BLUES PILLS + DEWOLFF à la Rayonne

Sortie du travail, direction La Rayonne. Ce soir, c‘est retour dans les seventies avec BLUES PILLS et DEWOLFF en première partie. Je suis accompagné par Jean-Yves, mon binôme photographe. On est contents de revoir les BLUES PILLS car ils ont fait pas mal de salles lyonnaises dans le passé. La première fois, c’était au Kao en 2016, ensuite à L’Epicerie Moderne pour leur deuxième album, puis à nouveau au Kao en 2022, et pour finir au Marché Gare en 2024 pour un concert plus intimiste. A chaque fois, ça a été super sympa. Aucun doute que ce soit aussi bien ce soir à La Rayonne !  

On s’installe dans la salle pour la première partie, pas trop près de la scène, le temps de discuter un peu. Et là, j’aperçois ZACK ANDERSON, le guitariste de BLUES PILLS sur la scène. Je dis à Jean-Yves : « Mais… le guitariste de BLUES PILLS, il ne joue pas avec DEWOLFF… Il a pourtant l’air de s’installer pour jouer… ».  Dans le doute, on se rapproche et c’est facile vu que pour l’instant tout le monde n’est pas arrivé.

Et là bim, qui c’est qu’on voit apparaitre ? Tout le groupe de BLUES PILLS ! On s’est tous fait avoir ! Pour la date à Paris, le 03, ils avaient pourtant bien commencé les premiers. Quelle surprise !

Gros avantage du coup, on est au deuxième rang et c’est le bon côté.

Et c’est parti ! ELIN LARSSON, la chanteuse, a une tenue pailletée mais avec l’éclairage, ça ressort blanc. Et quand elle arrive, on fait tous « Ouah ! ». Elle est toujours aussi belle.

En intro, ils jouent « High Class Woman » et avec ce titre bien entraînant, le concert commence à fond. J’adore ce morceau mais en général, je le préfère en CD qu’en Live et cette fois-ci, c’est pareil. D’autant plus qu’ils ont un problème avec la basse. La nouvelle bassiste, AGNES ROSLUND, n’a pas de son donc la chanteuse coupe le groupe le temps du réglage, tout en nous expliquant ce qu’il se passe. On sent qu’elle est très attentionnée. Il y a un vrai feeling. C’est du Live, on est en direct.

ELIN LARSSON est comme avec le public, avenante, souriante, et elle prend soin de ce que tout le monde passe un bon moment. Elle fait en sorte que le show soit très convivial.

Maintenant que la basse est bien réglée, ils alignent un set bien réglé avec « Bliss », puis  « Proud Woman » (et je suis content de vous soutenir, mesdames) et « Piggyback Ride ». ELIN parle au public et nous fait lever le poing. A ce moment-là, je me retourne et je vois que La Rayonne s’est vraiment bien remplie ce qui fait vraiment plaisir.  

Après ce début de set électrique, on se calme un petit peu avec le début de « Top of the Sky » où on peut apprécier la belle voix d’ELIN LARSSON qui commence à faire dresser les poils de pas mal de personnes dans la salle.

Elle nous elle joue ensuite un morceau que j’apprécie particulièrement, « Black Smoke » où ELIN me fait penser à AMY WHINEHOUSE.

Le concert se déroule et après quelques titres, ELIN demande si c’est l’anniversaire de quelqu’un dans la salle. Bon, forcément quelqu’un répond mais on ne sait pas si c’est vrai ou si c’est juste pour monter sur scène. Mais du coup, cette demande d’ELIN c’est juste pour lancer l’intro de « Birthday », le titre du dernier album de BLUES PILLS qui s’appelle justement… « Birthday ». Cet album, sorti en 2024, est plus pop que les autres mais il a quand même de super titres. Pour l’instant, c’est le troisième titre de cet album qui est joué ce soir et on en aura, sauf erreur, quatre au total.

Après « Dont you Love it », on a droit à un morceau que j’aime particulièrement lui-aussi  qui s’appelle « Lady in Gold ». Pour ce morceau, on a un solo de batterie de la batteuse remplaçante, le batteur d’origine André KVARNSTROM étant absent depuis le début de la tournée pour des raisons de santé. Cette batteuse, LINA ANDERBERG, est très souriante. Elle est tatouée mais heureuse derrière son kit de batterie.

Ce soir, on aura vu BLUES PILLS avec un trio féminin car seul le guitariste reste. Ca change diamétralement la donne car avant, avant d’être rejointe pour la tournée précédente par la bassiste AGNES ROSLUND, ELIN LARSSON était la seule femme sur scène. ZACK ANDERSON doit faire attention car il est désormais la seule présence masculine sur scène (lol of course).

Ils vont nous jouer « Low Road » et là c’est super sympa car ELIN descend dans la foule pour danser avec le public. Petits coups d’épaules sympas, pas du pogo de bourrin. C’est un moment de partage collectif, un moment suspendu dans le concert et qui tombe bien parce que du coup, je me retrouve propulsé au premier rang. Le pied !

Et c’est le dernier morceau : « Bye, Bye Birdie », une version bien électrique pour finir le set et ils quittent la scène. Jean-Yves est sur le cul, lui qui ne connaissait pas.

Mais non, ce n’est pas fini au bout de 5 minutes, ils reviennent ! Ils débutent en douceur avec « Little Sun » – ça, c’est un super morceau que j’adore du premier album – avant de nous chanter encore un autre morceau du premier album : « Devil Man ». On peut vraiment apprécier la voix incroyable d’ELIN. Et c’est ainsi qu’ils finissent vraiment leur set.

C’était encore un super concert de la part de BLUES PILLS. Les musiciens ont une bonne entente et une bonne présence, à part peut-être ZACK qui lui est resté un peu plus en retrait. Ce qui n’enlève rien à son talent. Perso, je trouve qu’il a bien fait de laisser la basse à quelqu’un d’autre car c’est vraiment un super guitariste et il nous a fait de beaux solos et de beaux passages.

Fin du set. Ca va au bar, ça discute. Il y a une atmosphère de fin de concert alors que DEWOLFF doit encore passer sur scène. C’est vraiment bizarre comme ambiance.

DEWOLFF, groupe Hollandais avec le guitariste chanteur PABLO VAN DE POEL va nous faire un Rock années 70 teinté de Hard Rock, de Soul et de Funk. Avec eux, on voyage dans le temps.

Ils commencent leur set avec l’excellent « Night Train ».

Pendant le concert, on a beaucoup de passages Psyché avec des solos d’orgue. On se retrouve un peu dans le style des DEEP PURPLE de l’époque. Ca ne semble pas plaire à tout le monde car après les deux premières chansons, la salle se vide.

Les DEWOLFF continuent sur leur Rock psychédélique. C’est toujours un peu dans le même style. Comme je n’accroche pas, je sors boire un coup en me disant que j’avais peut-être besoin de me vider la tête de BLUES PILLS mais quand je rentre, ça ne change pas grand-chose. Même si j’apprécie ce qu’ils font, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça mille fois.

En parlant avec les gens qui sont restés, eux ont vraiment beaucoup apprécié ce côté rétro 70, mélange de LED ZEPP et de PURPLE. On est en plein dans les 70’s et c’est un style que les anciens apprécient souvent plus que les jeunes. 

Ils finissent leur set avec le titre « Rosita » qui est un morceau que j’aime finalement bien.

On a droit à un petit rappel. Ils sortent de scène deux secondes, et comme les lumières ne se rallument pas, on sent qu’il va y avoir un rappel. Le groupe remonte effectivement sur scène et là, surprise ! ELIN LARSSON arrive dans un beau blouson blanc avec des franges rouges. On est super contents. ELIN fait une reprise de « War Pigs » de BLACK SABBATH avec DEWOLFF. Comme toutes les personnes dans la salle, je pense que rien que pour ce morceau ça valait le coup d’être resté. C’est vraiment un super hommage à OZZY OSBOURNE. Ce titre est super mais là, il est interprété de façon magique. Si jamais ils en sortent un single, sûr que je me l’achèterais !  

A la fin du concert, vu qu’ELIN est revenue, les gens restent sur le devant de la scène. Certains en profitent pour faire dédicacer leurs albums et un fan lui offre même un Playmobil qu’il a fabriqué à son effigie. Elle est super contente et du coup, elle reste un peu pour discuter.

Vu que BLUES PILLS nous a fait un super concert, RDV au stand merch’ et là, super surprise, ils vendent un album Live de la tournée de l’album « Birthday », dédicacé par ELIN et son guitariste. C’est une édition colorée limitée à 500 exemplaires et à un prix abordable. Trop content ! 

J’ai passé une excellente soirée et ça a été un vrai plaisir de revoir la chanteuse de BLUES PILLS. Un grand merci à MEDIATONE qui nous a offert cette date !

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