Dimanche 13 septembre 2026 au Parc du Château de la Princesse d’Arenberg de Raismes (Nord)

C’est plutôt en forme que je me rends sur le site pour cette 2e journée du RAISMES FEST 2026. Au vu du running order, la journée va être longue, surtout qu’on annonce de la pluie… En espérant qu’on n’aura pas le déluge de l’année dernière, déluge dont DARAN doit encore se souvenir.
Allez, haut les cœurs, ce ne sont pas quelques gouttes d’eau qui vont empêcher votre vaillant serviteur de poursuivre sa mission !
Report et Photos : HI’ TWIST
En attendant, je me retrouve coincé dans un traquenard tendu par des fous furieux parisiens, adeptes du Picon Bière ! Du coup, je rate le groupe PERSPECTIVE.

J’arrive à m’esquiver pendant le set des Belges de SASHA & THE LUNATICS. Ce groupe de Charleroi force le respect avec sa chanteuse à la voix puissante. Pour la référence, c’est 4 NON BLONDES, excusez du peu !
Alors, ça commence très bien mais malheureusement, les compos sont inégales. En plus, on a droit à un titre plombé par un solo de batterie. Quel intérêt quand on a un set limité à 30 minutes ?! Heureusement, ça repart de plus belle avec des titres pêchus et cette voix pleine de rage et d’énergie.
Un groupe à suivre.

Dès que les Anglais de SILVEROLLER investissent la scène, je me dis : « Mais ils arrivent d’où ? ». Quand je vois Jonnie HODSON, le chanteur, avec cette coupe de cheveux, j’ai l’impression de voir ROD STEWART dans les FECES, quelques 60 ans en arrière !
Et cette voix et ce son qui lorgnent vers un Classic Rock, proche d’un FREE ou d’un BAD COMPANY…
Au fur et à mesure des titres, je rentre vraiment dans leur univers musical. Avec seulement un EP 6 titres (« At Dawn » (2024)) à leur actif, ce groupe avait fortement impressionné les organisateurs et le public du BULLY ON ROCK, l’année dernière ! Je comprends pourquoi.

Dès l’arrivée sur scène des Géorgiens de KICKIN’ VALENTINA, ça ne rigole pas ! Ils nous balancent un Sleaze / Rock n’Roll qui sent bien la sueur.
Le show fait la part belle aux deux derniers albums : « Star Splanged Fist Fight » (2005) et leur tout dernier opus « Anthems from the Underground », tout juste sorti en août. Avec des titres qui résonnent comme « Dance of Destruction », « Rock n’Roll Casualty » ou un « Ride or Die », les petits gars d’Atlanta ne font pas la dentelle !
En une heure, auront-ils conquis le public ? Les avis sont mitigés mais comme le dit le titre du rappel « Get ready » !

Après ce déluge de feu, ERIC STECKEL aura la difficile tâche de leur succéder. Il va poser son Blues Rock dans un style unique et c’est avec le « Waiting for the Bus » des ZZ TOP, qu’il va convaincre une partie de l’auditoire.
Rendez-vous compte, ce petit prodige de la guitare de 36 ans, a déjà 20 ans de carrière et 12 albums à son actif ! Comment est-ce possible, allez-vous dire ? Eh bien c’est simple : un premier album à l’âge de 11 ans et des tournées avec les plus grands comme JOHNNY WINTER, GREG ALMANN, STEVE VAI et même RAY CHARLES.
On a droit à une très belle reprise du MARSHALL TUCKER BAND avec « Can’t you See ». Eric va puiser dans l’essence même du Blues mais aborder les univers du Southern Rock et du Hard Rock… ce qui donne un style vraiment séduisant. Si séduisant que je vais acheter, juste après son show, son tout dernier album « Sandstorm », sorti la veille du Raismes Fest. Et avec cette si belle pochette, c’est en vinyl que je me l’offre !

Encore un Ovni avec les écossais d’HIGH FADE. Attentif, je vais rentrer dans la danse de ce trio Funk Rock si amusant.
Quand Harry VALENTINO (guitare/chant) fait une joute avec le bassiste Oliver SENTENCE, c’est si rafraîchissant ! Je trouve le look de ce dernier très fun. Il porte la moustache et arbore un pull rose bien « touchy ».
C’est frais, amusant et la musique est jubilatoire et communicative. Encore une belle découverte pour moi !

Tout comme le public, j’attends beaucoup de PREFABRIKE. Voilà un groupe avec d’anciens musiciens de TRUST : Vivi, ex-bassiste et guitariste, désormais au chant, Nono à la guitare, Jeannot à la batterie. On rajoute enfin le jeune Dimitri OBOLENSKY (FURIOS ZOO) à la basse.
S’il n’y avait eu ces 3 membres du groupe, on aurait presque pu parler de tribute band car cette formation reprend exclusivement l’album éponyme de TRUST (1979) et le fameux « Répression » (1980). Comme beaucoup d’anciens, je ressens un vrai plaisir à l’idée de réentendre ces vieux morceaux qui ont fait l’histoire de TRUST.
Ca commence bien avec le superbe « Prefabriqués » puis, au fur et à mesure des titres, dur constat, on semble tomber dans une routine. Il n’y a pas la foi, pas la communion. Chacun est dans son coin et il n’y a que le jeune bassiste pour donner de la fraîcheur à cette formation. Ca manque de hargne surtout avec des morceaux comme « L’élite » ou « Antisocial » où même la guitare n’est pas agressive !
Je suis tellement déçu – tout comme l’auditoire d’ailleurs – à l’issue de cette piètre prestation ! Mention spéciale tout de même à Dimitri qui s’est bien démené et nous si bien emmené avec son jeu de basse.

Sorti de là, c’est dur de rebondir. Je me relance en me disant qu’on allait malgré tout bien terminer la soirée avec le dernier groupe du festival : les suédois de DYNAZTY. Je les avais déjà vus en juillet au Time to Rock Festival (Suède) et je dois dire que ce jour-là, ils ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable.
Là, pour un 2e concert, je suis plus attentif. Ils commencent par « In the Arm of the Devil ». Ca démarre fort et ça continue de plus belle. Gros refrains, grosses rythmiques, agrémentés de bandes et de chœurs enregistrés. On retrouve là, la grosse artillerie suédoise à la SABATON.
Ce qui se démarque dans ce Power Metal, c’est surtout la voix puissante et la présence du chanteur Nils MOLIN qui sévit aussi dans AMARANTHE. On aura droit à un solo de batterie, court certes, qui annonce « Presence of Mind ». Ce gros show se termine avec les classiques « The Human Paradox », « Devilry of Ecstasy » et « Heartless Madness » où Nils MOLIN nous gratifie d’un : « Excellent ! Fantastique ! ».
CONCLUSION
En conclusion : encore une belle édition où certains groupes que j’attendais m’ont déçu mais dont je retiens surtout de bien belles surprises et des groupes qui confirment tout le bien que je pensais d’eux.
Un grand merci à toute l’organisation, au fidèle Bertrand ROUSSEL pour sa gouaille et son humour décalé – tout comme ses T-Shirts DALIDA et SARDOU bien décalés eux-aussi dans un festival Metal – et surtout les adorables bénévoles du fest. Ca donne du baume au cœur !
Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2027.
