Vendredi 11 septembre 2026 à Bern (Suisse)

18h30, nous arrivons sur le parking de Bern Expo, un vendredi soir de septembre avec une météo très clémente.
Evidemment très excitée de revoir JUDAS PRIEST pour sa grande tournée mondiale « Faithkeeper », je suis aussi particulièrement curieuse de découvrir sur scène le groupe NEVERMORE qui entame sa renaissance après la disparition tragique de son chanteur iconique Warrel DANE en 2017.
Report by KAT39 – Photos : YVAN ANHELL SHOOT TO ETERNITY
NEVERMORE

19h30 précises, les hostilités commencent. D’entrée de jeu, les amplis s’affolent sur « Narcosynthésis », un morceau très rentre-dedans qui donne le ton du concert. La suite avec « My Acide Words » et « Inside Four Walls » confirme la première impression.
Le nouveau chanteur de NEVERMORE, Berzan ONEN aux performances vocales impressionnantes, les riffs puissants de Jeff et la batterie ultra présente de Van WILLIAMS embarquent immédiatement le public qui reprend le chant avec le groupe et s’agite dans tous les sens.
On a droit à un spectacle rythmé, intense et hyper visuel. Sans oublier les headbanguing de malade exécutés grâce aux grandes et belles chevelures des Américains.
Après une petite heure, le set se termine déjà, au grand dam du public chauffé à blanc qui en redemande.

C’est le moment de prendre une courte pause pour redonner un peu de calme à nos oreilles.
Il est aussi temps pour nous de déposer les appareils photos, car malgré la validation du management de JUDAS, nous n’avons hélas, pas eu l’autorisation de photographier le groupe vedette !
JUDAS PRIEST
Il est 20h45. Le rideau avec le logo de JUDAS PRIEST, « Faithkeepers » et les pochettes des albums du groupe, recouvrent lentement la scène pendant le changement de plateau.
Quinze minutes plus tard, les premières notes de Richie et Glenn, les guitaristes, retentissent. Puis le Pape Rob HALFORD entre en scène, impérial en maître de cérémonie. Toujours aussi puissant et charismatique, il s’approprie illico la scène avec ses emblématiques tenues de cuir et de rivets. Et quelle plus belle entrée en matière que « You’ve got Another Thing Comin’ » ? Le morceau avec ses riffs très entraînants est repris par la fosse en ébullition ?
Après « Metal Gods », arrive le fameux « Breaking the Law », qui d’habitude est joué en fin de concert mais qui se retrouve depuis cette tournée en tout début de set. Dès les premières notes de « The Ripper » défile une vidéo qui vous glace le sang, ambiance macabre des quartiers sombre de Londres. Puis se succèdent « The Sentinel » et « Desert Plains » où Richie et Andy, très complices, se retrouvent côte à côte pour amorcer les chansons. Ils le referont plusieurs fois pendant le show, pour le plus grand plaisir des fans. Après « Lightning Strike », le groupe attaque « Turbo Lover », un morceau farouchement décrié par les puristes lors de sa sortie, mais qui est aujourd’hui repris en chœur par la salle toute entière. Rob laisse même le public entonner le refrain à sa place !
On assiste à un show intense
On assiste à un show intense, rythmé, avec une belle complicité avec le public et des duels de guitaristes impeccables. Les deux guitaristes ne cessent de jeter des médiators au public déchaîné, pendant que sur son estrade, Scott TRAVIS, le batteur, s’amuse à lancer ses baguettes en l’air et à les rattraper pendant les morceaux.
Ensuite, à « Firepower » du dernier album, le groupe préfère jouer « No Surrender », aux riffs d’intro très mélodiques. Parfait pour un Live et qui reste bien en tête.
Ils terminent par un de leurs morceaux les plus emblématiques, « Painkiller » avec son rythme de batterie reconnaissable entre mille. Et là, les incroyables capacités vocales de Rob HALFORD nous renversent.
Les rappels
Première sortie de scène pour les Britanniques sous les applaudissements d’une salle survoltée. De retour sur « Electric Eye », Rob prend alors sa marche cadencée imitant les robots, et Richie lui emboîte le pas. A la fin du morceau, Richie et Andy encadrent Rob qui prend les deux manches de guitare pour les faire se croiser.
Nous avons droit évidemment au traditionnel cours de chant de Rob qui, je dois bien l’avouer, m’amuse et me régale à la fois. Entendre 9000 metalleux irascibles s’exécuter d’une seule et même voix comme des gamins à l’école primaire, a quelque chose de lunaire… et charmant à la fois !
Rob disparaît à nouveau puis, aux premiers accords de « Hell Bent for Leather », il fait une entrée spectaculaire chevauchant une magnifique Harley.
Le show se termine par un superbe « Leaving after Midnight », classique mais toujours aussi apprécié.
CONCLUSION
En conclusion, ce groupe emblématique du Heavy Metal est toujours aussi puissant sur scène. JUDAS PRIEST nous a régalé pendant 1h20. Sur l’écran s’affiche le message « The Priest will be back », message que Rob hurle au micro comme un cri de ralliement ou une dernière prière. Les musiciens reviennent saluer, quittant la scène à regret, comme s’ils ne voulaient pas quitter leurs fans à qui ils lancent des médiators et des baguettes. Le public, composé de toutes les générations, est totalement conquis et ne semble pas vouloir lui non plus que la fête s’achève.
Les lumières se rallument, il est temps de regagner la sortie. Le manager de NEVERMORE nous avait donné rendez-vous pour signer des photos prises à Wacken. Il vient nous chercher au merch’ pour nous conduire près des musiciens. Nous avons avec eux un échange très sympathique d’une bonne vingtaine de minutes et je me rends compte qu’ils sont contents de pouvoir mettre un visage sur la personne qui a réalisé les clichés.
GALERIE PHOTOS DE NEVERMORE













