ISOLA ROCK FESTIVAL 2026

ISOLA ROCK FESTIVAL 2026
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Je quitte ce jour les abords du Frontiers Rock Festival après avoir passé quelques jours vers Milan. J’ai rencontré un festivalier de Pau super sympa pendant le Frontiers et, une chose en entraînant l’autre, je finis par l’attirer vers ce nouveau festival (pour moi) qu’est l’Isola Rock Fest. C’est du coup en convoi fourgon / camping-car que nous prenons la route en partant de Trezzo sull’Adda à quelques 30 kms de Milan en direction de la Vénétie où se trouve le site du fest.

On arrive la veille au soir dans une petite bourgade de 1500 âmes, à 20 kms de Vérone. A part les organisateurs et les bénévoles, on est les premiers sur le site. On a le temps de discuter avec le « boss », très sympa et on lui fait remarquer le côté exceptionnel d’un festival Metal gratuit de 4 jours. Surtout que cette année, ils en sont à leur 19e édition : incroyable !

On laisse quand même l’équipe travailler et on va chercher un emplacement pour poser nos véhicules. Ce qui est bien, c’est qu’on a l’embarras du choix !

Le lendemain, c’est après avoir fait un tour dans la petite ville d’Isola Della Scalla, que j’arrive tranquillement dans cette grande et belle salle qu’est le Palariso. Pour le moment, elle est bien vide.

IV SIGILLO est le premier groupe et a donc la lourde tâche d’ouvrir les festivités. Voix d’outre-tombe, grosse mise en scène. Le chanteur arbore un T-Shirt de DEAD CAN DANCE. Le bassiste quant à lui a un look de curé. Le chanteur boit dans sa fiole (d’alcool ?) et la partage avec le public comme une offrande ; étrange.

C’est sympa, ça se regarde, bien que la rythmique soit vraiment trop forte !

Arrive sur scène un autre groupe italien. Il faut dire qu’à part les Anglais de TYGERS OF PAN TANG, les Français d’AMON SETHIS et THRESHOLD (Anglais eux-aussi), le festival est à 80% italien.

Difficile de définir le second groupe : WYATT EARP (référence western). Ils oscillent dans un style un peu prog’. Le chanteur est un peu théâtral. Il est hyper souple et il se tord dans tous les sens avec des poses difficiles à copier. Il doit faire de la danse, du yoga ou de l’expression corporelle… Par moments, il semble « habité » ; néanmoins, j’ai du mal à rentrer dans son jeu et dans le show.

Ce qui n’arrange pas, c’est que le batteur est un « cogneur » et qu’encore une fois, le son trop fort.

S’ensuit PIER GONELLA, un trio principalement instrumental. Chose d’entrée de jeu appréciable, le son est moins fort.

Pier, le guitariste, quand il n’est pas dans ses solos, n’a pas l’air à l’aise dans l’espace et préfère se réfugier à l’arrière de la scène. Il nous délivre un cover de JOE BONAMASSA (« Notches »), suivi de quelques instrus pour reprendre ensuite un cover trop facile de « Always with You, Always with Me » de SATRIANI. Justement, j’avais le sentiment, depuis le début du show, de revenir dans l’univers d’antan de SATRIANI.

Quelques instrus plus tard, je suis surpris à l’écoute du « Rain » de THE CULT qui se révèlera le titre de fin. Vraiment bizarre.

Il m’aura fallu plus de 40 ans pour voir enfin sur scène ces légendes de la NWOHM que sont les Anglais de TYGERS OF PAN TANG. Il faut dire que nos agendas respectifs n’étaient jamais accordés. Finalement, je dois vous avouer, qu’avoir enfin l’occasion de voir les TYGERS, c’est ce qui m’a décidé à continuer mon périple à travers l’Italie (en plus, avec THRESHOLD et les Grenoblois d’AMON SETHIS en bonus).

Leur show démarre fort avec « Love don’t Stay », tiré de l’album « Crazy Nights ». Il est suivi de « Gangland » de «Spellbound ». Bien vu. Un écran laisse apparaître la pochette de l’album du morceau qu’on est en train d’écouter. La machine est bien huilée.

Tout comme l’été dernier avec PRAYING MANTIS au Time to Rock Festival, je suis vraiment impressionné par ces vétérans du Hard Rock. C’est très pro et les membres de TYGERS ont un vrai plaisir à jouer et à être sur scène. Il est bon de le souligner dans ce paysage Metal qui parfois me laisse songeur.

Ils nous offrent une forme de rétrospective de toute leur carrière en nous interprétant différents titres des 9 albums. Je suis super heureux d’être là et j’apprécie vraiment leur prestation.

La journée commence avec INTER SIDERA. J’aime bien le chanteur qui module sa voix, bouge et explose. Ils sont jeunes et ils ont une belle énergie.

C’est, je pense, un groupe à suivre.

EDGEHEART monte ensuite sur scène. Le 1er titre commence avec une intro au son arabisant à la MYRATH. Ca commence bien. Le guitariste solo est mis en avant avec une grosse rythmique. Après, ce qui est dommage, c’est que ça reste plus classique pour la suite du set.

En plus, le son est à nouveau trop fort, ça n’arrange pas les choses !

Aussi incroyable que cela puisse paraître au vu de mes origines annéciennes, j’ai mis du temps avant de voir AMON SETHIS en concert. Mais, dès le début du premier concert auquel j’ai assisté, j’ai été séduit par leur Metal Prog’ et cet univers de l’Egypte ancienne.

C’est très théâtral cette entrée du chanteur Julien TOURNOUD sur scène. Ils se sont forgé une véritable identité. Le show est en place. Il y a une belle complicité entre les musiciens que je ressens en prenant des photos dans le pit.

Lorsque je me retrouve dans le public, aux premiers rangs, je vois tout le long du show, le public découvrir et finalement adhérer à l’univers d’AMON SETHIS, séduit par leur musique et ses ambiances.

Ca se confirmera au stand de merchandising qui se fait dévaliser en CD et T-Shirts du groupe.

C’est maintenant le tour de THE FORESHADOWING de nous montrer ce qu’ils savent faire. Belle découverte que ce groupe romain qui a déjà sorti 5 albums en 20 ans d’existence. Le chanteur est en costard, quelle classe ! J’ai aimé leur style qui parfois s’aventure en terrain Gothique.

Je suis sous le charme, j’ai même acheté deux de leurs albums dont leur petit dernier.

J’avais été quelque peu échaudé par le show de THRESHOLD il y a trois ans au Raismes Fest. Pas de chance, avec la chaleur, leurs ordis avaient subi quelques soucis et quand le show s’arrête deux fois dont une durant 30 minutes, il est dur pour le groupe et le public de rentrer dans le show. C’est pour ça que je voulais les revoir, avec tout le bien que j’entends autour de moi, sur ce groupe.

Dans le pit, je vais me battre avec le light show et ses huit poursuites blanches. On sent tout de suite la maîtrise des musiciens, même si le guitariste et le bassiste restent relativement discrets sur scène.

Quant au batteur, quelle maîtrise ! C’est un festival tellement il est impressionnant dans son jeu.

Le show sera basé principalement sur trois albums dont ils nous délivreront 2/3 titres chacun, à savoir « Legends of the Shires » (2017), « Dead Reckoning » (2007) et « Hypothetical » (2001). Pour le reste, ils vont aborder 4 albums (de 94 à 2022), juste avec un titre. Il faut dire que leurs morceaux sont assez longs et les 1h25 de Live vont passer bien vite ! 

Avant le rappel qui annoncera « Small Dark Lines », le public scande des « We want more ! We want more ! ». Les vingt premiers rangs bougent et tapent dans leurs mains ; on devine les connaisseurs !

Ce soir, le public est vraiment venu pour les Anglais !

Au départ, je devais couvrir uniquement deux jours de festival mais cet après-midi pendant une très belle balade dans Vérone, je me décide finalement à aller voir la 3e journée de l’Isola Rock Fest. Etant encore dans la Ville des Amoureux pour le début de cette journée, j’ai raté la prestation des premiers groupes, à savoir les Italiens de WERDEM, FIVE WAYS TO NOWHERE (en plus, le chanteur est très sympa et tient un stand de merchandising original : patchs, etc…) et VOODOO HIGHWAY.

J’arrive dans la salle pour le set de DOBERMAN avec à sa tête Paul DEL BELLO, basssite-chnateur bien connu. Le groupe oscille musicalement dans un Metal classique mais avec un chant/guitare qui reste, selon moi, assez commun.

Après, il y a un public et il semble apprécié le set. Quant à moi, je ne retiendrais que leur cover de VAN HALEN, « Hot for Teacher » qui m’a bien emmené.

Avec ANCIENT BARDS, le groupe suivant, on est dans un genre de Power Metal, assez « bourrin » malgré la présence d’une chanteuse. Elle a du talent et de la voix. Dommage pour les mélodies que je trouve bien gentillettes. Et surtout quand elle pousse sa voix, pour moi, c’était insupportable.

Pourtant, elle a un public et l’audience a l’air là-aussi d’apprécier puisqu’ils en redemandent. Elle revient alors avec un titre Heavy et une batterie vraiment trop forte, ce qui est horrible pour moi.

j’arrive le dernier jour pour le show de HAND OF JUNO. Avec un seul album à leur actif « Psychotic banana » de 2024), le trio féminin, né en 2021, pratique un genre de Metal Indus parsemé de Gothique avec des influences Electro/Tech.

La chanteuse Melisse BRUSCHI est vraiment à l’aise sur scène et vocalement, elle aura séduit le public tout comme elle m’a séduit moi.

C’est maintenant le tour de PERSEFONE, un groupe originaire d’Andorre et né en 2001. Je vous avoue que j’ai voulu rester jusqu’à la fin mais leur Death Metal Progressif ne m’a pas séduit. Et après 4 jours intenses de festival, Morphée m’appele et je ne vais pas résister.

Merci à l’organisation et aux bénévoles de l’Isola Rock Fest qui font un travail remarquable ! Seul bémol sur ce fest, le son qui était vraiment trop fort.

Je souligne à nouveau qu’on aurait bien envie en France d’un tel festival, gratuit et qui dure. Néanmoins, il est un peu dommage que le public ne soit pas venu plus nombreux.

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