Samedi 19 septembre 2026 – Centre Culturel de la Chênée de Liège (Belgique)

Report et Photos : HI’TWIST
Hier a été pour moi une pure journée de plaisir et de curiosité avec les groupes THE MERCURY RIOTS, VARDIS et THE DOGS D’AMOUR. Cette deuxième journée du Golden Age Rock s’annonce longue avec une ouverture des festivités à 13h00 mais quelle affiche ! Il y a vraiment du lourd.

On entre directement dans le vif du sujet avec les Belges de MYSTERY. Encore un groupe de Hard FM à côté duquel je suis passé. Pourtant, au début des années 90, MYSTERY a sorti deux albums. Le dernier aurait normalement dû attirer mon attention puisqu’il a été co-produit par le guitariste Pete LESPERANCE et le chanteur Harry HESS de HAREM SCAREM. Etonnamment, le groupe a disparu du circuit… mais c’est pour mieux revenir quelques 30 années plus tard !
Certes, le chanteur d’origine a quitté le groupe depuis mais je suis surpris par les prouesses vocales d’un certain Sammy PELEMAN.
A en croire la setlist, nous allons avoir droit en grande partie à leur premier opus mais aussi à un inédit : « Two Hearts on the Run ». Ils déroulent un AOR puissant devant un auditoire attentif. Et le public a visiblement été séduit puisque lorsque j’ai enfin pu accéder à leur stand merch’, il avait été dévalisé ! Bref, pas de réédition de leur premier album pour moi.

Encore un groupe du Plat Pays : STEELOVER. Marco, mon copain Belge a eu l’air bien étonné : « Comment, tu ne connais pas STEELOVER ? ». Eh oui, même si lui en est un fervent supporter, c’est ma première incursion au GARF et du coup je n’ai pas eu l’occasion de ce groupe lors des précédentes éditions de 2022, 2023 et 2024.
Là, musicalement, c’est nettement plus Metal. Avec un tout dernier album à promouvoir – le « Devil’s Highway » sorti cet été, STEELOVER va nous délivrer toute la palette de son talent, à savoir des riffs incisifs combinés avec des passages mélodiques.
Les Belges vont axer leur set justement sur ce dernier opus avec des titres comme : « Devil’s Call » qui démarre le concert, un « Chains of love » plein d’énergie, le percutant « Keep on Running » (non, non, pas celui de JOURNEY !) et « Canyon ».
Vince CARDILLO au chant est secondé par les guitaristes Pat FRESON et Mel FRESTI. Ils s’en donnent à cœur joie pour reprendre des vieux titres de « Glove me » (84) comme « Struck Down » et « Rock Bottle » par exemple. Non, on ne confond pas, ce n’est pas « Rock Bottom »… même si ce dernier lorgne vers UFO !
Avec ce combiné réussi – nouvel album et Live concluant – STEELOVER est un groupe à suivre de près. Pour l’anecdote, le batteur Rudy LENNERS (ex-SCORPIONS) qui a sévi dans STEELOVER était présent pour dédicacer son livre.

Depuis le temps que je voulais voir les Anglais de DEMON ! Finalement, il n’y a bien que dans ce genre de festival à dimension humaine que tu peux voir un tel groupe.
Pendant une heure, DEMON va nous dévoiler son Hard Mélodique mâtiné de Prog’. Le groupe a plaisir à jouer et il est tout sourire quand le chanteur Dave HILL vient faire le pitre à côté de ses acolytes. Tout comme PRAYING MANTIS et TYGERS OF PAN TANG, ces Anglais issus de l’écurie NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal), s’éclatent comme des jeunes premiers et ça, il est bon de le souligner.
Le show sera principalement basé sur le trio gagnant, à savoir : « Night of the Demon » (81), « The Unexpected Guest » (82) et « The Plague » (83). Pour moi, le set de DEMON restera un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du GARF. Et je pense que je ne suis pas le seul car le stand de merchandising a été dévalisé : plus un CD ni un vinyl après le show.

Après leur passage au festival Bully on Rocks en octobre 2024, les Canadiens de CARL DIXON’S CONEY HATCH, si rares en Europe, sont de retour. Sauf que ce soir, petite particularité, le groupe va jouer l’intégralité de l’album « Friction » de 1985, album pour lequel ils effectuent une tournée anniversaire. 40 ans, ça se fête !
Ils vont compléter la setlist par une sélection de titres de leurs deux premiers albums. C’est avec un plaisir non dissimulé que je reconnais le « Hey Operator » composé par le leader Carl DIXON (chant/guitare). Il faut avouer que je préfère la version du Canadien ALDO NOVA sur son superbe album « Subject ».
Le Hard Mélodique de CARL DIXON’S CONEY HATCH séduit le public, dans lequel se trouvent pas mal de nostalgiques d’une époque révolue.

Maintenant, place aux Anglais du groupe FM. Ils fêtent le 40e anniversaire de la sortie de leur premier album « Indiscreet ». Cet anniversaire résonne en moi. En effet, à l’époque où je sévissais dans le fanzine Rock Time, notre premier numéro était sorti avec FM en première de couverture. C’était symbolique en raison de notre ligne éditoriale mais c’était aussi tellement justifié avec la sortie de leur petit chef d’œuvre.
Etonnamment, leur show débute par « Digging up the Dirt » pour ensuite mieux revenir à l’essence de l’album « Indiscreet », à savoir les superbes « That Girl » et « Other Side of Midnight ».
Le groupe est soudé et aime à sortir quelques blagues ou taquineries. Je suis toujours impressionné par la voix de Steve OVERLAND, qui reste toujours aussi incroyable à travers les années. Pour moi, il reste l’une des plus belles voix du Rock. Je suis toujours admiratif et sous le charme.
La setlist peut surprendre mais il est difficile de choisir dans une telle discographie. De plus, en mode festival.
Un show carré avec une fin déroutante avec le mélodique « Does it Feel like Love ». Je reste un peu sur ma faim car je pensais que ça allait repartir de plus belle. Eh non… Le timing en festival ne permet pas un retour, même si le public en redemande. Bon show du groupe malgré tout.

Et maintenant place à la rareté. Rendez-vous compte, faire venir en Europe, le groupe américain STARZ ! Les organisateurs ont de quoi être fiers puisque c’est une exclusivité européenne. Ce groupe mythique est resté en terres américaines. De plus, leur période phare est limitée (76 à 79) avec les albums « Starz », « Violation », « Attention Shoppers » et « Coliseum Rock ».
Pour les chanceux déjà dans la salle, en forme de soundcheck, quoi de mieux que le « Takin’ Care of Business », reprise du BACHMAN TURNER OVERDRIVE ?
Quelques minutes plus tard, ça démarre avec « Where Will it End » et « Detroit Girls ». La sauce prend. Ils nous délivrent un Rock épuré, couillu qui fait la part belle à leur tout premier album éponyme de 1976.
Incroyable de voir sur scène cette formation avec les deux vétérans : le guitariste Richie RANNO à la coupe de cheveux « SPINAL TAP » et le batteur Joe X DUBE aux bacchantes stylées.
Ca sent le Rock qui transpire avec les titres : « Live Wire », « Rock Six Times » pour un final sur « It’s a Riot ». Avec le recul, je pourrai dire : « J’ai vu STARZ en Live ». On ne sera pas beaucoup en France à avoir eu cette chance !

Place au groupe qui a la charge de clôturer le festival, à savoir les Américains de BLACK N’ BLUE. En 40 ans d’existence, c’est la première fois qu’ils foulent le sol européen, incroyable ! En avril dernier, je les avais découverts en Live à la MORC (la fameuse croisière Rock partant de Miami) et ce devait être une journée sans car leur show ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. De plus, on sentait Jaime St JAMES (le chanteur), un peu énervé.
Là, ce soir, ils vont me faire changer d’avis ! Ils déboulent sur scène et je suis direct capté par le look de Jaime qui porte son maillot moulant jaune et noir. Comme on dit, le ridicule ne tue pas. Dans les années 80, c’était la guêpe mais si je devais faire un parallèle, aujourd’hui on se rapprocherait plutôt du bourdon… Bon, passons sur ce look vestimentaire.
Ca démarre sur les chapeaux de roue avec « Rockin’ on Heaven’s Door » suivi du cover « Action » de SWEET et de « Chains around Heaven ». Jaime St JAMES se démène sur scène, appuyé par une rythmique soutenue par Pete HOLMES qui tape fort sur ses fûts.
Retour dans les eighties avec leur album éponyme (84) et « Without Love » (85) qui rempliront en grande partie leur setlist. Mais ce qu’attend le public, ce sont des titres comme : « Nasty Nasty », « Without Love » ou « School of Hard Knocks ». Jaime assure au chant et le public lui répond avec bonheur. On peut dire que le chanteur est très surpris par l’accueil que les gens lui réservent ! Il y a même deux Anglais qui brandissent leurs vinyls ; même pas peur !
Ca repart à 100 à l’heure avec « Wicked Bitch » et dans la foulée, on a « Hold on to 18 ». Le set se termine avec « I’m the King ». On pourra dire que BLACK N’ BLUE a mouillé le maillot ! Tout le monde ressort calmement et avec à l’esprit, d’avoir vécu de grands moments !
Merci à l’organisation du Golden Rock Age Festival de nous avoir donné une affiche d’une telle qualité, merci aux bénévoles pour leur dévouement. Pour ma part, je suis déjà impatient de connaître les groupes à l’affiche de l’édition 2027.
