Mercredi 06 mai 2026 à Barberaz (Savoie)

Report : SEB 747 – Photos : STEVE*74
Alors que le temps était à l’orage toute la journée, voilà que le soleil fait son apparition. Que demander de plus à part un bon concert ? Ce soir, c’est en Espagne que nous nous rendons. Enfin… pas vraiment… Nous allons en fait au Brin de Zinc de Barberaz pour voir les Catalans de KILMARA, mais c’est kiff kiff, non ?
Comme d’habitude, c’est en binôme que nous nous rendons dans la Savoie voisine. Une fois sur place, le parking est blindé. Serait-ce une bonne nouvelle ? Sauf qu’à y regarder de plus près, il n’y a pas l’air d’y avoir beaucoup de metalleux… Et, en effet, nous sommes les premiers arrivés. Drôle d’impression de voir notre salle préférée complément vide. Du coup on attend dehors. Au fur et à mesure que le temps passe, je me rends compte qu’il n’y aura pas grand monde ce soir. Est-ce dû au match de foot qui passe en même temps ? Grande question mais en tout cas, ce sera plus intime.
Tiens, il y a des types habillés en bleu de travail qui viennent de passer. Étrange. Je n’ai pas vraiment eu le temps de regarder de plus près. On verra plus tard.

Bon allez, il est temps de rentrer dans le Brin de Zinc ! A l’intérieur nous découvrons le superbe backdrop du groupe, les amplis EVH (Eddie Van Halen), les strapontins marqués KILMARA et la grosse caisse qui arbore le dessin de la pochette de leur dernier album. Il parait que les Barcelonais, composés de Jony PORTILLO à la guitare, Didac PLA à la basse, Daniel PONCE – le seul Américain de la bande mais qui vit à Barcelone – au chant, Carles SALSE, guitariste, et de Neil GOMEZ, le petit nouveau, à la batterie, sont connus pour leurs compositions, leurs fortes mélodies et leurs performances Live. J’ai hâte de voir ça !
Il est 21h15 lorsque le groupe débarque dans le Brin de Zinc. Les musiciens habillés en spationautes traversent la salle. D’abord Neil, suivi de Didac qui avec un peu trop d’enthousiasme fait tomber un tableau accroché sur le mur. Il tente de le remettre avec Daniel et Jony. Sans succès. Ce sera pour plus tard malgré l’essai de Carles.
Il est temps de s’installer et de démarrer une intro très spatiale, comme si nous étions à la N.A.S.A. D’un côté, c’est normal : ils voyagent jusqu’au soleil sur leur dernier album et, d’ailleurs, c’est avec le rapide et épique « Journey to the Sun » que démarre le set des Catalans. Il est suivi d’un « My Haven » issu de « Across the Realm of Time », l’album sorti en 2018.








Plus tard, Daniel prend la parole, en français dans le texte, pour la première fois. « Merci Chambéry ! Bonsoir. Nous sommes KILMARA de Barcelone. Je parle un petit peu le français mais l’anglais, c’est mieux. Alors je vais continuer en anglais », continue t’il. « Merci d’être venus un mercredi soir ».
Le groupe déchaîne alors le tout aussi speed « Wildfire », issu de leur récent album, une pure décharge d’adrénaline. Le Power Metal très mélodique des catalans nous emmène dans un voyage intergalactique et résonne dans un Brin de Zinc un peu vide. D’habitude, je ne suis pas hyper fan de ce style mais là j’adore. La mélodie qui flirte avec le Hard Rock des années bénies (les eighties), la puissance parfois, qui ramène tout droit au Heavy Metal, tout est parfait. Sauf peut-être le manque de monde mais ça permet de mieux profiter et d’avoir un concert plus intimiste. Un mal pour un bien en quelque sorte.
Daniel présente le quatrième titre de la soirée « The break up », tiré de leur 3e LP « Love Songs and Other Nightmares ». Sans être un chanteur à la voix puissante, il reste intelligemment dans son registre, explorant des notes plus graves que celles généralement associées au Power Metal, tout en y mettant beaucoup de personnalité et de charisme. C’est un pur délice.











Et on repart sur un titre du dernier album « qui parle de la puissance de l’esprit », dixit le chanteur : « Power of the Mind ». Neil, en véritable rouleau compresseur, casque sur la tête, téléphone branché à ses côtés est en train de filmer sa prestation. Il enchaîne les frappes sous les ronflements de basse de Didac – le seul qui fait les chœurs – les riffs de Jony et les tapping de Carles. Le headbanging frénétique est de rigueur au sein du groupe, tel que le faisaient leurs aînés dans les années quatre-vingt.
Le matraquage continue avec « Liberticide », un titre mêlant agressivité et mélodie avec un refrain rapide et entêtant. Ils viennent à peine de commencer à interpréter ce morceau durant leur tournée européenne et ils sont fiers de nous le présenter, annonce Daniel. Sa voix possède une ossature Pop Punk nasillarde, un peu rauque, qui sait parfaitement porter un refrain. Je suis fan de ce chanteur. J’adore sa façon de moduler sa voix avec une telle maîtrise. Il démontre, dans chaque morceau, qu’il n’est pas nécessaire d’atteindre des sommets pour transmettre des émotions profondes.
Après nous avoir chaudement recommander leur avant dernier LP « Across the realm of Time » dont est tiré le titre « Out from the Darkness » qu’ils viennent de jouer, c’est au tour d’un classique de KILMARA, sorti il y a 16 ans, « Blindfold », d’être interprété. Un titre qui dégage une passion et une émotion forte. Pied de micro en main, bandeau dans les cheveux, Daniel est à fond. Il tourne sur lui-même, martèle le sol avec ses pieds, headbangue, monte sur les retours, tout comme Jony d’ailleurs, et harangue les spectateurs. Un vrai passionné avec un sens incroyable de la mélodie.

L’énergie débordante de KILMARA continue avec « Disciples », un hommage au Heavy Métal et son solo de batterie, le puissant « Take me Back » au jeu de guitare incandescent de Jony et les incessants tapping de Carles, « Principles of hatred » et son puissant refrain.
« Ceci est notre dernier titre de la soirée », annonce Daniel « il s’appelle : « Chances ». » C’est une belle Power Ballad fusionnée avec du bon vieux Heavy Metal des familles et du Hard Rock des 80’s en une furieuse déferlante. Le chanteur en profite pour présenter les membres du groupe en commençant par Carles qui, outre le fait qu’il est guitariste est accessoirement le producteur de leur dernier LP. Petite surprise, il nous annonce qu’il est aussi membre de XTASY, un groupe qui va bientôt nous rendre visite. Puis il passe à Didac, qui écrit tout, au petit dernier, Neil, puis au seul membre original de KILMARA, Jony, pour finir par lui-même. « On vous attend à la fin pour partager une bière », annonce t’il avant de conclure par « Alliance of the Free » avec ses solos de guitare énergiques et son refrain entraînant qui n’est pas sans rappeler un certain HELLOWEEN.
Le set terminé, on retrouve, comme ils nous l’avaient promis, le groupe à leur stand merch’. Des musiciens super abordables qui n’hésitent pas à discuter avec les fans, signer des autographes et prendre des photos. Ce qu’on aimerait bien voir plus souvent chez les plus grands.
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