues couplées à des lignes mélodiques claires et limpides. « Silence Avenue » propose davantage de passages atmosphériques et délicats. « Resilience » est un morceau efficace, porté par une forte présence des guitares, tandis que « My Inner Child » révèle un côté plus nuancé et émotionnel. « The Unseen Machine » explore des thèmes conceptuels et métaphoriques, tant dans le texte que dans l’instrumentation progressive et complexe, tout en restant accrocheur.





Le morceau-titre, « Tears of Snow », clôt l’album de façon épique : le plus long de la setlist, construit comme une véritable pièce maîtresse narrative avec des passages progressifs étendus, des variations d’intensité et une forte charge atmosphérique. On terminera ce set avec un morceau issu de « The Crossing », « Echoes from the Dust », qui évoque le poids du passé, les souvenirs persistants malgré le temps et les traces laissées par des expériences révolues. La musique suggère que ces “échos” ne sont pas seulement douloureux, mais aussi fondateurs.
A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, et un vrai régal pour les amateurs du style : une belle performance du groupe.

C’est ensuite à PARALLEL MINDS de prendre possession de la scène, un groupe que je découvre en live pour la première fois. Formé en 2013, il allie Metal Progressif et Heavy Metal, et se distingue par une musique puissante et technique, mêlant riffs acérés, mélodies travaillées et structures complexes, tout en conservant une identité Heavy marquée.
La présence scénique du chanteur Stéphane FRADET est forte, rappelant son duo avec ASYLUM PYRE la veille. Les compositions du groupe surprennent par leur richesse et leur diversité, avec un éventail large sur leurs albums : des rythmiques bien Heavy, un duo basse (Antoine MOUTET) / batterie (Eric MANELLA) compact et efficace, qui soutient parfaitement la guitare de Grégory GIRAUDO sur les parties solos. Leur set se conclura sur deux morceaux de l’album « Every Hour Wounds… The Last One Kills » : « The Last One Kills » et « Kolyma ».







Aujourd’hui, PARALLEL MINDS s’impose comme une valeur sûre du Metal Progressif français, reconnu pour son sérieux, sa créativité et sa capacité à évoluer sans jamais renier l’impact et l’émotion propres au Metal. Le groupe poursuit son chemin avec l’ambition de repousser toujours plus loin les frontières de son univers musical.
J’ai pris une vraie claque lors de cette soirée, avec les performances des deux groupes présents. Merci également à Philippe CASETTI pour ton implication et ta générosité dans l’organisation de ces soirées.
Long live Monster’S Art !
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