RAPID, Enter the Realm of Fire

Chroniques - Août 2026. Pochette de l'album de RAPID, Enter the Realm of Fire. Chronique WTR MAG

RAPID

« Enter the Realm of Fire »


MEDIATOR 3 ETOILES - 2025 - WTR MAG

Genre : Speed Metal

Sortie : 21 août 2026

Label : Dying Victims Productions


C’est mon copain Metalfreak de Soil Chronicles qui doit être heureux car il y a beaucoup de Speed Metal qui sort en ce moment, que ce soit des créations ou des rééditions. Perso, comme tout le monde le sait, même si ce n’est pas le style que je préfère, j’estime que c’est quand même mieux quand ça n’a pas l’air d’avoir été produit dans une cave avec un copain qui beugle dans le micro.

Alors, c’est parti pour l’écoute de ce RAPID, un groupe finlandais qui sort son premier album. J’avoue que le fait qu’ils viennent de Finlande ne me rassure pas car ils aiment bien le Metal Extrême là-bas.

Résultat ? On va dire que RAPID joue vite – oui, c’est du Speed Metal – avec tout ce qui va avec : la double caisse, la rapidité, la voix limite criarde mais rauque.

Bref oui, c’est du Thrash et je dois avouer que c’est plutôt bien fait, les compos très old school mélangées à un soupçon de Metal moderne plus brutal tiennent la route.

Après les fans de METALLICA, EXODUS et consorts devraient apprécier. Pour moi, c’est 3 pics. Pas sûr quad même que je le réécouterais, moi. Pas grave, ma chérie la petite brutos va très certainement me le piquer de toute façon.

La réponse de METALFREAK

Ah ben v’là aut’chose !!! Lorsque j’ai lu la chronique de mon ami Ti-Rickou concernant le premier full length « Enter the Realm of Fire » des Finlandais de RAPID, j’ai fait la même tête qu’un certain Ice-T, invité de « Nulle Part Ailleurs » il y a pas mal d’années, lorsqu’un certain José GARCIA, déguisé en une sorte de LADY DI grotesque, lui avouait vouloir garder longtemps le thé glacé dans sa bouche…

Je ne suis pas tombé de ma chaise, mais j’ai quand même vérifié plusieurs fois si :
1/ c’était bien Ti-Rickou qui avait écrit cette chronique
2/ Si on parlait bien du même groupe.
Après toutes ces vérifications, je suis allé boire deux litres d’eau bénite et pris un bain de jus d’ail… On n’est jamais trop prudents.

Parce que là, mon Ti-Rickou, il m’a pris à contre-pied !
Lui, dire du bien d’un album de Speed / Black Metal ? Je sais que cet été, la canicule a tapé fort, mais là je pense que quelques neurones ont du prendre un sacré coup de chaud !
On est quand même loin de JETHRO TULL et autres ISSA…

Déjà, RAPID ça porte bien son nom : ça aime les tempos enlevés, ça aime le Speed metal, ça aime le noircir avec un soupçon d’Evil et de Black Metal et surtout, ça déglingue tout sur son passage. C’est que, dès que l’intro est terminée, j’en ai levé le nez de mon écran d’ordinateur lorsqu’a explosé le premier riff de « Witchcraft of Horror » : mince, ils ont repris « Hades » de BATHORY. Il n’a pas fallu longtemps avant que la musique bifurque sur quelque chose de plus personnel mais on avait déjà une grande idée des influences. En même temps, voilà un trio dont les musiciens font déjà partie d’autres formations tant dans le Speed, le Thrash et le Death Metal : fallait pas s’attendre à du Krautrock.

RAPID s’est formé en 2014 : une première demo en 2015 – « Rapid metal attack » – rapidement suivie l’année par sa petite sœur « Deadly torment »… Il aura fallu attendre jusqu’en 2022 pour leur premier EP, « Blackstar oppression Regime » et enfin, en août 2026, ce premier album complet.

Et on ne va pas se mentir, c’est old school jusqu’au bout des ongles crochus, ça fera plaisir aux amateurs tant de VENOM (si si, Ti-Rickou, tu as bien lu) et MOTORHEAD, ceux des plus énervés de la NWOBHM façon TANK, avec un petit côté BULLDOZER ou EXORCIST pas dégueu.

Après l’intro, ce sont dix titres qui se partagent les tempos énervés d’un Speed Metal des plus crus comme « Witchcraft of Horror », « Wielder of Might (Death from above) », « Pest Eater », « The path of illusions ». Ils passent régulièrement en mode Heavy à la rage contenue : « Necromantic warriors », « Horemheb », « Black poison », « Moonless night », voire limite Doom, « Gaze of the black void », pour finir avec les huit minutes de « Beyond the Gates of the rapid Flames » qui permet à lui tout seul de montrer tout le talent de composition du trio finlandais.

Bref, encore une fois, connaissant les goûts en général de Ti-Rickou, je suis surpris qu’une telle furie puisse lui plaire.
Du coup, j’ai peur…

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