Samedi 1er août 2026 à Wacken (Allemagne)

Report : STF – Photos : YVAN ANHELL SHOOT TO ETERNITY
Ce samedi 1er août démarre avec une météo parfaite : du soleil mais pas trop chaud.
KIM DRACULA (Australie)
Sur la Faster, c’est KIM DRACULA qui commence, en costume-cravate pour le groupe. Le chanteur Samuel WELLINGS s’approche courbé, sous une cape et appuyé à un bâton. Il envoie le tout valser dès les premières notes de “Reunion and Reintegration” et révèle sa veste de pilote de ligne.
Mélange de Hip Hop, de Metal et de Jazz, voix de crooner ou growl, le groupe maquillé de noir détonne par son style et son look.
Le saxophone apporte une touche sympathique, notamment durant quelques courts intermèdes où il est mis en valeur (thème de JAMES BOND). On reconnaît plusieurs reprises (de LADY GAGA, PEARL JAM ou PARKWAY DRIVE). Le groupe tasmanien se démène et les premiers Circle Pits de la journée sont lancés. On est réveillés !
MINOTAURUS (Allemagne)

Sur la Wackinger, le groupe allemand de Folk Metal MINOTAURUS fait son show.A cette heure et fatigue aidant, le public est un peu parsemé. Le chanteur nous fera d’ailleurs signe de venir rejoindre le centre.
Un minotaure (oui, un vrai) essaie de motiver les festivaliers. Il se chamaille avec la chanteuse Clarissa HOBECK et joue du “air guitar” avec sa hache, mais ça ne prend pas trop… Il a quand même quelques fans avec le T-shirt du groupe (ils sont salués par le chanteur Oliver KLUMP).
Pour la dernière chanson, Oliver KLUMP simule un combat à l’épée contre un adversaire invisible avant de s’écrouler face contre terre… devant des festivaliers un peu indifférents.
LAMB OF GOD (U.S.A.)

LAMB OF GOD se lance sur la Harder devant un public nombreux.
Les américains livrent un show intense, les Circle Pits le sont tout autant. Ils soulèvent tellement de poussière qu’on a du mal à voir la scène ! Il fait un peu chaud (les flammes de la scène n’aident pas) et une glace géante gonflable rebondit sur la foule.
Randy BLYTHE apostrophe plusieurs fois les festivaliers et fait tourner son micro comme un lasso. Il utilise un langage très fleuri parsemé de “f*ck” à toutes les sauces. Apercevant plusieurs drapeaux du monde entier, il s’exclame : “C’est bien, ce festival est international ! Nous sommes une grande famille. La musique est le langage universel”.
A la demande du chanteur, pour le dernier titre “Redneck”, un Circle Pit de taille impressionnante se forme. Il semble que les festivaliers ont encore beaucoup d’énergie !
AIRBOURNE (Australie)

Sur la Faster, la pelouse est comble pour AIRBOURNE et leur Hard Rock dynamique et rapide. Joel O’KEEFFE saute et court partout en enchaînant les riffs sur sa guitare.
Un festivalier se promène sur la foule sur le dos d’un canard gonflable (un échauffement pour ALESTORM ?).
Vers le milieu du set, Joel O’KEEFFE monte sur les épaules d’un gars de la sécurité (très costaud) pour aller jouer de la guitare au milieu de la foule déchaînée. S’ensuivra la classique distribution de verres de bières (un peu trop longue) lancés depuis la scène. Les gobelets amorcent une jolie parabole pour atterrir ensuite dans le bon sens – on voit le coup de main – et avec un peu de chance encore avec leur contenu. Toutefois, une festivalière juchée sur les épaules de son ami arrivera à attraper un gobelet au vol, une belle prouesse saluée par le public !
ARCH ENEMY (Suède)
Sur la Harder, ARCH ENEMY livre une très belle performance devant de nombreux festivaliers.
Difficile de succéder à Alissa WHITE-GLUZ, mais la nouvelle chanteuse Lauren HART fait parfaitement le job, se démène et court partout. Elle motive la foule et conquiert le public sans problème.
Dans sa tenue noire moulante, elle brandit un drapeau à l’effigie du logo du groupe. Les flammes jaillissant soudainement de la scène la surprennent et elle recule pour ne pas brûler le drapeau. De nombreux ballons rouges et noirs avec le logo du groupe sont envoyés sur la foule, malheureusement le vent les emporte un peu trop vite.
POWERWOLF (Allemagne)

La nuit tombe, c’est l’heure où les loup-garous peuvent se montrer. POWERWOLF commence son show. Attila DORN apparaît sur une plateforme en hauteur (tout en sobriété…).
Le spectacle est tout feu tout flammes : la cathédrale en ruine (utilisée comme décor) s’enflamme, l’orgue tire des boules de feu sur “Amen & Attack”, et comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi un lance-flammes et un bûcher (et non, ce ne sera pas pour la chanson “Joan of Arc”).
Attila DORN est très bavard (toujours en allemand) et fait chanter la foule à de nombreuses reprises (notamment sur “Armata Strigoi”). Falk Maria SCHLEGEL, quand il ne joue pas au clavier, encourage la foule à chanter ou à frapper dans ses mains. Sans micro pour s’adresser à la foule (mais très expressif comme s’il jouait au théâtre), il sert parfois un peu de souffre-douleur à Attila. Ce n’est du coup pas sans me rappeler le duo Till LINDERMANN et Christian LORENZ de RAMMSTEIN.
S’ensuit une pause (bienvenue) de 30 minutes pendant laquelle les fondateurs du Wacken, Thomas JENSEN et Holger HUBNER font leurs remerciements : l’un en allemand, l’autre traduisant en anglais. Les groupes prévus pour le Wacken 2027 sont ensuite annoncés et il y a déjà du lourd !

SABATON (Suède)
SABATON se lance sur la Harder, devant une foule compacte et un public déjà acquis. Ils sont accompagnés par 6 choristes. L’énorme char d’assaut, sur lequel est installée la batterie, monte de quelques mètres.
Pas de Napoléon sur scène pour la chanson “I, Emperor” (référence au Hellfest 2026), par contre, spécificité locale, la foule scande “Noch ein Bier!” (“Encore une bière!”), obligeant les membres du groupe à se désaltérer régulièrement. SABATON transforme même les paroles de la chanson “Gott mit uns” par “Noch ein Bier”, ce qui est un peu perturbant. Bonne ambiance dans le public et aussi sur scène, où Joakim BRODEN se retrouve avec des médiators collés sur le visage, cadeau de ses facétieux guitaristes.
Pour “Templars”, un templier allume des braseros et se fait griller des saucisses pendant la chanson. Toujours en courant, Joakim BRODEN descend de scène pour serrer les mains de la première rangée de fans.
Le show se termine avec un grand feu d’artifice.
ALESTORM (Ecosse)

ALESTORM clôture la journée (et le festival) sur la Faster.
Toujours plus déjantés, les Ecossais en petit short vert et casquette enchaînent les tubes, envoyant des canards géants sur la foule.
Pas mal de festivaliers sont déjà partis (pour éviter les bouchons du lendemain ou se préparer au départ), du coup c’est un peu parsemé. Heureusement, le noyau dur de fans se concentre devant la scène et assure l’ambiance.
Sur “Nancy the Tavern Wrench”, le public s’assoit et imite des rameurs. Profitant de ce répit, même les gars de la sécurité s’y mettent de l’autre côté de la barrière ! Bref, très bonne ambiance pour ce dernier show.
Le groupe finit par le titre « Fucked with an Anchor« et enjoint les festivaliers à rentrer chez eux par des messages sur les écrans géants “fuck off”, “go home”, et “leave”. OK, on rentre se reposer… mais à l’année prochaine !
LES GALERIES PHOTOS DE SHOOT TO ETERNITY
THE OTHER (Allemagne)












MINOTAURUS (Allemagne)










ALESTORM (Ecosse)









AD INFINITUM (Suisse)











LAMB OF GOD (U.S.A.)






KITTIE (Canada)














KARBHOLZ (Allemagne)












NEVERMORE (U.S.A.)

















CASTEL RAT (U.S.A.)















POWERWOLF (Allemagne)














AIRBOURNE (Australie)















