Jeudi 31 juillet au 02 août 2025 – Rejmyre (Suède)

Je sens que vous allez me demander comme m’est venue l’idée de revenir en Suède pour y faire mon 3e festival en si peu de temps… Ben, tout simplement, parce qu’un jour entre deux concerts, j’ouvre ma page Facebook et que là, je tombe sur la promo du SKOGSROJET. Et comme j’ai méchamment les boules d’avoir raté PRETTY MAIDS au Sweden Rock, je me dis que j’ai là une bonne occasion de me rattraper. Et puis, quelle affiche prestigieuse nous promet le SKOGSROJET !
Report et Photos : HI’TWIST
Jeudi 31 juillet
Je sais que sur les 3 jours, le 1er jour est un peu plus light car ça ne commence qu’en début de soirée vers 17 heures et que le festival ouvre avec 3 shows acoustiques. Le temps de prendre ma location, à 30 km du site parce que je n’ai pas trouvé plus près, et de me perdre en me rendant sur ledit site, je loupe de fait GATHERING OF KINGS. Et flûte, je voulais vraiment le voir ce groupe ! Pour la petite histoire, j’ai acheté 2 de leurs CDs un peu au hasard au merch’ du Time to Rock parce que j’avais flashé sur les pochettes avec des illustrations dans le style de ROGER DEAN. Je me console en me disant que ce soir c’est leur set acoustique et qu’il est prévu qu’ils passent en électrique pendant le festival. Ce n’est donc que partie remise.

Viennent ensuite KEE MARCELLO et JAKOB SAMUEL, deux formations que j’ai déjà vues il y a peu. KEE MARCELLO est l’ex-guitariste d’EUROPE et JAKOB SAMUEL, le chanteur des POODLES. Lors du Sweden Rock, je les ai vus en version branchée ; là, par curiosité, je veux voir ce que ça donne en acoustique.
Bah… c’est un peu mielleux du coup. L’acoustique durcit le trait du côté mélodique. Alors tout le monde ne sera pas d’accord avec moi, mais au niveau des chansons, c’est un répertoire qui est un peu « mou » de la carrière d’EUROPE.
JAKOB a un look assez spécial… Très touriste… Il me fait penser à BERNIE BONVOISIN qui se trimballe ces dernières années avec un bob à fleurs sur la tête. KEN SANDIN qui les accompagne est un super bassiste. Il sévit dans pas mal de formations et je l’ai d’ailleurs vu dans ALIEN pendant le Time to Rock.



Sinon, il y a une bonne complicité entre KEE et JAKOB. Ca rigole, c’est sympa. Je me dis que c’est quand même dans ce type d’exercice qu’on voit que KEE MARCELLO est un sacré guitariste. Mais n’oublions pas, on est en Suède et, ici, tout ce qui tourne autour d’EUROPE, les gens sont fans.
De mon côté, je suis super content car, comme on est le 1er jour du fest, pas mal de photographes ne sont pas encore arrivés et j’ai la chance incroyable d’avoir pendant quelques dizaines de minutes le pit pour moi tout seul. Le pied ! En plus, c’est là que je me rends compte de l’engouement de la gent féminine envers ce duo acoustique.

La formation suivante, c’est MIKKEY DEE que j’ai vu pour la 1ère fois il y a peu. Ce qui est marrant, c’est que quand le groupe débute. MIKKEY DEE est assis derrière ses futs, il se lève et nous raconte un peu son histoire. Il encense ses jeunes musiciens.
Comme je l’ai déjà écrit lors d’un précédent report de festival, Il parle très bien le suédois car il vit ici. Ce qui est un peu chiant, c’est qu’on a du mal à le voir derrière sa batterie quand il est assis.





Sinon, c’est toujours bien. Les gens sont heureux, tu as du T-Shirt de MOTORHEAD en veux-tu en voilà et l’esprit de LEMMY est toujours là. Le set ne joue pas forcément sur les morceaux les plus connus de MOTORHEAD mais quand le groupe attaque « Ace of Spades », c’est le délire. MIKKEY en profite pour faire sa promo et vanter sa tournée…
Après il y a un groupe de reprises mais bof. J’écoute la musique de loin en faisant le tour d’un incroyable stand de vinyles. Je m’étais dit que je ne me coucherais pas trop tard pour être en forme demain, mais le temps de faire le tour du stand, il est minuit passé. Raté !
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Vendredi 1er août
J’arrive un peu après 14h30 et je me rends compte que j’ai raté DAYTONA dont on m’avait pourtant vanté le très bon Hard Rock mélodique suédois. Ca m’apprendra à ne pas lire le programme en diagonale !

Je commence du coup par le duo composé du guitariste GUS G. et du chanteur RONNIE ROMERO. Ca tombe bien,je ne voulais vraiment pas les rater ceux-là !
Il y a, là-aussi, une très bonne complicité entre les deux artistes. Il y a pas mal de rires. RONNIE se lâche plus que d’habitude et ça fait plaisir. A la 13e minute du set, ils nous font une reprise, magistrale, du « Kill the King » de RAINBOW dans lequel ROMERO est littéralement impérial.







Ils enchaînent avec « Mob Rules » de BLACK SABBATH ». On a aussi « Highway Star » de DEEP PURPLE un peu plus tard mais GUS G. est aussi à l’honneur car on a droit à un de ses titres : « I’m the Fire ».
RONNIE ROMERO, comme à son habitude communique beaucoup avec le public. GUS G. quant à lui est très cabot. Il vient nous jouer un solo avec la guitare au-dessus de la tête. C’est bon enfant mais qu’est-ce que bon !

A peu près vers la 45e minute, RONNIE nous dit que la semaine précédente OZZY est mort. GUS prend alors le micro et nous explique qu’il a bossé pendant 7 ans avec OZZY sur scène. C’est l’heure de l’hommage. Le chanteur APOLLO PAPATHANASIO (ex-SPIRITUAL BEGGARS, ex-FIREWIND, etc) monte sur scène. GUS le présente et fait crier « Ozzy, Ozzy » à la foule puis ils attaquent « Bark at the Moon ». Ca file le frisson. Ensuite, ils enchaînent, et finissent d’ailleurs, avec un morceau de BLACK SABBATH mais cette fois-ci, c’est RONNIE qui reprend le chant pour notre plus grand bonheur.
Setlist : Fearless (Gus G.) – Castaway on the Moon (Ronnie Romero) – Chased by Shadows (Ronnie Romero) – Kill the King (Rainbow) – The Mob Rules (Black Sabbath) – My Premonition – Highway Star (Deep Purple) – I Am the Fire (Gus G.) – Bark at the Moon (Ozzy Osbourne) – War Pigs (Black Sabbath)

Dès le set fini, je file à la scène Rocknytt pour voir la prestation de JELUSICK. Et malheureusement, très vite je me rends compte qu’il ne m’emmène pas. Il nous fait un cover de ROXETTE « The Look » assez sympa.
Je trouve que c’est plus le bassiste qui fait le show car il harangue régulièrement la foule. A un moment, le batteur MARIO LEPOGLAVECNOUS, interprète la première partie d’un morceau et putain, quelle belle voix ! Même DINO JELUSICK le met en avant. Et pourtant, DINO n’est pas un grand communiquant. Son truc à lui c’est de chanter et il enchaîne les morceaux.



Tout à coup, je le vois se diriger sur le côté gauche de la scène et j’aperçois RONNIE ROMERO qui est venu le voir. Bref, ils se mettent à discuter tranquille. Euh, les gars, on est là !!!!
C’est cool comme ambiance. Pour ma part, c’est la 3e fois que je vois JELUSICK en concert. Je sais que beaucoup de gens l’apprécient mais moi, il me laisse un peu froid. Il chante bien mais je ne trouve pas ses compos terribles. Bref, comme je vous l’ai dit dès le début, je n’accroche pas plus que ça.
Setlist : Reign of Vultures – Power to the People – The Look (Roxette) – Healer – Died – Acid Rain – Seasons – The great Divide – Hangman – Animal inside – Fly High Again




C’est maintenant au tour des CRUCIFIED BARBARA. Elles nous font un set fidèle à elles-mêmes devant un public acquis à leur cause. Il faut dire que le groupe est en plein retour et que les gens qui ne les ont pas vues au Sweden Rock sont super heureux de les revoir. En plus, elles sont contentes d’être là et de voir que leur public est toujours heureux de les accueillir. On a en plus la chance qu’elles nous fassent « The Ghost inside », un morceau qu’elles n’ont pas joué depuis 2014 ! Je trouve le set bien plus énergique qu’au Sweden et le show est très intense. Quand retentit leur fameux « In Distorsion we Trust », j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. Je les adore ces filles !
Setlist : The Crucifier – Play Me Hard – Rock Me like the Devil – Shadows – Sex Action – Feels like Death – The Ghost inside – Electric Sky – To Kill a Man – Everything We Need – Blackened Bones – My Heart is Black – Lunatic – In Distortion We Trust

Il est 17h45 et STRATOVARIUS est le groupe qui vient ensuite. C’est un groupe finlandais qui nous vient d’Helsinski.
Il y a un bon chanteur et un côté mélodique qui est appréciable dans ce groupe malheureusement, j’ai un petit coup de mou et je préfère me retirer pour récupérer.
Setlit : Speed of Light – Eagleheart – The Kiss of Judas – Glory Days – Paradise – Black Diamond – Survive – Destiny – Unbreakable – Hunting High and Low
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18h50. Et maintenant, mesdames et messieurs, THE HOOTERS from USA ! Qu’est-ce que je les attendais, ceux-là. C’est un groupe dont on m’a parlé depuis un moment et je n’arrivais pas à les voir. Ils ont beaucoup tourné en Allemagne dans les années 90 et ils ont eu beaucoup de succès en Allemagne et en Scandinavie.
Ce groupe s’est séparé quelques années puis s’est reformé il y a un bail maintenant.
Et j’aime vraiment ! Les musiciens sont très complémentaires, il y a des chœurs et le clavier s’y met aussi. Beaucoup de gens se sont déplacés pour les voir et je comprends pourquoi. Les gens connaissent les morceaux, les chantent, les dansent. Ca fait vraiment truc familial.




A un moment, je suis surpris car ils entament le « Boys of Summer » de DON HENLEY, le batteur-chanteur des EAGLES. C’est une super reprise.
Bon, on va quand même avoir droit à pas mal de reprises mais, jusqu’à la fin, les HOOTERS mettent le feu au festival. Les gens sont contents et le groupe quitte la scène le sourire aux lèvres après cet accueil incroyable.
Setlist : Jag vill ha en egen måne (Ted Gärdestad) – I’m Alive – Silver Lining – Day by Day – The Boys of Summer (Don Henley) – 500 Miles (Hedy West) – Idas Sommarvisa (Georg Riedel Quintet) – Johnny B – Lucy in the Sky with Diamonds (Beatles) – All You Zombies – Boys Will Be Boys -Karla with a K – Twenty-Five Hours a Day – Satellite – And We Danced

HARDCORE SUPERSTAR monte sur scène. On m’en a parlé et tellement en bien de ce groupe qu’il fallait que je les voie sur scène.
Et j’ai bien fait ! Le chanteur, JOAKIM BERG, est une vraie pile électrique, il n’arrête pas de bouger comme un taré, il harangue la foule et va chercher les gens. C’est super festif.
Ils nous balancent leur Sleaze emblématique, mélange de riffs entrainants et de refrains très accrocheurs et je me surprends à sauter sur place comme si j’étais moi-aussi monté sur ressorts !





C’est vraiment une très belle surprise et je comprends mieux la longévité de ce groupe et pourquoi je vois autant de patches HARDCORE SUPERSTAR en Suède. En même temps, ils sont Suédois et ils sont en terrain conquis.
Setlist : Moonshine – Bag on Your Head – Medicate Me – Cry Your Eyes Out – Dreamin’ in a Casket – Wild Boys – Have You Been around – No Resistance – Last Call for Alcohol – Above the Law – We Don’t Celebrate Sundays – You Can’t Kill My Rock ‘n Roll – The Best (Tina Turner)

Après un peu plus d’une heure d’un show intense, je rejoins la scène Rocklassiker pour le set des Finlandais de BEAST IN BLACK. J’ai vu ces derniers il y a quelques années à l’Arena de Genève en première partie de NIGHTWISH et je me demande comment ils ont évolué.
Le constat est un peu le même, ça repose vraiment sur le chanteur qui a une sacrée prestance avec sa grande veste longue en cuir noir sans manche. En plus, il a une belle présence sur scène.




Mais ne vous y trompez pas, c’est vraiment bien et ils nous font un beau show ! Ils nous exécutent de véritables hymnes de Power Metal avec de grands refrains et du riff à gogo. Les musiciens posent, interchangent leurs places sur la scène et nous font même des chorés.
Ca bouge, c’est vivant. J’aime et je passe un bon moment.
Setlist : Cry out for a Hero – Hardcore – Born Again – Power of the Beast – Sweet True Lies – Moonlight Rendez-vous – To the Last Drop of Blood – Blind and Frozen – Beast in Black – Enter the Behelit – Die by the Blade – Blade Runner – One Night in Tokyo – End of the World

Je m’étais préparé pour le set des Danois de PRETTY MAIDS qui sont, je le rappelle, ma première motivation d’être ici au SKOGSROJET mais, autant on a eu de petites averses jusqu’à présent, autant là le Dieu Viking du Hard Rock n’est plus avec nous. Mais alors plus du tout ! C’est un véritable déluge qui s’abat sur le fest ! C’est à la hauteur de ce qu’on s’est pris avec Y&T pendant le Time to Rock. Y’en a marre, chaque fois que je veux vraiment voir un groupe, le ciel me tombe sur la tête ! Malgré ça, le public trempé – enfin ceux qui n’avaient pas encore enfilé les ponchos, of course – leur fait un super accueil.
Et ce groupe est vraiment bien ! RONNIE HATKINS chante super bien. Quand on sait par quoi il est passé, ça laisse admiratif. On voit que THIN LIZZY et PHIL LYNOTT ont beaucoup influencé la scène scandinave. On a droit à « Please don’t Leave Me », morceau qui avait été composé par JOHN SYKES et PHIL LYNOTT.











En rappel, les PRETTY MAIDS nous reprennent l’album « Future World » de 87 avec « Future World » et « Love Games » et ça tombe bien parce que c’est un super album.
Setlist : Mother of all Lies – Kingmaker – Hell on High Heels – O Fortuna (Carl Orff) – Back to Back – Red, Hot and Heavy – Walk away – Pandemonium – I.N.V.U. – Serpentine – Please don’t Leave Me (John Sykes) – Rodeo – Little Drops of Heaven – Future World – Love Games

23h30, c’est l’heure du dernier groupe de ce 2e jour et c’est WASP qui s’y colle. Ils entament avec l’hymne qui les a fait connaître, « I wanna be Somebody », question de mettre d’entrée le public dans l’ambiance. On a d’ailleurs les 5 premiers morceaux issus de l’album de WASP de 1985.
Moi, aussi bizarre que ça puisse paraître, c’est la 1ère fois que je les vois. Là, c’est l’occasion et en plus, on m’a dit récemment que BLACKIE LAWLESS était en grande forme.
Et effectivement, ça se confirme tout de suite ! BLACKIE est dans une espèce de carcan futuriste dont on se demande réellement l’utilité parce que ça coince le micro et que pour les photographes, ce n’est vraiment pas au top – on est beaucoup dans le pit et c’est compliqué. J’aime bien le côté très Glam avec les bottes et le look général. Bon , BLACKIE sort quand même de son carcan de temps en temps.





Là-aussi, ce sont les 40 ans de l’album WASP et du coup, on a droit à un gros show. Le public, qui a eu le temps de sécher, est très réceptif malgré la fatigue et l’abus d’alcool qui commence à se faire sérieusement sentir.
Après, on peut se poser la question vu l’âge de BLACKIE du pourquoi un passage aussi tardif. En tout cas, ça déménage et ça joue grave. Autant je ne me serais pas forcément déplacé pour les voir mais là, en voyant BLACKIE en chair et en os… En parlant de chair, j’ai une petite pensée pour notre Rédac’ Chef, Ti-Rickou qui, à la grande époque de WASP s’était pris un morceau de bidoche sur son beau perf’ blanc !

Ils finissent par « Blind in Texas » de l’album « The Last Command » de 1985. Ca finit bien la journée.
Setlist : I Wanna be Somebody – L.O.V.E. Machine – The Flame – B.A.D. – School Daze – Hellion – Sleeping (in the Fire) – On Your Knees – Tormentor – The Torture never Stops – Inside the Electric Circus / I Don’t Need no Doctor / Scream until You Like It (1er medley) – The Real Me / Forever Free / The Headless Children (2e medley) – Wild Child – Blind in Texas
Cette fois-ci, je suis bien naze. A tel point que je dois m’arrêter deux fois sur la route de retour pour marcher un peu et me tenir éveillé, question de ne pas me choper un rêne avec ma Volvo. Allez, à plus tout le monde, le Marchand de Sable n’attend plus que moi… et quelques milliers de festivaliers qui, eux, continuent la fête. Ah, ces Suédois, quelle endurance !
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