Samedi 12 septembre 2026 à Torreilles (Pyrénées Orientales)

Tous les ans, j’attends ce moment de septembre, car à Torreilles, à côté de Perpignan, une véritable cousinade Heavy Metal est organisée par des fous furieux (pour ne pas les nommer, les TENTATION et leurs copains de l’asso Pyrenean Metal) : le PYRENEAN WARRIORS.
Ces petits hardos, porteurs de vestes à patchs et de beaux T-Shirts, font cette année encore leur cousinade autour d’une putain d’affiche de groupes français et internationaux de haut vol.
Voilà les copains : une méga affiche, au bord de la mer… que voulez-vous de plus ? Bon, OK : du soleil. Parce que l’année dernière, on a eu de la flotte grave. Et l’année d’avant un vent à décorner un bœuf assorti d’un putain de sable. Mais bon, même pas grave : on est des hardos, de vrais warriors… ou pas.
Report et photos By TI RICKOU
Aller, go pour Torreilles Plage. Le jeudi. En effet, une fois n’est pas coutume, on a décidé d’arriver 2 jours plus tôt. Du coup, on ne va pas être en retard pour samedi. Ni pour vendredi soir en fait.
Pourquoi le vendredi soir ? Mais parce qu’il y a une before, avec DJ Metal où sont conviés tous les copains déjà arrivés. C’est une warm-up quoi, un petit tour de chauffe où on retrouve les premiers copains déjà là. Bref, les perfectos et les vestes à patchs sont de sortie. Et la couleur est donnée : ici, place aux vrais hardos, pas de bobos Metal ni de bébés déguisés en licornes.
Bon, je ne reste pas trop tard, car demain le fest commence à 13 h. Et sur ce coup-là, je suis bien dégoûté d’être parti un tantinet trop tôt car TENTATION aurait, paraît-il, joué quelques titres sur scène avant le DJ… sniff !



LE JOUR J
Petit déj : check. Tête dans la piscine : check. Prêts pour le fest. 12h30 : on est sur site, et déjà deux choses sont sûres : on ne va pas avoir de pluie et on ne va pas avoir froid. Il fait méga chaud et le soleil tape à donf’. Du coup, tout le monde cherche l’ombre – rare sur le site. Pour ma part, je cours me réfugier sur les stands merch’ pour trouver de l’ombre… Tu vois chérie, ce n’est pas de ma faute… je suis obligé !
Bien-sûr, je retrouve les copains et les copines qui viennent de partout : Paris, Lille, Lyon, Marseille, Espagne, Angleterre, mais aussi les potes musiciens et des organisateurs de fests. Tous les vrais Heavy metalleux sont au rendez-vous de cette première cousinade de l’année (avant le RISING FEST à Dijon, le FESTIVAL DE VOUZIERS ou le SOUTH TROOPERS à Marseille).

Le site, on le connaît bien. Il y a quand même une nouveauté cette année : des sandwichs locaux, faits par les parents et amis de Guillaume, le guitariste de TENTATION. C’est cool, c’est mega bon. Eh oui, l’aïoli maison, ça éloigne les vampires. Si, si, c’est vrai ! Et ça contribue directement au fest puisque les ventes vont directement à l’asso. Toujours partant pour une bonne œuvre, moi… surtout si ça se mange !
Pendant ce temps, ça chauffe de plus en plus. Heureusement qu’on n’est pas en Suisse et que la bouteille d’eau est à un prix très correct parce que je crois que je vais dévaliser le bar. C’est juste une question de survie.
WHIRLWIND (Espagne)

Le premier groupe, les Espagnols de WHIRLWIND, commence, et je dois aller devant la scène, dans le pit, pour prendre des photos. Je retrouve les mêmes photographes chaque année, c’est cool. Et surprise, Mélanie, la fille de Steve*74 est là… mais alors est-ce que Steve serait là, lui-aussi ?
Bon, on verra plus tard : c’est parti pour cette 10e édition du PYRENEAN WARRIORS !
Et bien qu’il ne soit que 13 h, il y a déjà pas mal de monde pour ce premier groupe. C’est une totale découverte pour moi que ces Barcelonais. Je n’ai même pas écouté leurs CDs avant pour savoir ce qu’ils font, donc je découvre dans ma tronche direct leur Heavy chanté en anglais, avec des influences de RUNNING WILD. Ça tombe bien : j’aime beaucoup.
Et eux aussi, putain, je les aime ! Leur son, la voix du chanteur…
Quelle entrée en matière pour cette Xᵉ édition. Voilà pourquoi j’adore ce fest : on vient pour des groupes, et on fait des putains de découvertes !
Je pars déambuler un peu sur le site et me mettre à l’ombre again. Steve*74, le petit cachotier est bel et bien là. Je l’ai eu il y a 3 jours au téléphone et il ne m’avait pas dit que cette année, il viendrait enfin dans ce temple du Heavy qu’est le PWOA.
PALANTYR (France)

Deux bouteilles d’eau et quelques papotes plus tard, retour au pit pour un groupe français : PALANTYR. C’est un groupe avec chanteuse, chant en anglais.
C’est du Heavy bien speed. Perso, j’aime beaucoup : les morceaux sont top, la voix de la chanteuse est puissante et colle parfaitement à la musique. J’adore les groupes avec chanteuse, style ACID. Donc là, je suis dans ma zone de confort.
Bref deucième groupe que j’apprécie, même si là, ce n’était pas une découverte. Pour ceux qui les ont loupés, séance de rattrapage en octobre au RISING FEST de Dijon.
Le rythme photo est bon : ombre + eau, eau sur la tête… Je souffre tellement que j’en aurais presque piqué le célèbre béret de Lionel !
REDSHARK (Espagne)

Et c’est déjà le 3ᵉ groupe. Les Espagnols de REDSHARK, je les connais bien. J’ai bien aimé leur album de Speed Metal (« Sudden Impact » – 2025) et je leur ai même attribué la note de 4 pics sur 5 ! Autant vous dire que je suis aux taquets pour les voir en Live.
Et c’est parti ! Euh… là, j’ai du mal. Ca joue vite (trop vite) et fort (trop fort). Et, avec le soleil et la chaleur, je n’apprécie pas du tout. Pourtant je le répète, j’aime leur album. C’est bien joué, mais là non, je n’accroche pas et je trouve même ça limite pénible. Pas la tête, les copains qui ont aimé (et je sais qu’il y en a beaucoup) ! A revoir une autre fois, sans un soleil de plomb.
SAVAGE OATH (U.S.A.)

Pause, re-glouglou, sandwich catalan saucisse pour moi (miam miam), encore un glouglou, et c’est reparti. J’ai même du mal à prendre des photos tellement le soleil tape fort pour accueillir les Américains de SAVAGE OATH.
Là, on retourne dans du Heavy Metal comme j’aime : puissant et mélodique. Bonne présence scénique du groupe, bon son. J’aime les morceaux et en Live, ça tape. Je vois d’ailleurs ma petite brutos de femme en train de s’éclater. Il faut dire que c’est mega efficace. Une bonne baffe. Je suis content de les avoir vus et de découvrir leurs morceaux en Live car c’est vraiment du Heavy de haut vol. Je file d’ailleurs au stand merch’ pour voir si leur album est là.
Très bonne prestation, bien appréciée du public qui s’est considérablement étoffé. A vue d’œil, on a déjà plus de monde que l’année dernière.
Pendant le changement de plateau, je reprends le bar d’assaut pour une énième pause glouglou (d’eau, je précise) sans modération.
PICTURE (Pays-Bas)

Et là, maintenant, je suis à nouveau dans le pit photo et aux taquets car c’est au tour des Néerlandais de PICTURE de monter sur scène. Dire que je veux les voir live est un euphémisme. Je ne les ai jamais vus à l’époque. J’adore leur premier album et pour le coup, je les attends de pied ferme. Alors oui, ils ont forcément changé, vieilli, etc mais comme je n’ai aucun point de comparaison avec avant, je m’en tape.
Et c’est parti ! Ils sont heureux d’être là, de jouer pour nous. Le public de connaisseurs est comme moi aux taquets lui-aussi. Et je le dis direct : on ne va pas être déçus. Quel set ! Et putain, mon album préféré est en train d’être joué en totalité ! Je suis aux anges. La voix passe très bien, les musiciens assurent. C’est juste énorme. Je me sens redevenir le jeune hardos qui headbanguait comme un fou. Je prends une de ces claques !
Set terrible, setlist terrible. Ouah, ça va être compliqué pour le groupe suivant.
Allez, re-papote, re-glouglou avec les nombreux copains. Et de quoi parle t’on ? Bah, des concerts à venir, de fests à venir, des albums qu’on a adorés ou détestés… Enfin, la vraie vie d’un festivalier au PYRENEAN.
SUMERLANDS (U.S.A.)

18:40 et des brouettes. Il fait un peu moins chaud maintenant. Je retourne dans le pit pour le groupe suivant, les Américains de SUMERLANDS. J’avoue que je ne les connais pas. Je sais qu’ils font du Heavy mélodique US mais c’est tout. Tiens, je connais le chanteur… je l’ai vu très vu récemment… Mais oui, c’est Brendan RADIGAN , le chanteur de SAVAGE OATH ! Du coup, deuxième show de la journée pour lui. Sauf que vu son état, ça risque d’être compliqué.
Bon, soyons cash : ça joue, les morceaux sont pas mal, la voix… bon, on ne dira rien de plus, ça fait le job. Après… oui, c’est une découverte, mais est-ce que je vais courir au stand merch’ chercher leurs CDs ? Je ne crois pas. A écouter calmement à tête reposée. Quoiqu’il en soit, un peu haut dans l’affiche pour moi.
SORTILEGE (France)

Pause, et on arrive dans les trois derniers groupes. Il reste deux groupes que je veux vraiment voir. Pour le 3e, je suis plus que sceptique depuis la pseudo-réformation. En effet, quand tu vires tout le monde et que tu gardes le nom pour toi tout seul, j’ai pour ma part du mal à appeler ça une reformation. Je sais que je ne vais pas me faire que des potes sur ce coup-là car énormément de gens sont venus pour voir Zouille and co. Donc excusez-moi mais ça reste mon avis.
Pour rappel, les premiers concerts de SORTILEGE ont été catastrophiques. Le line up ne tenait pas et les tribulations du groupe ont tenu en haleine plus d’un metalleux. Puis Bruno RAMOS (MANIGANCE) est arrivé et le groupe a repris vie. Malheureusement depuis, Bruno nous a quittés, et Zouille a choisi Michaël ZOURITA (ex-reformation de SATAN JOKERS, FURIOS ZOO) pour lui succéder. La formation de ce soir est stable depuis un moment, et compte toujours ZOURITA à la guitare.
Bon, même avec ce line-up, vous l’avez compris, j’ai un a priori très négatif. En plus, je déteste qu’on réenregistre les albums. Qu’on les remasterise, OK mais qu’on les réinterprète, non.

Force m’est de constater que ce soir, je suis minoritaire car une majorité de gens qu’ils soient Espagnols, Anglais ou Français sont venus pour voir enfin ce groupe qu’ils n’ont pas vu à l’époque car pas encore nés ou juste trop jeunes. Bon, ça commence mal. Les balances se révèlent compliquées mais le public s’en fout. Dès que le set démarre, il chante les paroles comme un seul homme. Tout le monde est aux taquets et c’est, je crois, le plus important. On va avoir droit à 3 morceaux anciens. Après, je vais juste dire que le line-up tient la route et que ça assure bien derrière Zouille.
Zouille en revanche, je suis désolé, mais il n’a plus la même voix, plus la même pêche (normal à son âge, me direz-vous). Mais surtout, à part le nom, ce groupe n’a plus rien à voir avec celui que j’ai connu.
Et en plus – je vais creuser ma tombe – ils jouent « Larmes des Héros » en entier. Je n’aime pas cet album. D’ailleurs, c’est à cause de lui que j’ai décroché de ce groupe. Ceci dit, j’ai des potes qui sont fans de cet album…
Bref, je profite de leur set pour me refaire un sandwich saucisse.
Yes, c’est fini !
MAGNUM (Royaume-Uni)

Pause, et c’est au tour des légendaires Britanniques de MAGNUM. Là, on est dans du Hard Rock Prog’ mélodique mega bien fait. C’est un groupe de légende.
Et alors, en 2026, ça donne quoi ? Bah… ça le fait. Malgré son âge, Bob CATLEY a la pêche, il est plein de joie de vivre, de joie d’être là. Alors OK, il y a eu des changements de line up depuis 1978, des décès, des départs, mais le groupe tient le cap et surtout, ils jouent toujours leurs morceaux avec conviction, pour leur plaisir… et pour le nôtre bien-sûr.
Une autre partie du public est là pour eux car voir MAGNUM en Live en France, ça faisait très longtemps que ce n’était pas arrivé. La température est maintenant plus clémente et malgré la fatigue de la journée, c’est juste magique. Entendre en Live cette tuerie de « Kingdom of Madness« … c’est la cerise sur le cake pour moi. Je n’ai plus de voix à force de chanter, moi.
Woups, c’est fini ? Déjà ? Quel moment !
Je profite de la pause pour aller attraper un sweat dans la voiture. Eh oui, vous n’allez pas y croire mais il fait presque frisquet maintenant. Sans déconner. Bon d’habitude, ça fait au moins 2 heures qu’on les aurait sortis les sweats !
FIFTH ANGEL (U.S.A.)

Et c’est le tour du dernier groupe de la soirée : FIFTH ANGEL. Eux aussi, je les attends car je n’ai jamais eu la chance de les voir en Live. J’adore leur premier album et malgré l’heure tardive, je suis une nouvelle fois aux taquets.
Et c’est parti pour les Américains qui ont la charge de clôturer cette édition car MAGNUM qui devait le faire a souhaiter ne pas jouer trop tard. On les comprend. D’entrée de jeu, FIFTH ANGEL y va à donf’. Putain, c’est bon ! Et on a droit à l’intégralité de mon album préféré. Je suis aux anges again. Le son est top, l’interprétation aussi. Les années n’ont pas de prise sur leurs morceaux. En plus, ils sont en mega forme.
Je regrette de ne pas les avoir vus à l’époque, mais comme je n’ai pas de point de comparaison et qu’ils jouent fidèlement leurs morceaux, je ne boude pas mon plaisir. Pour le coup, ils ont réveillé ma petite brutos qui avait fini par somnoler pendant MAGNUM.
Les fans sont comme moi aux taquets, les tee-shirts fleurissent, l’ambiance est énorme pour une fin en apothéose.

Je pars un peu avant la fin parce que finalement j’ai vraiment froid et que je n’ai plus de jambes. Allez, un au revoir aux copains que je croise sur le chemin, et en route pour quelques jours de vacances bien mérités à Torreilles.
CONCLUSION
Un mega merci à toute l’équipe du PWOA qui a encore fait un travail de Romains pour nous proposer ce festival, à la famille qui nous a fait des putains de sandwichs catalans anti-vampires et à la programmation qui m’a permis de voir enfin en Live des groupes que je n’avais jamais eu l’occasion de voir.
Cette cousinade est à peine finie qu’on pense déjà à la prochaine. Oui, oui : une prochaine, les gars ! Le succès de cette édition – je n’ai jamais vu autant de monde… bon, c’est peut-être aussi dû à la présence de SORTILÈGE – vous a prouvé qu’on a besoin de notre dose de Heavy en septembre. Force à vous, les Warriors.
LA GALERIE PHOTOS DE TI-RICKOU
MAGNUM















PALANTYR











SUMERLANDS








PICTURE
















REDSHARK









SAVAGE OATH











WHIRLWIND










FIFTH ANGELS















SORTILEGE














