Samedi 07 février 2026 à Barberaz (Savoie)

Report : Cédric LeMAGIC – Photos : Bérénice FLECHARD
Ce soir, je roule en direction du Brin de Zinc pour boire une mousse avec les copains mais surtout pour assister à un concert Hard n’Heavy avec une affiche 100% « locale » : CHEY ‘N’ SHINERS que j’ai déjà eu la chance de voir sur scène en première partie d’ELECTRIC MARY, et JJAX dont j’ai bien envie de voir ce qu’ils donnent sur scène.

Et là, dès leur entrée sur scène, JJAX me tombe dessus direct comme un camion lancé à 200 km/heure ! Le projet est tout neuf, mais les gars ne sont pas nés de la dernière pluie : Julien, guitariste d’ECCLESIA, prend ici aussi le chant, et franchement, il assure comme s’il avait fait ça toute sa vie. Derrière les fûts, le batteur (ECCLESIA lui aussi) envoie du lourd. C’est carré, puissant, sans fioritures. A la deuxième gratte, on retrouve Karim, ex‑ZULL FX, qui nous balance des riffs qui sentent les années 80 à plein nez.
JJAX est un groupe qui commence à faire parler de lui avec un son placé entre du Hard Rock burné et du Stoner. Leur premier album, fraîchement sorti, a même attiré deux invités pas vraiment anonymes : Swan HELLION de BLACKRAIN et Dino JELUSICK (oui, celui qui chante avec WHITESNAKE, TRANS‑SIBERIAN ORCHESTRA…) ! Pas mal pour un groupe qui débute.




Sur scène, ils envoient 45 minutes de pur plaisir métallique. Le BDZ est rempli d’une bonne centaine de personnes, et tout le monde accroche.
Mention spéciale pour leur blues burné, avec un petit jeu concours : reconnaître l’intro. Réponse : Ulysse 31. Le public hurle, ça rigole, ça chambre. Bref, l’ambiance parfaite pour lancer la soirée. JJAX, c’est le genre de première partie qui ne chauffe pas la salle : elle la met en ébullition.

C’est maintenant au tour de CHEY ’N’ SHINERS de débarquer sur scène, et là… changement de dimension. Dès les premières secondes de “Last Night was a Better Night”, je sais que je vais me prendre une nouvelle mandale, une mandale à la hauteur de celle que j’avais prise à St-Jean de Maurienne il y a quelques mois. Ce groupe, c’est un mélange explosif : un cocktail Glam / Hard US avec en ligne de fond un Aerosmith extrême, un Van Halen et une touche Soul / Groove qui vient tout droit des tripes de Cheyenne JANAS, la frontwoman dont la voix est purement extraordinaire.
Et franchement, en live, tout ça se vérifie puissance mille. Je les avais trouvés bien au concert de St-Jean de Maurienne mais là c’était encore meilleur. Tout le monde est scotché.
Chey, c’est une tornade. Une voix monstrueuse, chaude, puissante, capable de passer du Rock n’Rroll au Gospel en un claquement de doigts. Quand elle attaque une version survitaminée du “Think” d’ARETHA FRANKLIN, tout le Brin de Zinc reste bouche bée. A côté d’elle, Jerem G. se lâche totalement. Il est en feu. On a tous le même sentiment d’avoir un petit Eddy Van Halen sur scène ce soir (mais un Eddie VAN HALEN qui aurait grandi dans les montagnes savoyardes). C’est incroyable.






Le son est nickel, ça groove, ça tape, ça respire. Sur “Somewhere in my Mind”, ils font un faux break qui piège tout le monde avant de repartir comme des dingues. Ils balancent aussi “You Make My Heart go”, un nouveau titre très Soul, groovy à souhait qui nous montre qu’ils ne sont pas juste un groupe de Hard revival mais qu’ils ont une vraie identité.
Sur “Let Away With You”, la bassiste change d’instrument, ça groove encore plus, et un mec déguisé débarque sur scène comme à St-Jean de Maurienne. Ce que les CHEY ‘N’ SHINERS nous font ce soir est en train de devenir leur marque de fabrique : un show total, généreux et sans prise de tête.
Le morceau “Ain’t no Traitor like You” arrive. C’est une ballade bluesy qui calme un peu le jeu. Puis “Turn Me On”, qui a eu les honneurs d’une de leurs premières vidéos, démarre Country avant de virer très Rock n’Roll sixties.

Fin du set… mais évidemment, le Brin de Zinc en veut encore.
En rappel, on a droit à “Signed Up” avec son “One, Two, some pretty…”, et là c’est l’explosion. Le public est en transe, les sourires sont présents sur tous les visages. La totale pour un final en beauté.
Ils auront joué 1bonne heure 15. Le stand merch’ est pris d’assaut mais surtout, tout le monde veut leur parler, les féliciter, et se prendre une photo avec eux. CHEY ’N’SHINERS, c’est le genre de groupe que tu vois une fois et dont tu te souviens longtemps. En tout cas, moi, j’en redemande.
