Ce mois d’octobre 2026 a une particularité : les albums nous arrivent un peu tout à trac, parfois plusieurs jours après leur sortie (quel intérêt ?). Du coup, on avait sélectionné un album pour être album du mois mais un outsider est sorti tardivement du chapeau méritant lui-aussi largement ce titre. Donc ce mois-ci, rebelote, ce sont 2 albums du mois qui émergent !


DOCTOR NEZ – Nothing Short of Silver
Genre : Desert Rock
Sortie : 01 octobre 2026
Label : Autoproduit
Tiens, c’est le mois des groupes qui ont croisé l’Indien zarbi de Wayne’s World on dirait. Euh… drôle de nom pour un CD de Desert Rock du multi‑instrumentiste DOCTOR NEZ. Et il fait quoi, ce DOCTOR NEZ ? Bah, je l’ai dit : du Desert Rock, mais Heavy. Il n’y a qu’à regarder la pochette : un bras avec une épée, ça ne déconne pas.
Moi j’aime bien : la voix, son univers, ce côté Stoner Heavy, limite Doom, avec une touche de Psychédélique, cette basse profonde, ces compos…
J’aime bien l’Indien zarbi pour une méga teuf dans le désert. C’est sympa, le désert en octobre à ce qu’il paraît. En tout cas, avec DOCTOR NEZ, la visite est cool. 4 pics.


CRYSTAL THRONE – Chantry of Sacrifice
Genre : Heavy Metal Progressif
Sortie : 02 octobre 2026
Label : Autoproduit
Allez, on reste en France avec CRYSTAL THRONE. Là, on est dans du putain de Heavy Metal Prog’, chant en anglais et, franchement, rien à envier aux groupes anglo-saxons.
Ça joue grave, les compos sont excellentes et la voix est top. On a de belles mélodies, de superbes parties vocales, une grosse rythmique, de super solos, une bonne prod’. Et en plus, la pochette est superbe.
Mes cheveux bougent tout seuls, c’est un signe. Oui, j’ai encore mes cheveux et heureusement, parce que je suis en mode headbanguing automatique.
Je n’ai rien de négatif à dire. J’adore cet album. Foncez dessus les yeux fermés… mais les oreilles bien ouvertes.
Quand je dis qu’il faut arrêter de sortir des groupes de retraités avec un seul membre d’origine bon pour l’EHPAD, et aller à la découverte d’autres groupes… Le vivier du Hard Rock français est énorme et talentueux. Ne passez pas à côté maintenant, parce que dans 40 ans, ils seront moins bons. CQFD.
Pour moi, ce « Chantry of Sacrifice », c’est 4 pics.


HOT HELL ROOM – Blood Red Sand
Genre : Heavy Metal
Sortie : 02 octobre 2026
Label : HHR PRODUCTION
Déjà, je craque sur la pochette : le diable à droite avec des roses, et l’ange avec un gun à gauche. Trop top. C’est exactement le genre de pochette qui me fait regretter le format grande taille des vinyles !!!
Cinquième album pour le groupe HOT HELL ROOM. Cette fois, ils ont été produits par Andrew Guillotin près de Paris et masterisés à Los Angeles. Et le résultat est top : gros son, grosse prod’.
Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, ils évoluent dans du Heavy Metal / Hard Rock / Melodic Rock. Et putain, c’est méga trop bon. Ça sonne grave, les compos sont top, et j’adore la voix. Le chant en anglais est parfait, pas d’accent franchouillard à couper au couteau. Sa voix matche à donf avec la musique.
Et la zic alors ? Bah, les 11 titres vont certainement ravir les fans de DOKKEN et de QUEENSRYCHE. Les amateurs du style, ne loupez pas cet album.
Je craque sur ce « Blood Red Sand » et je l’écoute en boucle. 4 pics !!!

« ZORNHEYM a été créé comme un groupe conceptuel ultime : une fusion complète de musique, de narration et de mise en scène visuelle. Mêlant une orchestration cinématographique à une puissante base Heavy Metal et à de fortes influences Death Metal mélodique, le groupe a développé un son distinctif porté par des mélodies épiques et mémorables ». Ça, c’est ce que dit leur fiche technique.
Bon… j’écoute ou pas ? Telle est la question. Le mélange peut être intéressant, mais bon : il y a du Death Metal dedans. Ok, mélodique, mais “Death” veut souvent dire “monsieur en colère dans sa grotte avant l’arrivée des pastilles Valda”.
Bon, même pas peur. Euh… même pas trop peur. Allez, play.
Tiens… je ne m’attendais pas à ça. J’étais prêt à me sauver, mais que nenni : c’est limite Power / Symphonique / Lyrique Metal. Oui, il y a une grosse voix, mais pas si terrible que ça. Il y a aussi des voix claires, des chœurs, de la mélodie, et les compos sont top. La prod aussi.
Je repose mon bouclier et ma hache… Pour prendre une corne de cervoise avec mon pote Modération.
C’est bizarre, mais j’aime bien. Et même… je remonte le son. Si, si, Metalfreak, c’est possible. Il y a même de superbes moments d’émotion chantés en voix claire, et la grosse voix ne fait même pas peur – ce n’est qu’une petite partie de ce superbe album qui m’a sorti de ma zone de confort.
Je n’y crois pas moi-même, vu la fiche descriptive et vu l’écriture de leur nom sur la pochette (nom en cyrillique, signe pour moi de “beurk caca”) : 4 pics ! Si, si, je suis sérieux… comme quoi, parfois, on a de bonnes surprises.


HOT MACHINE – Comin’ in Hot
Genre : Hard Rock
Sortie : 02 octobre 2026
Label : Autoproduit
Album du mois
Je croyais en avoir fini avec les sorties d’octobre quand, tiens, je tombe sur un groupe Australien qui fait du Hard Rock. C’est clairement de l’attire-moi, ça !
La pochette donne le ton : HOT MACHINE, c’est un groupe de filles. Et le contenu ? Euh… sans même avoir écouté, c’est excellent, c’est sûr ! Aïe, pas sur la tête… Comment dire ça ? Elles sont mignonnes et habillées sexy. OK, mais bon. J’écoute quand même, et si c’est naze, je vous le dirais, of course.
Eh bien, mon pressentiment est confirmé : c’est mega bon ! Hey, je n’ai pas dit qu’elles étaient mega bonnes, mais que leur musique est d’enfer ! Du Hard à faire headbanguer les kangourous et les koalas !
J’adore la voix, les compos qui sentent le bush. L’esprit d’AIRBOURNE, ROSE TATTOO, ANGEL CITY et consorts est bien là, mais elles ont leur propre truc à elles.
Et putain c’est trop bon ! Bande de petits graisseux, foncez sur cet album ! Fans de Hard Boogie australien – ou suisse – jetez-vous dessus comme des affamés, c’est une tuerie !
Non, je ne dis pas ça parce que ce sont des filles, mais parce que j’adore. J’ai les cheveux qui bougent tout seuls, les pieds aussi. Allez, je le remets. Oui, encore une fois… et ce n’est pas beaucoup pour l’album du mois et un énorme 5 pics sur 5 !


REVENGE ORIGINS – Crazy Crush
Genre : Hard Rock
Label : Autoproduit
Sortie : 03 octobre 2026
REVENGE… ce nom doit parler à pas mal de monde. Non seulement aux Lyonnais, mais aussi à ceux qui les ont vus en première partie d’ALICE COOPER, SCORPIONS, UDO, GREAT WHITE, GOTTHARD, etc.
Oui, REVENGE ORIGINS, c’est Thierry APAIX et le premier chanteur du groupe, Philippe CHAUCHON.
Alors c’est clair : on n’est plus dans du Heavy Metal pur souche comme à l’époque de la formation précédente, avec P’tit Joe au chant. Là, on est dans du Hard Rock classieux, du Hard FM pêchu.
Et dès le premier morceau, « Crazy Crush », on est dans l’ambiance. J’avoue que je me laisse prendre au jeu. J’aime le son, les compos qui matchent avec la voix.
En plus, la pochette est superbe, et j’ai encore les refrains dans la tête : « We Love Boobs ». C’est frais, ça donne la pêche.
Alors oui, REVENGE ORIGINS a fait un virage avec le retour de Philippe mais moi, j’aime beaucoup cette direction. Dix morceaux à écouter à donf’. A découvrir très vite.
REVENGE ORIGINS is back ! Allez : 4 pics.

Bon, bouclier : check. Hache : check. Prêt à la bagarre, comme toutes les fois où j’écoute du Power Metal. Et là, direction la Suède pour aller combattre les dragons et les méchants.
TUNGSTEN fait dans le Power Metal moderne avec, bien-sûr, un vrai chanteur, et parfois des touches de voix plus rauques. Mais ça matche méga bien : la rythmique est puissante, le son et la prod’ sont top, les compos sont énergiques, modernes, mais bien dans le genre. Un genre qu’ils rajeunissent avec succès.
Je vais jeter les armes pour danser, surtout sur « Fuego Del Sol » et son rythme entraînant de ouf. Allez, on fête déjà la victoire, avec ces touches de clavier et cette putain de rythmique méga efficace. Et ce refrain qu’on veut chanter avec eux… ces chœurs magnifiques… Bref, je craque.
Tiens, ma femme trouve ça dansant – sans se moquer ! Très bonne découverte que cet album : chaque morceau est du bonheur en barre. « Supernova » est un parfait exemple de leurs morceaux joyeux, qui donnent la pêche et la banane (deux fruits d’un coup, c’est bon pour la santé !).
Je précise quand même : c’est moderne comme approche mais moi, j’adore. 4 pics.
PS : la pochette ne donne pas la bonne info, elle est très sombre.

La fiche technique dit que leurs influences vont de LYNYRD SKYNYRD et AC/DC à PANTERA, DREAM THEATER et que ça devrait plaire aux fans de THE WINERY DOGS et d’HALESTORM. Voilà qui est alléchant : un bon attire-Rickou.
La pochette est cool et continue d’attirer mon attention. Allez, play.
Tiens, c’est une chanteuse. C’est plutôt moderne, c’est bien fait, c’est très Rock effectivement. La voix est chaude et puissante.
Les morceaux sont variés, et donc leurs différentes influences ressortent : Sudiste, Hard Rock ou Metal selon les titres. Donc oui, il y a des morceaux que je préfère à d’autres.
Après, ça manque d’homogénéité. Ca veut peut‑être dire que le groupe se cherche encore un peu dans sa direction musicale.
Enfin, UNDERDOG EXILE est quand même un groupe à potentiel, et donc à suivre. Ah oui, dommage qu’il n’y ait que 5 titres, c’est un peu court. 2 pics.

Euh… la pochette de ce « Onar » de HOLLOW BONE est strange. Je ne sais pas ce que c’est. Bon, si ça commence déjà à la pochette, c’est mal barré… Allez, play, pour découvrir la musique et l’univers Post‑Metal de ces Italiens.
Et c’est comme la pochette : bizarre, barré. Ça me rappelle un peu l’univers de MONKEY3 (ma chérie n’a toujours pas digéré leur concert !!). Bon, c’est beau, oui. Même trop beau pour moi. D’ailleurs, je ne suis pas sûr de ne pas m’être endormi pendant l’écoute. Alors oui, c’est bien fait, bien joué… mais putain, à la longue, c’est très soporifique. Enfin, pour moi. Donc : à conseiller aux fans du genre, et à ne pas écouter au volant, sous peine d’endormissement profond. Comment, chérie ? Je dégage ce truc et tout de suite ?!!!
Bon… vu que le son est bon, que c’est bien joué, qu’ils ont mis leur nom sur la pochette, et qu’ils font trembler ma chérie d’effroi… 2 pics !!


SUECIDE HIGH – Chaos has its Charm
Genre : Fuckin’ Rock n’Roll
Sortie : 09 octobre 2026
Label : M&O Music
SUECIDE HIGH est le nouveau projet de Renaud MAYEUR, auteur-compositeur et chanteur du groupe (ex-HULK, TRIGGERFINGER). Et là, il fait dans du High Fucking Rock n’Roll à la HELLACOPTERS, IGGY POP & co. Bref : du Rock sans prise de tête, sans fioritures, brut de pomme, torturé, à vif.
Douze titres qui transpirent l’énergie Punk et la volonté de vivre Rock n’Roll. C’est garage, vintage, et putain… ça fait du bien ! Place au son.
J’aime les compos, la voix, l’ambiance.
Très bonne surprise que cet album, qui sent quand même un parfum de Suède. Et c’est cool. A écouter sans modération. 4 pics.


GLORYHAMMER – Space 1993 : Wrath of Kor-Virliath
Genre : Power Metal
Sortie : 16 octobre 2026
Label : Napalm Records
5e album pour GLORYHAMMER, et la pochette donne le ton : bagaaaaarre ! Explication de texte : les messieurs donnent dans le Power Metal.
Il se trouve que j’ai des copains qui sont allergiques au style, bah moi, j’adore. J’adore faire la bagarre et botter le cul des méchants. Alors évidement, je rentre à donf’ dans leur univers. C’est mon côté hardos guerrier qui ressort.
En plus, le Power Metal de GLORYHAMMER est mélodique. Puissant mais mélodique. Et ce « Space 1993 » en est la preuve : on a envie de reprendre les refrains à tue-tête.
C’est clair que j’aime ce groupe mais là, je craque pour cet album qui s’adresse aux fans du genre ! Allez, 4 pics. Et vas-y GLORYHAMMER, continue de péter la gueule aux méchants, Power Metal vaincra ! Comment chérie, j’arrête de m’emballer et je repose la masse que j’ai dans la main parce qu’il n’y a pas de sorcière de magie noire ici ?!


JOHN DIVA & THE ROCKETS OF LOVE – Your Favorite Drug
Genre : Glam / Sleaze
Sortie : 16 octobre 2026
Label : Frontiers Music
Album du mois
Voilà une méga bonne nouvelle : JOHN DIVA & THE ROCKETS OF LOVE sont de retour, et bien-sûr avec leur Hard Sleaze, pêchu et classieux.
Dès le début, la banane apparaît sur ton visage, tes cheveux passent en mode headbanguing automatique. C’est trop bon, on est tout petits, on ne mérite pas !! Quelle tarte, cet album. Et bien sûr, je saute, je chante, j’adore leurs morceaux qui donnent la pêche. J’adore la voix, chaude et puissante, les mélodies… C’est clair : rien à jeter sur cet album. Même la pochette est sublime.
Je n’ai même pas parlé des solos de gratte sublimes, des refrains qui restent en tête… Tout ce que j’adore sur cet album : grosse prod, grosse pêche.
Alors forcément : 5 pics et album du mois.


FVNERAL FVKK – Indecent Idols
Genre : Doom Metal
Sortie : 23 octobre 2026
Label : Dying Victims Productions
Euh… c’est quoi ce premier morceau ? On dirait des chants grégoriens, mais en tout cas, ça sonne comme du chant d’église. J’espère que c’est juste l’intro… Pas si sûr. Si c’est du Doom, on peut peut‑être dire mystique.
Le groupe FVNERAL FVKK mêle un Doom Metal épique et puissant à des textes inspirés par des crimes, abus et actes de corruption avérés commis par des institutions religieuses à travers l’histoire et jusqu’à aujourd’hui. Un album lourd, musicalement et dans les paroles.
Bon, vous l’avez compris : ce n’est pas l’album à mettre à votre mariage, sauf si vous voulez tuer l’ambiance et faire partir les invités. Un album intéressant, mais évidemment à éviter un soir de déprime.
Du coup, j’ai un peu le bourdon… Allez : 3 pics !
PS : à écouter au casque, sur la tombe de Morrison au Père‑Lachaise — ça pourrait être cool.
PS 2 : bon, je vais mettre un CD de Glam Rock pour me remonter le moral. Ah oui, j’ai oublié : les morceaux sont aussi très beaux, et la voix colle parfaitement.


AFTER INFINITY – Beyond Eternity
Genre : Power Metal
Sortie : 23 octobre 2026
Label : Rockshots Records
Deuxième album pour les Finlandais d’AFTER INFINITY. Bon, on est dans du Metal Mélodique, Progressif. Si, si.
En clair, on est quand même, pour ma part, dans un groupe qui devrait plaire aux fans de SONATA ARCTICA, SYMPHONY X, HELLOWEEN. Et aussi à ceux d’EUROPE et de H.E.A.T. Eh oui, c’est à la fois mélodique, voire Hard FM, et parfois on pense à du Metal plus axé Power Mélodique, voire Metal Symphonique.
Perso, j’aime bien : les compos sont cool, les solos aussi, et j’aime beaucoup la voix.
Il faut dire que les musicos ne sont pas des perdreaux de l’année, et qu’en plus ils ont invité des guests en pagaille, de quoi faire rougir pas mal de festivals :
Paolo RIBALDINI (DELAIN, LEVERAGE, SERAPHIEL), Aitor ARRASTIA (METAL DE FACTO), Nitte VALO (DREAMTALE, ex‑BATTLE BEAST), Mika TAURIAINEN (ENTWINE, SHAMRAIN), Sara STROMMER (SHEREIGN, ex‑FEAR OF DOMINATION), Leonard F. GUILLAN (ex‑KING COMPANY).
Et ça matche bien : ça ne déséquilibre pas l’album. Bien au contraire, ça donne un vrai pep’s aux morceaux.
Un groupe et un album à ne pas louper. 3 pics pour ma part.


THE ASTRAL PROPHETS – Invasion
Genre : Cosmic Metal
Sortie : 23 octobre 2026
Label : Autoproduit
THE ASTRAL PROPHETS, groupe de Cosmic Metal originaire de Calgary (Alberta). Euh… voilà les infos que j’ai. C’est quoi le « Cosmic Metal » ? Bon, je suis curieux, donc c’est parti.
La pochette est cool, mais ne fait pas forcément avancer le truc. Du coup, il ne me reste plus qu’une chose à faire : appuyer sur la touche play !
Et là… c’est dynamique, puissant, limite dansant mais bien Metal. C’est rapide, méga bien fait. Je craque sur la voix. OK, j’entends le côté cosmique, et j’adore. Je prends une bonne baffe avec cet album : dès qu’un morceau s’arrête, je veux le suivant.
Hyper‑espace, Mr Spock !!! L’Enterprise est prête à la bagarre pour l’« Invasion » : rétro‑lasers, fulgures aux poings. Oui, c’est mega barré, mais c’est méga bon. On ne lâche rien, on va repousser les méchants.
Je m’éclate à donf’ avec cet album, et j’en fais profiter les voisins. Ils sont fans : ils tapent même au plafond de joie ! Wouah, c’est trop bon. Allez, même joueur rejoue, play again.
Alors je ne peux pas prendre un seul morceau comme exemple : je les aime tous. Un vrai coup de foudre pour cet album et pour ce groupe. Un groupe à découvrir d’urgence et à écouter sans modération.
5 pics, je ne peux pas faire autrement.
Euh… comment chérie ? Je pose l’Enterprise et j’atterris vite fait sur Terre ? OK, chérie, mais tu es sûre de ne pas vouloir t’envoler avec THE ASTRAL PROPHETS avec moi ? Tu as méga tort.

Mon âme de thrasher se retrouve toute émoustillée ! Si, si. FORBIDDEN, bon sang… Oui, FORBIDDEN, le groupe de la Bay Area qui nous avait déjà mis le cul par terre en 1988 et 1990 avec les bombes atomiques que sont « Forbidden Evil » et « Twisted into Form ». Quel héritage d’entrée. Il faut dire qu’avec deux telles bourrasques en guise de deux premiers albums, ils entraient directement dans la cour des formations les plus crédibles du Thrash metal made in USA. Avec une telle précision technique, la frappe exceptionnelle d’un Paul BOSTAPH parti plus tard chez SLAYER et autant de qualité mélodique dans des compositions magnifiées par la voix inimitable de Russ ANDERSON, ça avait de quoi fasciner jusqu’au plus difficile des thrashers.
Moins remarquables mais tout autant efficaces, les « Distortion » (1994) et « Green » (1997) pourtant suffisamment crédibles n’ont pas empêché le groupe, trop souvent perturbé par des soucis de line up, de se séparer une première fois en 1997. Malgré une réapparition furtive en 2001 sous le nom de FORBIDDEN EVIL (nom déjà utilisé entre 1985 et 1987), ce n’est qu’en 2007 que FORBIDDEN revient avec un album « Omega Wave » (2010) sous les bras pour se séparer à nouveau en 2012.
On aurait pu croire le groupe perdu à jamais mais c’est en 2023 que le groupe se reforme avec deux membres des débuts que sont le guitariste Craig LOCIERO (THE BONELESS ONES, DRESS THE DEAD) et le bassiste Matt CAMACHO, accompagnés du batteur Chris KONTOS (THE BONELESS ONES), de l’excellent chanteur Norman SKINNER (HELLSCREAM, SKINNER) et du guitariste Steve SMYTH (ONE MACHINE, THE ESSENESS PROJECT, SWEET LEAF, ex-NEVERMORE, ex-TESTAMENT…) déjà présent sur « Omega Wave », qui partira peu de temps après pour voir Daniel MONGRAIN prendre la place avant d’être lui-même remplacé par l’actuel Jeremy VON EPP. Vous pouvez respirer !
Et c’est sous ce line up qu’arrive cet album éponyme, premier depuis désormais seize (trop) longues années. Et autant y aller de suite franchement : à la première écoute de ces 62 minutes, la réponse est un grand OUI ! Avec les années, FORBIDDEN n’a pas perdu de sa superbe et nous signe un album digne des deux premiers, même supérieure à un « Omega wave » qui avait pourtant fait l’unanimité.
Toujours aussi précis et technique, cet album se doit d’être écouté plusieurs fois pour bien s’imprégner de toute une foultitude de petits détails qu’on décèle petit à petit. « Forbidden » ne s’écoute pas, il se vit, il s’apprivoise au fur et à mesure des écoutes tant il est d’une richesse remarquable. Pendant plus d’une heure, on se prend un véritable chef-d’œuvre du Thrash Metal, alternant passages impitoyables d’une agressivité inhérente au genre et moment purement progressifs, avec leur lot de changements de rythmes et aux ambiances diverses, le tout pour des compositions principalement de cinq, six, voire neuf minutes, qui sont suffisamment complexes pour ne pas ressentir de sensation de longueurs ou d’ennui.
De l’aveu même du guitariste Craig LOCIERO, seul membre originel de la formation : « La création de « Forbidden » a davantage ressemblé à une odyssée qu’à un processus d’enregistrement classique. Nous voulions concevoir un disque qui rappelle aux auditeurs pourquoi ils sont tombés amoureux du thrash et du heavy metal, en mettant à l’honneur l’énergie brute, la mélodie et ces imperfections qui confèrent tout son caractère à la musique heavy. Chaque membre a donné le meilleur de lui-même, et la participation de Brann DAILOR (MASTODON) sur le titre « Sycophantasy » a constitué un apport incroyable. « Forbidden », c’est la somme de cinq vies d’expérience, forgée en une seule œuvre d’art métallique ». On ne le contredira pas tant on ressent un travail phénoménal tant dans la composition que l’interprétation, avec un soin particulier mis sur les arrangements, bien aidé par la production puissante et conjointe de LOCIERO et de KONTOS (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même), là où l’enregistrement et le mixage ont été confiés à Zack OHREN.
“Forbidden” est l’archétype du retour gagnant tant cet album se montre passionnant de bout en bout. Outre les riffs, les solis, l’ambiance, la construction des titres, le groupe a dégotté une pépite vocale en la personne de Norman SKINNER et il faut reconnaitre que son timbre se marie parfaitement à la musique proposée
Avec cet album éponyme, FORBIDDEN a sorti l’album qui va continuer à façonner sa légende. Un tel sans-faute artistique, album après album, ne peut définitivement passer inaperçu. On avait déjà été gâtés avec les cinq albums précédents, mais là, ça dépasse toutes les espérances. D’ores et déjà incontournable !


KANT – Echoes Of Unfortunate Times
Genre : Heavy Rock Psyché
Sortie : 23 octobre 2026
Label : Sound Of Liberation Records
Allez, go, destination l’Allemagne pour KANT, un groupe de Psychedelic / Heavy Rock / Doom / Heavy Metal. Et oui, ça donne à réfléchir. D’autant que la pochette n’est pas joyeuse, joyeuse et annonce plutôt une musique sombre.
Alors du Psyché, du Heavy, du Doom (sombre en plus) ensemble… Je suis dubitatif… Allez en route pour l’expérience ! Même pas peur – tant que ce n’est pas un hurleur en mode vomitory.
Bon, effectivement, c’est méga barré. On sent bien le côté Psyché, la voix est claire et en anglais, les riffs sont bien Doom, Heavy, et le tout, bizarrement, matche super bien.
Quand je dis qu’octobre, c’est le mois idéal pour une cousinade de groupes barrés dans le désert, organisée par l’Indien zarbi en short… Mega teuf again. Ils sont bons, vos champis !
Ne pas risquer le bad trip : se laisser emporter dans leur univers, et le voyage se passera bien.
Euh… j’atterris vite, parce que ma chérie est presque prête à sauter par la fenêtre : elle ne perçoit que le côté Psyché, et elle déteste grave. Bon, du coup, je suis redescendu.
Cet album est vraiment intéressant, bien fait, avec des compos qui changent de rythme, une ambiance lourde mais bienveillante. 8 titres qui défilent trop vite.
Comment, chérie ? C’est méga trop long, trop barré, et tu détestes ? Je crois que j’avais compris que ce n’était pas du tout ton truc !
Pour ma part : bonne découverte et 3 pics.


MYSTERY – Out for Blood
Genre : Hard Rock mélodique
Sortie : 30 octobre 2026
Label : Metalapolis Records
Allez, embarquement immédiat pour le pays des kangourous, de Crocodile Dundee, d’AC/DC, d’AIRBOURNE, de THE ANGELS, de ROSE TATTOO… et MYSTERY. D’ailleurs, c’est de MYSTERY dont on va parler, car ils sortent un nouvel album – et ça tombe méga bien, parce que je suis méga fan des groupes australiens en général, et de MYSTERY en particulier.
Depuis 2013 et leur premier album, le groupe, considéré comme le plus jeune groupe du monde, a mûri. Leur Hard Rock est un poil plus poussé, plus travaillé. Ils sont clairement plus mûrs. Le son de ce « Out For Blood » est top, comme les compos. La voix, elle aussi, est au niveau.
Alors oui, ce CD est moins hard boogie qu’AC/DC et consorts, mais il y a cette petite touche made in Antipodes que j’adore. Tiens, il y a des koalas qui headbanguent… C’est normal, docteur ?
En tout cas, un excellent album de Hard Rock mélodique et puissant, comme j’adore. Mention spéciale à leur version de « Metal Health ».
Allez, on fonce sur cet album – et pour ma part, c’est 4 pics.

Découverte de VIGIL, ce groupe de Virginie, qui sort son premier album. Euh… bon, j’y vais prudemment, parce que la fiche annonce qu’on est dans du Thrash. Bref : mon genre de prédilection. Donc, soit je refourgue la patate chaude à Soil Chronicles, qui va dire : « C’est trop bon, c’est old school. T’es trop vieux, tu ne comprends pas les finesses du Thrash, le son de cave est voulu, etc. », soit je me lance.
Courage Rickou.
Bon, il faut reconnaître que c’est du Thrash old school, que ça déménage, que les morceaux sont bien Speed comme on disait avant. Cet album ira très bien dans votre collection, entre le premier METALLICA et le premier EXODUS.
Pas de doutes, les fans de Thrash vont adorer. Perso, je trouve la voix trop aiguë pour moi et je n’aime pas trop la prod’. En plus, c’est un poil trop violent. (Metalfreak me dirait sans doute : « C’est pour ça que c’est bon. »)
Enfin… je ne vais pas jouer ma vierge effarouchée : c’est du Thrash, et je le savais.
Je reconnais que dans le style, c’est bon… même si je ne vais probablement jamais le réécouter, ce disque. En plus, la petite brutasse de la famille, ma chérie, me facilite le travail car elle l’a déjà subtilisé. Même ma fille s’y met en me disant : « C’est bon, ça, mon papa. ». Du coup, si je mets moins de 3 pics, je risque de me faire frapper.
Donc 3 pics. Et venant de moi, c’est vraiment une bonne note pour un album de Thrash.

Alors, pour la découverte d’un album, j’aime que ça se passe comme ça. La pochette de ce SHOGUN MOJO est top, classe, et donne envie de découvrir le contenu. Je ne connais pas le groupe, mais le chanteur, si : c’est Dan REED de DAN REED NETWORK. Je connais aussi le guitariste, Tommy THAYER (KISS, BLACK ‘N BLUE). En plus, ça sort sur le label italien Frontiers Music, spécialisé dans le FM et l’AOR. Bref, je fonce car je suis sûr d’être dans ma zone de confort.
Et oui, forcément, pari gagné !
Alors, pour les fans du style, c’est la fête du slip : tout ce qu’on aime, une grosse prod, une voix superbe, des compos léchées. On est au paradis du Hard Rock classique et classieux et on a évidemment des mélodies sublimes, envoûtantes qui te font appuyer sur la touche play encore et encore.
Un album qui fait du bien dans cette période zarbi, un peu de douceur dans ce monde de brutes. Allez, 4 pics.
Euh… personne n’aurait vu ma chérie à moi ? Elle a disparu. Ca, c’est le second effet Kiss pas cool du Hard FM : il la fait disparaître comme par magie.

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