Samedi 12 septembre 2026 au Parc du Château de la Princesse d’Arenberg à Raismes (Nord)

Plus la peine de vous vanter ce festival dans le grand Nord dont je rédige le report pour W.T.R. Mag’ depuis plusieurs années déjà.
Je suis content parce que c’est toujours avec un réel plaisir que je reviens au Raismes Festival et cette année encore, l’affiche laisse présager de super moments musicaux !
Report et Photos : HI’ TWIST
Je retrouve les copains dès mon arrivée sur le site, ceux des précédentes éditions et d’autres connus sur mes nombreux périples musicaux. Et, à force de longues discussions, je vais rater le premier set : PROJECT, groupe régional, présélectionné lors du Ch’ti Rock. On ne rigole pas !

Là, je suis prêt et dans le pit pour le deuxième groupe, à savoir les belges de THE FLYNTS. Au fur et à mesure de leur show qui se déroule dans un esprit Classic Rock, je suis impressionné.
Quand je vois Raphaël RUPHO au chant, je pense tout de suite à Paul RODGERS de par son timbre de voix et son attitude.
Des titres comme « Stand out », « Black Leather » ne peuvent vous laisser insensible. Quand ils s’attaquent à des classiques comme « Evil » (Willy DIXON) ou le « Mississipi Queen » de MOUNTAIN, là respect !
Le groupe ne fait pas les choses comme tout le monde puisqu’à leur actif il y a seulement un EP 4 titres (2024). Mais bonne nouvelle, courant octobre, nous aurons droit à un album Live « Tame the Flame – Genuine Live in Brussels » que j’ai déjà eu le plaisir d’écouter. La chronique paraîtra très prochainement dans W.T.R. Mag’.
En tout cas, une bien belle découverte au Raismes Fest !

En fervent admirateur d’AOR/Hard FM et ayant sévi dans le fanzine Rock Time, je suis impatient de découvrir TIME TRIPPER. Pour avoir écouté leur premier opus, ils sont pour moi, avec HEART LINE, les fers de lance du Rock Mélodique français et ils ont un réel potentiel à l’international.
Et pour leur premier concert, ils le confirment avec des titres comme « On stage » qui démarre le set, « Love in Chains« , le fédérateur « Heart of Fire » ou le classieux « Running with the Night« .
Le chanteur franco-suédois Erik SITBON-BJORNGARD assure le show avec aisance, secondé par des musiciens accomplis comme le guitariste Tom FREMONT (KORITNI) et le batteur Jimmy MONTOUT (MANU LANVIN). Tout au long du show, on ressent un univers bercé avec des groupes comme EUROPE, JOURNEY, FOREIGNER et d’autres princes du Hard FM.
Un premier rendez-vous réussi qui se confirmera par une seconde date au festival Rock à Vouziers, courant octobre.

On change d’ambiance avec 7 WEEKS, trio de Limoges qui opère dans un registre Heavy/Stoner.
Leur set ne m’aura pas séduit – les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas – même si le public avait l’air d’apprécier.

C’est au tour de WYTCH HAZEL de monter sur scène. Je suis content de revoir ce groupe anglais que j’avais découvert, l’été 2025 au Time to Rock Festival en Suède.
Leur look peut faire sourire mais, dès les premiers titres, on est séduit par ce Hard Rock qui a puisé dans la NWOHM (New Wave of Heavy Metal) mais aussi dans le modèle twin guitars, à la WISHBONE ASH, tout comme THIN LIZZY.
Le chanteur/guitariste Colin HENDRA, secondé par des musiciens accomplis, nous délivrera des morceaux épiques tirés de leur dernier opus « Lamentations » (2025) avec des titres tels que « Elements », « Run the Race » ou « The Citadel » et d’une discographie étoffée par cinq albums en quinze d’existence.

Petite pause et le GUITAR NIGHT PROJECT monte déjà sur scène. Il est bel et bien présent au rendez-vous de cette année après avoir dû déclarer forfait lors de la précédente édition, Pat O’MAY ayant eu un problème de santé.
Ce soir, nous avons là de fines lames en les personnes des guitaristes : Pat O’MAY, Patrick RONDAT et Fred CHAPELLIER. Chacun puise dans son répertoire solo comme « Nuages » de Django REINHARDT, repris par RONDAT, accompagné pour l’occasion par CHAPELLIER. Ce qui transpire, c’est le plaisir à jouer ensemble mais aussi à interpréter des titres des deux autres.
S’ensuit Pat O’MAY qui prend le micro pour « Far from her Land » avant de mieux s’attaquer à un classique de Gary MOORE, « Over the Hills and Far Away ». Une belle entrée en matière dans l’univers du guitar hero irlandais, puisque Fred CHAPELLIER rejoindra notre Pat breton pour jouer « Gary’s gone », une belle compo et dédicace de l’homme au béret.
Le public est attentif, acquis à leur cause… en tout cas les musiciens et les amateurs de joutes de guitares, parce qu’à vrai dire, je ne suis pas sûr que cela ait fait l’unanimité.

Si on parle d’unanimité, on peut dire que le musicien suivant l’a eu ! Quand il faut mouiller la chemise, MANU LANVIN n’en est pas en reste. Cet homme a le diable en lui ! Après chaque titre, il harangue le public, et quand ça ne suffit pas, il aime à aller prendre un bain de foule avec sa guitare pour communier avec le public.
C’est sa mission comme l’excellent titre « Man on a Mission » qui a démarré son show. Il dit dans un titre « I got the Blues » et c’est vraiment ça. Moment de grâce avec « Crossroads », dédié à celui qui l’a initié – le défunt Calvin RUSSEL – suivi de « Saving Angel ».
Manu finit sur scène avec « Blues, Booze & Rock n’Roll » pour mieux revenir avec « Did you see Judy » et finir en beauté avec « Je suis le diable ». Oui, définitivement !

Le clou du spectacle de la première journée est pour beaucoup le cultissime MICHAEL MONROE, si rare dans nos contrées ! Dire que la dernière fois que je l’ai vu en Live, c’était avec les HANOI ROCKS, au Reading Festival ’83.
Il n’a pas trop changé : toujours aussi provoc’ et Rock n’Roll !
Il est accompagné de son noyau dur, du bassiste Sami YAFFA (des HANOI ROCKS), et de ses deux fidèles guitaristes, Steve CONTE et Rich JONES. Si l’on y rajoute provisoirement, le batteur Franck FERRER (GUNS N’ ROSES), la team de ouf, est au complet.

Le set va faire la part belle à son tout dernier album « Outerstellar », paru en février dernier. On a ainsi : « Rockin’ Horse », « Black Cadillac », « Shinola ». Mais il ne va pas oublier le précédent opus « One man gang » (7 ans déjà !) et bien-sûr on aura droit à des titre du HANOI ROCKS (« Boulevard of Brother Dreams », « Back to Mysterious City », « I can’t Get it ») et à un cover du CREEDENCE « Up Around the Bend ».
Ce qui est dingue, c’est l’énergie que MICHAEL MONROE dégage. Quelle forme il a, à arpenter ainsi la scène pendant tout le set ! Je m’attends même à le voir tomber quand il monte sur les retours mais que nenni. Il se risque même à escalader une colonne de lights et à aller plus tard dans le public. A bientôt 65 ans et avec tous ses excès antérieurs, il forge le respect.
Tout n’est que déluge de Glam, de Sleaze, de Punk : bref, du Rock n’Roll ! Ce soir, MICHAEL MONROE aura conquis le public et même des jeunes, tant par son esprit provoc’ que par son énergie communicative.

Cette belle soirée se termine sous un déluge de riffs et on rentre doucement. Demain, c’est une grande et longue journée de Rock qui nous attend.
