ANGRA à l’Olympia

Affiche officielle du concert de ANGRA à l'Olympia (Paris), le 23 septembre 2026. report WTR MAG

En ce mercredi, je me rends du côté de l’Opéra Garnier, à l’Olympia très exactement, pour le concert évènement du jour : ANGRA. J’arrive vers la salle presqu’une heure avant car je sais qu’il ne faut pas se louper. En effet, ce soir, il n’y a pas de première partie mais deux sets d’ANGRA à la suite, séparés par un entracte.

Surprise, l’Olympia n’est qu’aux trois-quarts plein. Certains disent que c’est le prix des places qui a freiné le déplacement mais ce prix est, semble-t-il, justifié par la venue de 20 personnes (les musiciens et leur staff) plus le matériel, convoyés depuis le Brésil et ce, pour une date exclusive. Certes, mais il y a aussi ce soir BLACK STONE CHERRY à l’Alhambra et THE MERCURY RIOTS à la Dame de Canton…

Cette soirée spéciale a fait basculer mon choix : quel bonheur de fêter les 30 ans de l’album « Holy Land » ! La revue Rock Hard ne s’y est pas trompée, en sortant juste avant cette date, une édition spéciale double vinyl (vert et jaune) de cet album culte.

A 19h55, la bande-son d’« Unfinished Allegro » retentit et à 20h tapantes, le groupe arrive sur scène. Ovation du public.

Surprise car le set démarre par « Carry on », de leur tout premier album « Angels Cry ». Des souvenirs me reviennent en tête, Olivier GARNIER vantant ce nouveau groupe brésilien à Jee JACQUET (rédactrice en chef du fanzine Rock Time) et le concert à la Locomotive où tout le staff s’était déplacé. Quelle soirée mémorable !

Mais revenons à l’Olympia. C’est là que je découvre le nouveau chanteur, Alirio NETTO, qui s’en sort fort bien ! Ca se confirme avec « Lisbon », tiré de « Fireworks ». Fumigènes blancs, clameurs du public, solo de basse de Felipe ANDREOLI, lumières rouges et tout le talent vocal d’Alirio.  

On baisse en intensité avec « Tide of changes – part 1 », suivi de la 2e partie. Mais ça repart de plus belle avec « Angels and Demons ». On a alors droit à la grosse artillerie avec la frappe soutenue de Bruno VALVERDE. Ce déluge de feu est de courte durée puisque le chanteur se met déjà en hauteur, au piano, et rend hommage à André MATOS, en interprétant le « Wuthering Heights » de KATE BUSH. On ne peut oublier la version magistrale du défunt chanteur et même si Alirio s’en sort honorablement, on se remémore le chanteur exceptionnel qu’était André. Le groupe la reprend en chœur, soutenu par le public avant de quitter la scène.

Déjà la bande-son de « Crossing » résonne. On entend alors les sons de la forêt tropicale puis des chants sacrés et enfin le bruit de l’orage annonçant « Nothing to Say ». On est en plein « Holy Land » (la terre promise) qui voit l’arrivée d’un invité en la personne de Kiko LOUREIRO, guitariste historique du groupe. Ce titre me transcende et me fait vivre ma deuxième émotion de ce concert. Le public est debout dans le balcon et je suis surpris finalement de voir pas mal de jeunes avec des T-Shirts à l’effigie d’ANGRA.

Alirio NETTO revient au piano pour la partie mélodique et annonce « Silence and Distance ». Puis, c’est le retour du groupe et des gros riffs avec une rythmique soutenue. Le chanteur reprend ensuite le piano pour finir en beauté.

On amène des percus sur le devant de la scène. Voilà toute l’âme du Brésil : le passé est évoqué avec des images de la rencontre des indigènes sur la plage avec les conquistadors, le tout assorti des sons si typiques.

Après ce petit intermède, les percus amènent le titre « Carolina IV » et là, ça part à 100 à l’heure. Le titre « Holy Land » calmera ce rythme endiablé pour nous amener à l’entracte. Ca me permet de retrouver de fidèles supporters de concerts et de connaître leurs premières impressions sur le show. Elles sont positives.

On va revenir dans la salle pour la suite et fin de l’album « Holy Land » avec les titres « The Shaman » à « Lullaby for Lucifer ». Il est vraiment étonnant d’avoir coupé l’album en deux l’album et de l’avoir réparti sur les deux sets ! S’ensuit « Waiting Silence » de l’album « Temple of Shadow ».

Les musiciens remercient alors Olivier GARNIER pour tout le travail qu’il a fourni et son soutien envers le groupe. Olivier n’a malheureusement pas pu être présent car au même moment, il assistait à l’enregistrement de l’émission Taratata avec le groupe EUROPE. En tout cas, ANGRA lui a rendu un bel hommage, sincère.

Le chanteur nous réserve une surprise lors de l’introduction de « Rebirth » en s’essayant au célèbre « SOS d’un terrien en détresse » de Starmania. Dur exercice de style et de maîtrise de la langue mais un beau clin d’œil au public français.

Le concert tire à sa fin et c’est avec « Nova Era » (de « Rebirth » : une renaissance en somme !) que le show d’ANGRA se termine.

Le public redescend les marches de l’Olympia sous la bande-son de l’excellent « Time Stand Still » de RUSH et on peut voir le sourire sur les visages. Une bien belle réunion et une sacrée communion !

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