CORONER à l’Ilyade

Affiche officielle CORONER à l'Ilyade de Seyssinet Pariset (Isère). Chronique WTR MAG

Quand tu dis à tes copains lors d’un concert de THE MERCURY RIOTS que tu ne pars pas tard parce que tu as un autre concert à Grenoble le lendemain, que tu ajoutes que c’est un concert de CORONER et qu’ils sont pliés de rire, quand sur les réseaux sociaux tous les copains croient à une blague, que ta chérie fait un appel pour avoir une photo de ta tête pendant le concert, eh bien tu te dis que tu as peut-être fait une bêtise… D’autant plus qu’avant CORONER, il y a deux groupes et qu’à première vue, selon les copains, ça va vraiment valoir le coup de voir ma tête, surtout après un putain de concert des MERCURY RIOTS.

Effectivement, le choc risque d’être brutal. Mais bon, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour W.T.R. MAG et pour ses lecteurs ?

Et ça continue de me chambrer en arrivant à l’Ilyade. Non, je n’ai pas perdu un pari. Oui, je suis là de mon plein gré. Oui, je sais que ce n’est pas un concert de Sleaze. Et de toute façon, j’ai des yeux et je vois bien que 95 % des mecs portent des T-Shirts noirs avec soit des écritures cyrilliques, soit CORONER écrit dessus.

Et même dans la salle je me fais chambrer. Je crois que je suis un incompris. Quand je dis que je n’ai aucune idée de ce que valent les deux groupes de première partie, ça rigole encore plus. La sueur coule dans mon dos, j’ai froid (oui, froid dans une salle qui va être blindée comme un œuf !).

Bon allez, c’est parti. Le premier groupe, les Suisses de TAR POND, ouvrent les hostilités. Et c’est du Doom, du Stoner Doom. Nickel ! Ca, c’est du Thrash comme je l’adore, mdr. Alors effectivement, nous ne sommes pas nombreux à apprécier ce groupe. Après, je calme les grognons en leur disant ce qu’on m’avait dit : le batteur est le premier batteur de CORONER.

Bon, je rigole quand même en voyant la tête des copains thrasheurs à donf’.

Je vais être honnête, je vous dis tout. Alors OK, ça s’écoute, c’est bien lourd, bien Stoner, bien Doom. C’est bien fait aussi, mais je ne vais pas foncer à leur stand merchandising pour aller acheter leur album. En plus, j’ai un peu peur pour les photos vu les lumières et les fumigènes.

Allez, c’est fini. Je vais prendre l’air et rigoler avec les copains. Je suis gonflé à bloc.

Passons au groupe suivant, les Belges de SCHIZOPHRENIA. Bah là non plus, je n’ai pas peur en les voyant. Ils ont des beaux looks de thrasheurs, speed metalleux. Du gâteau, cette histoire !

Et, c’est parti. Pour les photos, c’est nickel, même si on est serrés à mort (Ah qu’est-ce qu’on est serrés au fond de cette boîte, chantent les sardines…).

Euh, là c’est rapide, très rapide. On se calme sur la double caisse, le batteur ! Et, oh putain… non, la voix ! Ce groupe, c’est un peu comme si METALLICA période « Kill ‘Em All » avait croisé VENOM et qu’ils avaient eu un petit. Mais un petit démon tout mignon avec une voix à geler le Sahara… alors vous imaginez un Ti-Rickou ?

Bref, pour moi, c’est purement horrible. En plus, ça me stresse. Vite, je traverse la foule et je pars rejoindre les copains à l’extérieur, près de l’entrée. Yes, j’y suis, ouf ! Là, ça rigole encore de moi. Sniff.

Après, je suis très clair : il va y avoir ceux qui, comme moi, ont détesté, et ceux qui ont adoré. Je connais même quelqu’un qui les a ratés et qui était dégoûté de les avoir loupés. Il a d’ailleurs foncé pour acheter leurs deux albums (Dieux du Hard, faites qu’il n’y en ait pas un pour moi !).

En tout cas, ils ont le look, la présence scénique. Maintenant, s’ils arrêtaient le Speed en comprimés et trouvais un vrai chanteur, cela devrait être parfait pour moi. Comment Metalfreak ? Je ne sais pas ce qui est bon et c’est du Death Metal, Speed, Thrash ?! Comment ça, « il y a deux « h » à Thrash, sinon c’est une poubelle  » ?!

Allez, c’est maintenant au tour des Suisses de CORONER, les vedettes de la soirée, de jouer. La salle est triplement blindée et les accueille chaleureusement. Quant à moi, j’ai un peu révisé avant le concert, je suis prêt.

Et c’est parti. Tiens, le chanteur a encore sa voix et il y a un clavier. Un petit côté classe à leur Thrash. Bon, c’est clair, ça joue, c’est bien fait et, en Live, ça vaut le déplacement. En plus, leurs derniers morceaux sont très bons. Après, est-ce que je vais me remettre toute la discographie de CORONER en écoute ? Je ne pense pas. Est-ce que je vais me sauver ? Non plus, hormis le fait que j’ai chaud et que le bar est impossible à rejoindre.

Les copains, eux, sont au paradis des thrasheurs. Le public est heureux car le e groupe nous livre un gros set.

Allez, c’est fini… Bah non, on a droit à un rappel, pour le plus grand bonheur de tous. Tous non, car un seul être résiste encore et toujours. Là, je suis dehors !

Bon, cette fois-ci c’est fini. La salle se vide. Sauf que mes copains attendent pour faire signer leurs disques à CORONER. Pas gagné, car CORONER a fait  un Meet and Greet payant, donc forcément ils ne vont pas venir signer gratos.

Petite papote avec les Belges, à qui mon copain Metalfreak dit que j’ai trouvé leur musique un peu forte. Le traître ! Allez, au revoir à tous les copains que je croise, et on the road again.

Je clôture cette soirée en disant : je suis venu, j’ai entendu et… finalement, je n’ai même pas eu (trop) peur.

Un grand merci à Metallian Productions pour cette soirée où je me suis quand même bien amusé. Je suis content pour eux car ils ont fait sold out !

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