GOLDEN AGE ROCK FESTIVAL 2026, jour 1

AFFICHE GOLDEN AGE ROCK 2026 - REPORT WTR MAG

Il y a des festivals dont les affiches t’ont fait rêver comme le Firefest, le Arrow et bien-sûr le Golden Age Rock sans pouvoir t’y rendre, faute de timing ! Et cette année, je suis raccord ; de plus, l’affiche est alléchante.

C’est décidé, je pars en Belgique surtout que mes dernières incursions chez nos voisins, datent des années 80 : un week-end à Bruxelles en 81 pour voir SAXON et SANTANA puis un autre en 83 pour voir RUSH au Forest National et enfin, le même mois, le fameux Heavy Sound Festival à Bruges. Quels mémorables souvenirs !

Direction Liège, ville que je ne connais pas, ce qui me fait encore une bonne traversée du nord de la France depuis ma Bretagne. Et j’arrive avec deux bonnes heures d’avance – j’en connais déjà qui vont sourire ! Je pose mon fourgon sur une place environnante, je fais un petit repérage des lieux et je me teste de la bonne bière belge.

Et c’est parti pour deux jours de Rock avec certains groupes assez rares dans nos contrées. Les retrouvailles avec les amis belges vont me faire rater le set de CHILLY POM POM PEE, un groupe local qui assure dans un registre Classic Rock.

Je ne veux pas louper THE MERCURY RIOTS, les petits chouchous de la rédaction. Je les ai enfin découverts en Live au Raismes Fest 2025, puis cet été au Time to Rock Fest (Suède) et c’est avec un plaisir non dissimulé que je les retrouve ici pour la 3e fois.

Les Américains, dont le noyau dur tourne autour de Justin Paul WALKER au chant et Felipe RODRIGO à la guitare, semble avoir désormais un line up stable. En trois ans, ils n’ont pas chômé et ils ont tourné de manière très active. Il semblerait que l’Europe soit une de leurs priorités à voir le nombre de dates qu’ils y font. Priorité confirmée par les musiciens eux-mêmes.

Ils vont nous asséner leur Hard Rock aux riffs puissants de guitare, avec cette voix soul et ces rythmes groovy qui font la marque de fabrique du groupe.

Ils n’ont pour l’instant qu’un seul album au compteur : « In solstice », paru en juin 2024, mais on va avoir droit à de nouveaux titres de leur futur et deuxième album, prévu en 2027.

Nous avons droit aux désormais classiques « Make it », « Be yours » et « Sweet Melody » Un show bien rôdé où le chanteur nous place « One dose », un inédit qui va être l’occasion de communier avec le public. S’ensuit « Good Time Overload », « Keep Walkin’, « Make Love »… Belle idée de tester ces titres en Live et on attend avec impatience de les retrouver sur le futur album.

Le public semble tout autant réceptif à ces titres que ceux de « In solstice ». Le temps passe bien trop vite et c’est avec « Save me a Drink » que Felipe, le guitariste, débarque dans le public avec sa bière. Il nous délivre un solo avant de remonter sur scène pour un final si jouissif !

Ce soir, à n’en point douter, THE MERCURY RIOTS ont encore conquis de nouveaux fans ! 

Après la jeunesse, retour dans les années 80 avec les Anglais de VARDIS. Un de mes regrets a été de n’être pas monté en Angleterre à l’époque, pour les voir à l’affiche du Heavy Metal Hypocauste de Port Vale (août 81). Et pourtant, quelle affiche incroyable avait été réunie ! Jugez plutôt : RIOT, TRIUMPH, FRANCK MARINO & MAHOGANY RUSH, OZZY OSBOURNE et enfin MOTORHEAD !

Enfin bref, là, ce soir, plus de 40 ans après, voilà les VARDIS de retour et à Liège ! Et dès le 1er titre, ça attaque fort avec « Let’s go ». Le guitariste-chanteur Steve ZODIAC, seul rescapé de la formation originelle, va nous délivrer son boogie si pêchu. On ne peut échapper à leur fameux premier album « 100 M.P.H. ». Il va explorer un côté bluesy avec « The Loser », un étonnant « Dirty Money » pour finir avec un « If I were King », survitaminé.

Ce que je retiendrai, c’est son énergie, cette voix toujours reconnaissable mais surtout ce plaisir à jouer. Pendant tout le show, il avait la banane. Respect pour ce musicien de la NWOHM (New Wave Of Heavy Metal). Et si vous en redemandez, un nouvel album est prévu pour 2027.

L’un des plaisirs de ces festivals à dimension humaine, c’est la possibilité de pouvoir discuter sur les stands de merchandising après les concerts. Et Steve ZODIAC était là, disponible, adorable et à l’écoute. Comment ne pas succomber et faire une bonne action en achetant le EP « 200 M.P.H. », disque que Steve me dédicace avec humour !

Maintenant, place à un nom inconnu par votre serviteur et mes amis passionnés : MATTY JAMES CASSIDY & THE REAL VILLAINS. L’Irlandais n’en est pas à son premier essai et sévit aussi en tant que bassiste des DOGS D’AMOUR – groupe dont le show finira la 1ère journée du GARF.

Je découvre au fur et à mesure le set de ce bassiste-chanteur et musicien accompli, utilisant parfois l’harmonica. Mais là, je n’ai pas été emporté par ce Rock un peu basique qui oscille parfois dans le Punk Rock.

Il y a juste la reprise des STONES « It’s all over now » remaniée (en final), qui me sort de ma torpeur.

THE DOGS D’AMOUR, groupe culte des années 80, est la tête d’affiche du 1er jour. Du moins, TYLA, guitariste-chanteur qui est désormais le seul commandant du navire DOGS D’AMOUR. J’ai suivi de loin la carrière de ce musicien déjanté et là, je vais être spectateur.

Ca démarre fort avec des morceaux pêchus puis il va alterner avec des titres plus cools, probablement tirés de ses albums sortis sous le nom TYLA’S DOGS D’AMOUR, plus récents.

Il en reste un musicien attachant et, pour l’anecdote, qui prévient l’auditoire pour saisir plus tard une bouteille de Bordeaux, au pied du kit batterie. Encore deux classiques et le bonhomme repart de scène avec sa bouteille à la main. Un beau moment de Rock, sans fioritures et brut !

Dommage que le public n’ait pas été au rendez-vous. Ce soir, il y avait un concert de JUDAS PRIEST à Bruxelles mais, ce qui est rageant pour le staff, c’est que les locaux ne se sont pas bougés. C’est d’autant plus énervant quand tu vois que des gens se sont déplacés de toute l’Europe pour cette belle messe Rock !

Mais demain sera un autre jour, et il y a du lourd à l’affiche : DEMON, FM, CONEY HATCH ainsi que des groupes américains comme STARZ ou BLACK & BLUE, si rares en Europe.

BANDEAU WTR MAG 2026 - droits réservés