Samedi 19 septembre 2026 à Sevrier (Haute Savoie)

Aujourd’hui, c’est la première journée européenne du patrimoine. Et quoi de mieux, après avoir passé la journée à visiter des monuments divers et variés, que d’aller à un concert ?
Ce soir, direction Sévrier, au bord du lac d’Annecy. C’est au Saint Rock Bar que nous nous rendons pour retrouver les copains parisiens de HARSH qui viennent une nouvelle fois secouer la région annécienne. Ce sera déjà leur troisième, voire leur quatrième, passage en Savoie si on compte leur première venue au Brin de Zinc.
Report By SEB 747 – Photos : STEVE*74
Et une fois encore, c’est mon copain Steve*74 qui va s’occuper des photos. Cerise sur le cake, ma fille et ma femme m’accompagne. Elles n’auraient pas raté l’occasion d’aller voir les HARSH en concert, surtout si c’est proche de chez nous. C’est la seconde fois que je me rends dans au Saint Rock, ce lieu qui sera, je l’espère un jour, un incontournable pour les concerts annéciens.
Arrivés sur place, nous retrouvons tous les copains du coin que nous n’avons pas l’habitude de voir souvent et croisons le chanteur d’EVE’S BITE, le groupe de première partie. Oh surprise, il nous annonce, à son grand étonnement aussi, qu’ils joueront en second. En effet Across the Pit, l’association qui organise ce concert, a préféré faire jouer le groupe le plus mélodique en premier. Wait and see, comme on dit.
En attendant on remarque qu’outre le stand crêpes et sandwichs à l’extérieur, il y a deux tables de tatouages à l’intérieur pour ceux qui en ont envie. On papote avec les copains sur les concerts vu et à voir en attendant le commencement.

Puis la musique de fond s’éteint, Léo, le batteur de HARSH, s’installe derrière ses fûts, suivi de Séverin à la guitare et des copains d’enfance Albert au chant et Julien à la basse. Tout deux sont parés de paillettes : veste pour Julien, paupières pour Albert. Malheureusement, les lumières semblent être aux abonnés absents ce soir mais le son, lui, est très correct – chose assez rare dans un bar.
Le quatuor attaque par « Break Your Way » un morceau très récent tiré de leur tout nouvel album « Feels » sorti il y a quelques mois. Un super titre qui aurait pu être écrit par KIP WINGER. Le public semble un peu timide et laisse un peu trop de place aux musiciens, même si deux, trois Die-hard, dont je fais partie, tiennent les devants pendant que mon copain Steve*74 tente tant bien que mal de faire des belles photos.
« Bonsoir le Saint Rock vous allez bien ? La prochaine s’appelle « Losing My Mind » », annonce Albert. C’est sur ce titre, où le guitariste chanteur fait chanter le refrain au public, que celui-ci se rapproche.
Avec « The Sound She Does » le chanteur a une pensée pour son grand père qui les a soutenus à leurs débuts, mais qui, malheureusement, n’a pu voir leur ascension. C’est un super morceau démarrant sur une intro un peu jazzy avant que les guitares d’Albert et de Séverin ne viennent tout déchirer. Trouvant peut-être le public un peu timide, Albert fait un jeu avec ce dernier en lui faisant reprendre des vocalises. Le public se prête bien au jeu du musicien et commence à se réveiller.





Puis on passe encore sur un nouveau morceau « Offer You A Rome ». Albert continue à faire participer le public en lui faisant tapper des mains. Plus le set avance, plus l’impression de voir un groupe qui s’est bonifié avec le temps se fait ressentir. C’est la quatrième fois que je les vois en Live et je trouve qu’ils ont fait un pas énorme depuis la dernière fois.
C’est le percutant « Don’t Mess With Me », là-aussi un monstrueux nouveau titre bien Hard, qui suit. Le refrain hyper catchy fait son petit effet sur le public du Saint Rock.
« Celui-là, ça fait très longtemps qu’on ne l’a pas joué », annonce le leader des Parisiens. « Ah si, on l’a joué à la release parts », se corrige t’il en faisant marrer ses copains. On revient donc sur le glamisant premier album avec « Fuel To The Fire » et ses riffs tranchants, ses voix claires et puissantes. Le titre idéal à écouter en voiture mais qui en Live rend encore mieux que sur album. Albert continue de faire frapper des mains le public qui s’est rapproché encore un peu plus des musiciens.




« Celui-là, on l’a bien joué. C’est notre single de l’album sorti en avril. Ça s’appelle « Back To Life ». Là encore, ça remue bien. Ce titre est une véritable tuerie en Live ! « Faîtes du bruit pour Léo à la batterie », annonce le guitariste-chanteur à la fin du morceau avant que le batteur nous fasse un petit solo quasiment dans le noir complet. Dur dur pour les photos.
Après une belle ovation, Albert reprend la parole « C’est le tout premier morceau écrit par HARSH dans le garage des parents de Léo. Ce morceau s’appelle « Tease Me » ». Retour donc au tout premier album du groupe avec un morceau assez étrange. Normal, c’est leur tout premier titre, un peu AOR par moments, sombre par d’autres avec un refrain hyper sympa. Puis le dernier LP revient sur le devant de la scène avec le chaleureux, sincère et exaltant « When We’re Together ».
Alors qu’ils entament « Forever Yesterday », le guitariste-chanteur, bouteille de Jack Daniels dans les mains, descend dans le public verser dans les verres et les gosiers des spectateurs volontaires le précieux breuvage pendant que ses copains continuent de jouer. Dans sa générosité, il en verse quand même à ses coéquipiers.


Plus le set s’étend, plus je prends mon pied et le quatuor commence à se débrider. « Voilà un nouveau morceau, on espère qu’il vous plaira », annonce Albert avant « All I Ever Wanted ». Sur cette superbe nouvelle balade, le guitariste-chanteur nous fait sortir les lumières de nos téléphones. Enfin de la lumière, serait je tenté de dire ! Puis, c’est la distribution des cadeaux. Le généreux leader lance un T-Shirt dans le public et un CD du dernier album.
« Celui-là, tout le monde le connaît », annonce le chanteur avant que HARSH n’entame « Maniac ». C’est le moment pour le public de devenir un peu plus dingue que tout à l’heure. Le fameux cover sur-vitaminé fait à chaque fois mouche. Le groupe maîtrise tellement cette reprise qu’ils l’ont même incluse dans leur nouvel album. Trop fort.
Le moment de la clôture du set de nos Parisiens arrive avec l’excellent « Good Lovin’ » tiré du dernier album. Sur cette fin de show, Albert décide de rendre complètement dingue le public en allant jouer en plein milieu des spectateurs.
Quelle claque ils nous ont mis une fois de plus ! Même si j’ai eu l’impression que le début de set était un peu timide, les HARSH ont réussi à séduire le public au fur et à mesure de la soirée.

Le temps de papoter avec les membres de HARSH et de se rappeler les bons souvenirs – notamment leur première partie d’ADAM BOMB au BDZ – qu’il est temps pour les Stéphanois de EVE’S BITE d’entrer en scène.
Deux, trois coups de guitare et de hurlements, pour ne pas dire beuglements, et le groupe disparaît (ainsi qu’une bonne partie des spectateurs venus voir HARSH). A peine 5 minutes plus tard, il revient et démarre sur les chapeaux de roues.
Dès le premier titre, je suis dubitatif. J’aime bien ce qu’ils font sur album mais en Live je n’arrive pas à me connecter avec leur musique. C’est sympa mais il y a un je ne sais quoi qui me dérange. Le public restant rend un hommage poli au groupe.
Le problème, c’est que musicalement, c’est pas mal mais que vocalement, je n’aime pas du tout. Olivier a tendance à hurler plus qu’il ne chante et pour moi – et a fortiori aussi à une bonne partie des spectateurs qui continuent de s’éclipser – c’est assez pénible. Personnellement, je pense que EVE’S BITE devrait se trouver un très bon chanteur avec qui il pourrait décoller.



Enfin bref, je ne suis pas rentré dans leur univers et j’ai trouvé le set un peu pénible à force. Attention, ce n’est que mon avis et il vaut ce qu’il vaut. Certains fans restés devant la scène ne seront pas du même avis que moi et c’est tant mieux.
Le set terminé, nous rentrons à la maison, non sans avoir dit au revoir aux membres de HARSH.
Un grand merci à Accross the Pit pour ce concert et à Loren pour sa gentillesse et son accueil. En croisant les doigts pour que des formations de plus grande envergure viennent jouer en ce lieu.
