Dimanche 21 Juin 2026 à Barberaz (Savoie)

Report Cédric LeMAGIC – Photos : Bérénice FLECHARD
La saison canadienne continue au Brin de Zinc : après les BYWATER CALL, c’est au tour des Montréalais de THE DAMN TRUTH de revenir secouer Barberaz. Un retour attendu, trois ans presque jour pour jour après leur premier passage. Entre Fête de la Musique et dernier jour du Hellfest, on aurait pu craindre une salle clairsemée… mais non : le public est bel et bien là, un peu moins nombreux que ce à quoi on aurait pu s’attendre en temps normal mais prêt à vibrer.
Ce soir, il n’y a pas de setlist et en plus, j’ai un peu perdu mes notes, donc ne m’en veuillez pas si je fais quelques erreurs dans le déroulé du set même si j’ai quand même un peu bossé la discographie du groupe. Autre alternative : je pourrais vous dire que c’était fabuleux et m’arrêter là mais mon rédac’ chef risque de ne pas être d’accord. Du tout.

Quand THE DAMN TRUTH débarque sur scène, c’est full look seventies coloré et assumé. Le guitariste Tom SHEMER est habillé avec une chemise rouge, un pantalon rouge et des ‘tiags rouge. Le bassiste Pierre-Yves (PY) LETELLIER arbore lui-aussi une chemise mais en mode « rideaux de ma grand-mère » et un fut à rayures noir et gris. Le batteur Dave TRAINA arbore quant à lui une espèce de haut léopard et Lee-La BAUM, la chanteuse-guitariste, est en jupette à motifs géométriques 70 et petit haut beige. Mais surtout, elle a des oreilles de léopard en peluche sur la tête. Quand je vous disais qu’on était en plein dans les 70’s !.
Le set démarre sur un titre de « Now or Nowhere » (2021). La salle applaudit, Lee-La règle ses retours, puis le groupe enclenche la vitesse supérieure.
Cinq titres du dernier opus « The Damn Truth » (2025) s’enchaînent, dont un “Be Somebody” génial. Lee-La raconte que ce morceau a été interprété à chaque concert pendant leur tournée et qu’il avait évolué en fonction des nombreux live shows avant d’être ré-enregistré. Et ça s’entend : guitare acoustique bien sentie et un refrain des plus accrocheurs qui attrape tout le monde. Le public, jusque-là sage, se réveille d’un coup. La machine est lancée.

S’ensuit « Killer Whale » qui porte bien son nom, « Love Outta Luck » avec sa batterie percutante, ses guitares enlevées et sa basse fougueuse… sans parler de la prestation déchaînée de la chanteuse.
« Je plane, je suis libre, me voilà. Je veux juste être moi-même », nous chante Lee-la sur « Addicted », un morceau aux tonalités Funk. Elle est très expressive et remue beaucoup. Arrive « The Willow » qui bien qu’il commence sur une note mélancolique, voit cette nostalgie voler en éclats avec un riff de tueur et une section rythmique percutante. C’est immense.
Lee-la et Tom communiquent beaucoup avec nous. La chanteuse nous dit qu’ils ont fait beaucoup de pays, beaucoup de festivals mais qu’ils aiment bien ce genre d’endroit, ces « petits lieux » comme le Brin de Zinc. Elle s’étonne de voir autant de monde un dimanche soir. Humilité totale. Quand je pense que ce groupe a l’habitude de jouer devant 10.000 personnes !








Malgré la chaleur, ils ne ménagent pas leurs efforts sur scène. Je suis là, je me laisse imprégner par la musique. Je suis scotché par la passion que Lee-la BAUM met dans son interprétation. C’est bien. Je suis bien.
Tom SHEMER change de guitare, il arbore maintenant une sangle léopard (dress code validé). Sa complicité avec Lee-La saute aux yeux.
“All Night Long” déboule avec un riff pas piqué des vers. La Power Ballad “If I don’t make it Home” nous offre un de ces moments suspendus comme je les aime avec un solo de Tom bien sympa. Il descend dans le public. « Ca va tout le monde ? On reste avec vous dans la salle ! », nous dit-il avant le refrain puissant qui nous donne envie de chanter. Ce morceau est un hymne, clairement.


Il n’y a pas à dire, ils assurent !
La chaleur devient de plus en plus intense. Le groupe réclame de la bière et de l’eau, je file leur en apporter. Rock’n’roll, mais hydraté.
Tom nous explique qu’ils sont très fiers d’avoir été nominé cette année au Prix JUNO dans la catégorie Album rock de l’année pour leur album « The Damn Truth », réalisé par Bob ROCK et que c’est une belle reconnaissance. .
Après, je me souviens chanson en français mais j’avoue que je n’ai aucune idée du nom de ce morceau.

C’est maintenant à l’album « Now or Nowhere » d’être mis en valeur et s’enchaînent ainsi : « Lonely », « Only Love », « Look Innocent » et « Tomorrow ».
C’est déjà l’heure du rappel. Petit solo de batterie, Lee-La descend dans le public, lance des “palapala”, remonte sur scène, et c’est “C’est mieux comme ça (Better This Way)” qui explose. C’est Pop, frais et mélodique avec un riff en boucle qui fait mouche. Le groupe saute sur scène. La salle se met à sauter aussi et c’est ainsi que se termine ce set intense d’une bonne heure 30.
A peine le concert terminé, le groupe sort discuter, prendre des selfies, rire avec tout le monde. Seul regret : ne pas avoir trouvé leur sauce piquante “Truth Serum” au merch’. Oui, elle existe vraiment ! C’est un mélange de tomates rôties, de piments mexicains et de… vodka. Rock’n’roll jusqu’au bout, quoi !
C’est ainsi que se termine la soirée. Je suis heureux d’avoir revu la charismatique Lee-La BAUM qui nous a livré une fois de plus une prestation hors norme, sans pour autant éclipser Tom, PY et Dave. THE DAMN TRUTH est un groupe talentueux et sincère et on leur souhaite le meilleur.

