EVERGREY, Architects of the New Wave

EVERGREY, Architects of the New Wave
https://wtrmag.com/


MEDIATOR 3 ETOILES - 2025 https://wtrmag.com/

Label : Napalm Records

Sortie : 05 juin 2026


Deux ans après « Theories of Emptiness », EVERGREY revient avec un nouvel album, mais pas tout à fait dans la même configuration. Le départ d’Henrik DANHAGE a laissé un vide, et comme son remplaçant Stephen PLATT n’était pas encore dispo au moment d’entrer en studio, le groupe s’est retrouvé en quatuor. Résultat : les solos sont assurés par Tom ENGLUND et… Johan NIEMANN le bassiste. Et franchement, ça fonctionne.

Dès « The Shadow Self » et le morceau-titre « Architects of the New Wave », on retrouve la patte d’EVERGREY : ce Metal Progressif moderne, sombre mais mélodique, qui fait leur identité depuis des années. Sauf que cette fois, un vent plus léger souffle sur l’album. « The World is on Fire » ouvre la porte à un son plus doux, plus aérien, et cette orientation va s’installer tranquillement tout au long du disque.

Attention, EVERGREY n’a pas rangé les guitares dans un placard. Les riffs sont là et les rythmiques bien présentes mais on est loin de la noirceur d’un « A Heartless Portrait » ou même du côté plus « agressif » de « Theories of Emptiness ». ENGLUND semble avoir décidé de regarder vers l’avenir plutôt que de ruminer les ténèbres. Ses textes respirent un optimisme nouveau, une envie de reconstruire plutôt que de survivre.

Musicalement, ça bouge aussi. Pas de révolution totale, mais des signes d’évolution – par rapport aux derniers albums qui tournaient sur un schéma bien huilé – se font sentir. ENGLUND tente de nouvelles choses vocalement. Ca s’entend sur « Heaven » ou « Chains of Shame » et le duo avec Mikael STANNE de DARK TRANQUILITY sur « A Burning Flame » est un moment fort.

Tout n’est pas parfait : l’album tire un peu trop vers le mid tempo, notamment sur « The Prophecy » qui clôture le disque sans vraiment exploser. Si « Leaving the Emptiness » impressionne, certains choix d’arrangements donnent parfois l’impression que le groupe aurait pu aller plus loin dans la démarche.

Au final, EVERGREY sort un peu de sa zone de confort sans renier ce qu’il est. « Architects of the New Wave » est un album solide, rempli de très bons morceaux, mais qui laisse entendre que cette nouvelle direction demande encore un peu de réglage.