Chronique By METALFREAK

HEAVY METAL

COBRA FORCE – Cobra Force
Label : Metal Warning
Sortie : 06 juin 2026
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Depuis quelques temps déjà, avec un ami très proche de ma génération (me faites pas chauffer les pantoufles avec vos “boomers”) qui considère, comme moi, que “si c’est kitsch, c’est forcément bien”, on est régulièrement en recherche de groupes qui proposent du bon vieux metal qui s’influence des racines du genre. Et il faut dire que, depuis quelques années, on est plutôt gâtés en la matière. Oui, nous qui agissons comme de vieux réacs, réfractaires aux sonorités modernes, qui mettons loin de nous tout ce qui s’appelle Metalcore, Nu Metal, Ddjent et autres « truc-core » ou « neo-machinchose », prenons notre pied à l’écoute de formations qui perpétuent l’attitude old school de notre musique préférée. Ah ça, ceux qui me lisent et se disent “f**k, il nous fait ch*er avec ses trucs de vieux” peuvent clairement passer à la chronique suivante !
Ici, on va parler de Heavy Metal old school, clairement influencé par la NWOBHM, qui n’hésite pas à lorgner vers le Speed Metal, avec un artwork, un logo, des couleurs qui défient les lois du kitsch. COBRA FORCE, que ça s’appelle. Déjà rien que le nom donne une idée de ce à quoi on va avoir droit. Et encore, tu n’as pas vu l’artwork : un guerrier, de dos, torse nu et tous muscles bandés tenant une épée face à deux chateaux aux sommets de pics difficilement accessibles, le tout sur des couleurs baveuses et pastels. On ne va pas se mentir, à aucun moment je n’ai songé à m’entendre une pale copie de TOKIO HOTEL ou de cet ANGINE DE POITRINE dont tout le monde me tanne actuellement.
COBRA FORCE, c’est la réunion en 2024 de cinq Finlandais qui jouent déjà dans diverses formations : si le bassiste / chanteur Sampo OIKARINEN et le guitariste Kristo HIEKKALA viennent du groupe de Heavy Metal ORPHAN DEVIL, l’autre guitariste Jimi LEHTIJOKI provient du groupe de doom SERPENT WARNING. Quant au batteur, il martyrise aussi ses futs chez SADISTIC DRIVE (Death Metal), CADAVEROUS NIGHT (Speed / Black Metal) et MANIAC ABDUCTOR (Thrash Metal). Ce n’est pas la première fois qu’un groupe de Heavy Metal old school est formé de musiciens d’horizons différents et, tant que la qualité y est, pas la dernière.
COBRA FORCE est né en 2024, a sorti trois singles (“Live, breed and kill / Grim voices”, “Cobra Force”, “Liquid machine / Paha Vaanii”) presque tous présents sur ce premier album éponyme. D’entrée, ils nous gratifie d’un instrumental Heavy / Speed Metal du plus bel effet, aux influences assumées à chercher tant chez IRON MAIDEN de la première heure et la NWOBHM que vers ces bons vieux groupes de Heavy Metal teutons.
Véloce, agrémenté de nombreux solis, “March Funebre” lance de belle manière cet album de huit titres pour 42 minutes. A peine le temps de souffler et “Live, Breed & Kill” s’enchaine et on sent que le quatuor ne cherche absolument pas à révolutioner le Heavy Metal mais bien à le raviver dans sa forme la plus pure et authentique.
Ici, le groupe semble privilégier l’efficacité, tant dans les couplets et les refrains que dans les parties instrumentales, nombreuses. Avec des titres d’une moyenne de cinq minutes, il est clair qu’on a droit à des morceaux complets, à la façon des MANOWAR, JUDAS PRIEST, ACCEPT et, encore une fois, IRON MAIDEN, avec une certaine noirceur propre à MERCYFUL FATE et un côté crade à la MOTORHEAD. Pour ma part, je retrouve également un gros côté ANGEL DUST de l’époque “Into the dark past”.
Les amateurs de Speed Metal auront de quoi faire : des brûlots comme “Live, Breed & Kill”, “Liquid Machine”, “Sinner Eyes”, “Cobra Force” additionnés aux plus Heavy mais non moins énergiques “Horisont” ou les plus longs et épiques “Isle of Blood” et “Suffer little Children” sont autant de raisons pour les plus nostalgiques de se passer cet album en boucle.
En deux mots : sincère et authentique !
En clair, kitsch, donc forcément bien…