OVERDRIVERS au Saint Rock

OVERDRIVERS au Saint Rock
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Ma santé me foutant pour l’instant la paix, j’en profite pour faire un autre concert, et par la même occasion, un nouveau report. Ce soir, je n’ai pas besoin de faire des tonnes de kilomètres puisque, pour une fois, le concert se déroule au Saint Rock Bar, à une petite demi-heure de mon lieu de résidence.

Manque de bol, il y a un autre concert dans le coin, celui de CHEY ‘N’ SHINERS à l’Alpi Bières et du coup mon cœur balance. Mais bon, j’aurais bien une autre occasion de les voir. Et puis, j’ai un petit faible pour nos copains nordistes d’OVERDRIVERS.

Je les avais découverts il y a quelques années, en 2018, lorsque notre rédac’ chef adoré (un peu de lèche ne fait pas de mal) avait organisé un festival à Lyon, le bien nommé “Thunder Metal Jackets”. Que de temps a passé depuis ! A l’époque, j’avais pris une belle claque et depuis c’est la quatrième fois que je vais les voir et des baffes, j’en ai pris plein. La plus récente étant l’année dernière, à Neuchâtel, où ils avaient mis le feu au lac en première partie de FREEDOM CALL. Alors, ce soir je n’en attends pas moins.

Evidemment, mon binôme habituel, Steve *74, m’accompagne mais, comme le dit si bien Ti-Rickou, « cerise sur le cake » mes moitiés sont de la partie. Comme le concert est annoncé pour 21 heures, nous prenons notre temps pour nous rendre au Saint Rock de Sevrier, là où se déroule le spectacle. C’est sous un temps instable que nous arrivons sur les lieux. Pas facile de trouver de la place pour se garer, il y a déjà du monde. Mais c’est une bonne nouvelle pour l’ambiance de ce soir.

Nous entrons dans le lieu et je découvre un décor fort sympathique avec plein de goodies liés à notre musique préférée, des billards transformés en tables, et même des jeux de fléchettes (électroniques, évidemment, faudrait pas que les clients se blessent). Je remarque une toute petite scène, à même le sol. Il faut reconnaître qu’étant donné la configuration du lieu, à mon avis, cela s’avérerait un peu compliqué d’avoir mieux. Nous sommes dans un bar qui fait des concerts, et non dans une salle de concert où il y a un bar. Une sorte de Rock n’Eat, la scène et la bouffe en moins, mais il y a une pizzeria juste à côté, c’est kiff kiff. Ne faisons pas la fine bouche, c’est déjà bien que nous ayons des concerts de Hard Rock dans le coin. Cela devient une denrée de plus en plus rare.

Une fois installés, nous rencontrons toute la vieille garde haut-savoyarde venue en nombre pour ce concert. Et nous voilà à papoter, papoter, refaire le monde du Heavy Metal cher à notre cœur sous un fond musical pas piqué des hannetons.

Ça y est, la musique se tait, les lumières se tamisent, et une petite intro démarre. Le quatuor déboule sur un « Bad Breath Girl » qui met d’entrée de set les points sur les I. Nos copains lillois ne sont pas venus faire trempette dans le lac mais plutôt lui mettre le feu, voire même provoquer un tsunami. Le headbanguing est de rigueur et la puissance de feu est bien là.

En jetant un coup d’œil sur la setlist, longue comme le bras, je me demande comment ils vont faire pour tenir aussi longtemps. Les lumières ne sont pas top et je plains mon copain Steve*74 pour les photos. Mais il fallait s’en douter si l’on se réfère à ma phrase d’avant. Par contre, contrairement à la salle lyonnaise, le son est, lui, au top. Certes, les murs de Marshall ne sont pas présents, et cela se ressent si je devais comparer à la dernière fois, mais personnellement, je m’en tape tellement l’énergie déployée par les OVERDRIVERS est excellente. Ils bougent tout le temps malgré le peu de place qu’ils ont pour évoluer.

Pendant qu’Adrien tient le chant, que Florian derrière ses fûts et Lion avec sa basse malmènent la rythmique, Anthony va jouer au plus près des spectateurs qui sont aux anges. Et notamment deux tout petits vers qui le guitariste va démontrer tout son talent. Qui sait, il aura peut-être suscité des vocations ?

Adrien interpelle le public « Hey, Annecy ! Est-ce que vous êtes chauds ? Est-ce que vous êtes chauds pour une grosse dose de Rock n’Roll ?!!! ». Et la machine de guerre est lancée avec les titres qui font mouche à chaque fois : “Overdrivers”, “She hides a Big Packet”, le fédérateur “We Are One” ou le puissant “Hellhounds”. Le show s’intensifie et le public aussi. C’est tout juste s’il laisse de la place aux musiciens pour jouer. Cependant cela ne semble pas déranger les Lillois qui continuent à débouler leur set en headbanguant en chœur.

Comme nous sommes en montagne, ils ne peuvent pas faire l’impasse sur « High Mountains » avant de secouer le public avec « She’s On Her Period » puis prendre la route avec « Kings of the Road » tout en n’hésitant pas à affronter les monstres avec « Meet The Monsters ».

« La chanson suivante, on ne la joue pas très souvent, mais on la fait juste pour vous ! », annonce Adrien. « Ce morceau s’appelle… Bertha Rothenfold ». C’est la première fois que je l’entends en live, et j’avoue avoir été largement séduit.

Pas de répit pour les braves, voici le temps du dur labeur avec “Factory” qui sera suivi par les excellents “Dirty Girls Island” et “Guitar Playboy” qui n’en finissent plus de chauffer le public. Il faut dire que la bière coule à flots et que certains ont même ouvert la bouteille de Champagne. Et ce n’est pas le “Blues chaud comme la braise” comme annoncé par Adrien avant “Hot Drivers” qui va calmer les ardeurs des fans.

“Celui-ci, c’est pour les filles qui en ont”, nous dit Adrien avant “Show Me Your Boobies”. Comme à chaque fois, l’énergie de nos copains nordistes n’est pas à l’économie. Adrien et Lion font des va et vient, échangent leur place, pendant qu’Anthony continue son show au plus près des spectateurs. Il va se promener jusqu’au bar après être allé titiller tout le public, même ceux qui jouent aux fléchettes.

Après avoir sonné la fin avec la doublette “Rockin’ Hell” et “Limbs of Rock n’Roll”, le groupe tire sa révérence, et c’est terminé.

Terminé ? Vous êtes sûr ? Enfin, il n’y a plus rien sur la setlist. Oui, mais le public ne l’entend pas de cette oreille et réclame un autre morceau. C’est donc avec beaucoup de plaisir que le groupe revient pour finir de tuer le game avec un “Highway to Hell” survolté de qui vous savez.

A peine ont-ils plié bagages que les revoilà à leur stand merch’, discutant avec les spectateurs et déambulant dans le bar. Des gars hyper cool comme on aimerait en voir plus souvent.

Un grand merci au Saint Rock Bar pour cette invitation, en espérant voir encore plein d’autres groupes venir mettre le feu au lac !

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