JUDAS PRIEST à la LDLC Arena

Ce soir, c’est à la LDLC Arena en proche banlieue de Lyon que je me rends.

A l’affiche, Il y a les vétérans du Heavy Metal, JUDAS PRIEST avec, en première partie, le groupe de Heavy / Thrash NEVERMORE, prévu pour un set de 45 mn.

C’est enfin le retour de NEVERMORE après de nombreuses années d’absence. Pour moi,  la dernière fois que je les ai vus, c’était au Transbo en 2011 pour le Power of Metal. Ils partageaient l’affiche avec SYMPHONY X et je peux vous dire que Jeff LOOMIS m’a tellement impressionné ce soir-là que je me suis plongé dans la discographie du groupe malgré un Warrel DAN au chant pas franchement au meilleur de sa forme.

Mais fini le passé, aujourd’hui on est en 2026, et le guitariste Jeff LOOMIS accompagné du batteur Van WILLIAMS ont officiellement relancé NEVERMORE avec un nouveau lien up.

Allez go ! Niveau affluence, c’est moyen ce soir. Ce ne sera pas complet, quel dommage. Pourtant l’affiche est belle, mais c’est vrai que les prix des concerts ont bien augmenté et qu’il faut faire des choix.

Place à NEVERMORE. Ce groupe est né à Seattle en 1991 où un petit groupe qui s’appelait NIRVANA était en train d’exploser. Il y avait aussi SOUNDGARDEN et d’autres bons groupes. Toute une époque avec ce nouveau son débarqué de Seattle.

Mais laissons la nostalgie derrière nous. Ce soir, ils attaquent avec « Narcosynthesis », un morceau puissant qui nous permet de découvrir le nouveau chanteur Berzan OVEN. Remplacer Warrell DAN, ce n’était franchement pas gagné et je trouve qu’il s’en sort très bien. J’adhère et je prends mon pied de revoir NEVERMORE sur scène.

Sur scène, il y a également deux nouveaux visages : à la guitare Jack CATTOI et à la basse Semir OZEKAN.

Ils enchaîneront avec 7 autres morceaux dans un style Heavy, Thrash et progressif. Ils conjuguent une atmosphère sombre, puissante et d’une technicité redoutable avec une voix claire, puissante et mélodique, caractérisée par une forte intensité dramatique. 

Le public prend son pied. Beaucoup de personnes autour de moi ne connaissaient pas et ont vraiment apprécié. C’est cool car le style est quand même bien différent de celui de JUDAS PRIEST. Je vous conseille d’écouter, si vous avez aimé l’album « Dead Heart the Dead World » qui a été plus que représenté ce soir car ils en ont joué 5 titres, dont l’excellent « The Heart Collector ».

Maintenant place à JUDAS PRIEST. Je m’attendais à une salle plus garnie à leur arrivée. Après, un lundi soir, ça n’aide pas… En plus, ils sont passés à la Halle Tony Garnier en 2024 avec SAXON et au Théâtre antique de Vienne avec THE DEAD DAISIES en 2022. Et je peux vous rajouter le Hellfest 2025 et le Motocultor cette année (sachant que pas mal d’amis lyonnais font les deux festivals). Bref, tout le monde les a déjà vus et le prix des places n’arrange rien.

Enfin bref, c’est une date à voir car le Metal God, du haut de ses 75 ans, est une vraie légende du Heavy Metal. Et je peux vous dire que Monsieur Rob HALFORD a toujours une voix époustouflante malgré les années. Ce soir, il va nous chanter des notes très graves et douces et, avec les aigus, il monte tellement haut que mes oreilles s’en souviennent encore. Quel voix ce Rob !

Pour fêter leurs 50 ans de carrière, ce soir sur la scène, il y a un magnifique backdrop avec tous les albums de JUDAS. Du coup, quand le splendide backdrop tombe, nous retrouvons Rob accompagné de Ian HILL à la basse, le seul rescapé des années 70. Après, il y a la relève avec Richie FAULKNER (en première guitare depuis 2011), Andy SNEAP (depuis 2018 à la seconde guitare) et Scott TRAVIS à la batterie qui a intégré JUDAS pour « Painkiller » en 1990.

Le rideau tombe. On commence avec un classique absolu : « You’ve got Another Thing Comin’ » de l’album « Screaming for Vengeance » sorti en 1982. Un classique, comme je viens de le dire. Après, on reste dans les années 80 avec « Breaking the Law » de « Bristish Steel » sorti en 1980. Ce titre me fait penser à une de nos chanteuses allemandes préférées, DORO, qui adore reprendre ce titre en Live.

Ensuite, petite surprise avec « The Reapper », morceau datant de 1976 avec l’album « Wings if Destiny ». Ils le jouent très rarement. Je ne vais pas vous passer toute la setlist en détail mais, ce soir, c’est un vrai best of. On aura aussi droit à des morceaux plus récents comme l’excellent « Lighting Strike » et « No Surrender » de « Fire Power » (2018) ainsi que « Panic Attack », le premier single du dernier album.

Arrive « Victim of Changes » et là, je reste bouche bée : Rob a quand même 75 ans, punaise ! On ne peut qu’applaudir la performance. On aussi droit à un « Painkiller » parfaitement maîtrisé. J’en choppe des frissons de bonheur !

Allez, c’est fini. Eh ben, non ! Tu attendras avant de d’aller t’hydrater car il ne faudrait pas rater le rappel. Ce soir, les JUDAS PRIEST envoient du lourd !

Du coup, on entend les premières notes de « The Hellion » et, forcément, JUDAS va nous nous envoyer « Electric Eyes », un classique de « Screaming for Vengeance ». Après suit un grand classique : Rob débarque avec sa grosse moto super chouette – comme dirait notre ami RENAUD. Les chromes, les lumières, le cuir, les clous, la cravache, Rob fait ronfler le moteur et nous balance un « Hell Bent for Leather » dans la tronche. Quel pied ! Un pur moment de Heavy Metal à la JUDAS. Et pour finir, on pourra tous chanter en chœur « Living after Midnight ».

Pour conclure, c’était une super affiche. Un grand plaisir de revoir NEVERMORE après toutes ces années et de pouvoir encore profiter une fois de la légende qu’est JUDAS PRIEST après 50 ans de carrière. Merci Mr HALFORD.  

Merci à GDP et plus spécialement à Olivier GARNIER.

BANDEAU WTR MAG 2026 - droits réservés