Mercredi 24 juin 2026 à St Symphorien d’Ozon (Rhône)

Tiens, TIM RIPPER OWENS passe en concert à l’Over Eighteen Motors !
Oui, je vous parle bien du TIM RIPPER OWENS qui a remplacé Rob HALFORD pendant 7 ans (de 1996 à 2003) dans JUDAS PRIEST, ce même TIM RIPPER OWENS qui a inspiré un film que j’adore : « Rock Star – film tiré de son histoire, bien romancé quand même. Après son départ de JUDAS, on l’a vu au micro de ICED EARTH, K.K. PRIEST et en solo.
Voilà pour le CV du Monsieur.
Report et Photos : TI RICKOU
Et malgré ce CV, bah je ne l’ai encore jamais vu ni entendu en Live. Bon ce soir il va nous faire une setlist composée de covers, évidement, mais comme il a joué dans les groupes, ça change tout.
En plus, la première partie est assurée par KINGCROWN, et le groupe des frères AMORE, ben moi j’adore.
Mousse sur le houblon, la sauterie a lieu à l’Over Eighteen Motors chez mon copain Sylvain et je kiffe cet endroit : on ne rentre pas dans Lyon et on s’y gare facile, Et puis en été, il y a une scène en extérieur et, vue la température, il vaut mieux rester dehors. Bon, il faut juste croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas d’orage (ce serait bêta) car le temps est un peu menaçant.



Bon, on verra. En tout cas, c’est on the road again direction St Symphorien d’Ozon ! Départ un peu en avance, histoire d’avoir de la marge. Je me gare bien sûr fastoche et… et c’est quoi ce putain de bordel ? J’entends du son… Putain, ils ont commencé ! Pas glop !
Ouf, fausse alerte, je suis tellement en avance que KINGCROWN est bien sur scène mais le groupe fait ses balances. Gros coup de chaud, le Rickou ! Du coup, j’ai le temps de dire bonjour aux copains, et des copains il y en a à la pelle. Cool.
On est bien là, dehors. Tout le monde est aux taquets et KINGCROWN débute son set. Perso, c’est u groupe que j’aime et je suis super content de les revoir. Il faut dire que je n’ai pas pu être de la fête sur leur date au Sonograf d’où grosse frustration. En plus, ce soir, on va avoir droit à de nouveaux morceaux qui paraîtront sur leur prochain album prévu en septembre.








Les lights sont sympas, le son après quelques réglages est bon, et le groupe est en grande forme. Que ce soit visuellement ou musicalement, ce line up est vraiment au point et ça matche. Après, il faut reconnaître que Bob SALIBA qui assure la guitare est un pur killer et j’adore son style. En plus en live, il a une putain de présence.
A vrai dire, de la présence scénique, ils en ont tous, que ce soit David AMORE derrière sa batterie, son frère Joe au micro, Sébastien CHABOT (accessoirement guitariste chanteur de GALDERIA) à la basse ou encore Ced LEGER à la seconde guitare.
Les nouveaux morceaux sonnent grave et sont bien dans la continuité des anciens titres mais avec une touche de je ne sais quoi qui retentit encore mieux encore. Ca me donne vraiment envie d‘écouter ce nouvel album en entier.
Et que dire de la voix de Joe ? Pour ma part – et je suis objectif – je pense que c’est l’une des plus belles voix de la scène française et du style. J’adore sa texture vocale, rauque, chaude et puissante, limite envoûtante, et je trouve qu’avec le temps, elle est moins typé DIO et qu’on entend plus Joe.



Malheureusement, leur set va être écourter pour faire la place à TIM RIPPER OWENS. Le pire, c’est que le Monsieur n’est même pas encore arrivé et qu’il n’a fait aucune balance. Oups. L’ingé-son est, on le comprend, mega stressé du coup.
Enfin, TIM RIPPER OWENS arrive, descend de son van et va direct au micro. Et il attaque direct. Pas de préliminaires, on est de suite dans le dur. Alors bien-sûr, il va falloir quelques morceaux et tout le talent de l’ingé-son pour que le son soit bon. Mais ça le fait.
Les musiciens qui accompagnent Tim sont, pour moi, inconnus au bataillon, même s’ils ont joué avec des groupes ou des musiciens de groupes que j’aime.








Tim va nous faire un grand tour du répertoire de JUDAS PRIEST. A l’écouter sur les morceaux de Rob HALFORD, on comprend facilement pourquoi JUDAS l’a pris comme chanteur. Il est tout simplement bluffant. Je vois ma chérie qui s’éclate comme une petite folle, ça fait plaisir. Perso, je suis fan des morceaux que JUDAS à fait avec lui.
Bon, après, le point négatif se trouve au niveau du charisme. On comprend pourquoi JUDAS a voulu récupérer Rob HALFORD en termes de présence scénique. Les musiciens et Tim échangent plutôt bien sur scène, on sent qu’il y a une bonne ambiance entre eux et c’est clair qu’il est gentil. Limite trop gentil. Pendant son set, il attrape des disques tendus par des fans pour les dédicacer tout en continuant à chanter. C’est complètement dingue, ce truc – mais je comprendrais pourquoi un peu plus tard.
Le public – pas assez présent car on est, à mon avis, un peu plus d’une centaine – est conquis. Ca chante, ça bouge et même sur le cover de BLACK SABBATH c’est du délire. D’ailleurs, Tim nous explique que Ronnie James DIO était entre tous son chanteur préféré.
Sniff, c’est fini. Le temps est passé vite. On a hâte de le rencontrer.






Sauf que c’est à ce moment-là que son manager arrive, qu’il se gare juste à côté de la scène et qu’il le fait grimper sans cérémonie dans le van pour l’exfiltrer du concert ! J’hallucine ! Les orgas aussi. On n’est pas à Bercy, mec ! Et c’est là que je comprends pourquoi Tim a signé des autographes en plein milieu de son set. Au moins, le tour manager n’a pas pu intervenir.
En résumé, malgré une fin toute pourrie, je suis content d’être venu et d’avoir vu TIM RIPPER OWENS en concert. C’est vrai que j’aurais bien aimé l’entendre sur ses compos personnelles. J’espère que je pourrais le voir avec son groupe K.K. PRIEST.
KINGCROWN, de son côté, a été impérial et rien que pour eux, ça valait le coup de faire le déplacement.
Un grand merci à Sylvain, le patron de l’Over Eighteen Motors, à Laurent WILB et à Julien TOURNOUD pour cette soirée et pour leur infinie patience avec le road manager de TIM RIPPER OWENS. C’est toujours un grand plaisir de venir à l’OEM !
