Dimanche 05 juillet 2026 à Knislinge (Suède)

Report et Photos : HI’TWIST
ROSALIE CUNNINGHAM (Royaume-Uni)

En ce dimanche 05 juillet, on en est déjà au 3e jour du TIME TO ROCK 2026 ! La nuit a été courte, malgré tout, je pars plus tôt de mon Airbnb (à une vingtaine de kilomètres du site) pour ne pas manquer le set de ROSALIE CUNNINGHAM. En effet, elle ouvre la journée du dimanche avec un set programmé à 12h30. C’est un horaire presque cruel pour une artiste dont l’univers psychédélique, rétro et théâtral s’épanouit plutôt dans les atmosphères nocturnes.
J’avais entendu parler d’elle auparavant par des copains qui l’avaient vue en concert au Brin de Zinc (lieu Rock incontournable de Savoie).
J’ai tout de suite adhéré à son univers psychédélique, progressif, théâtral, Folk et même Hard Rock. La jolie Anglaise a sévi dans deux groupes : IPSO (2007 /2009) et PURSON (2011/2016). Pas de chance, les deux ont splitté et elle a alors décidée d’entamer une carrière solo. Son 1er album éponyme a vu le jour en 2019 et il a bien été accueilli par la presse musicale spécialisée.












Son show va être basé surtout sur son dernier album : « Too shoot another Day » (2024) et elle commence par son morceau éponyme, suivi du très 70’s « Timothy Martin’s conditionning School », suivi des psychédéliques « Heavy Pencil », « The smut Peddler » et du Prog/Psyché « Spook Racket ».
On entre bien dans son ambiance parfois un peu théâtrale. Et je craque personnellement sur la bassiste qui fait particulièrement le show avec son instrument.
Rosalie va s’aventurer sur des terres inconnues pour les néophytes avec « Rabbit Foot » qui n’apparaît sur aucun de ses albums mais en face B d’un single vinyl paru en 2026. Le show s’achève par « Wool » et « Tempest and the Tide », deux titres de son précédent groupe PURSON.
Bon accueil du public. On a droit à un rappel avec le plus nerveux « Return of the Ellington », suivi de « Ride on my Bike », Psyché, théâtral dans un esprit Hard Rock. A voir les festivaliers qui sortent, ROSALIE CUNNINGHAM a encore séduit de nouveaux fans. Elle a réussi à créer une bulle à part.
TYKETTO (U.S.A.)




On change de scène pour aller voir TYKETTO. Petite déception puisque la veille, on a appris que le show serait en acoustique ; en effet, le batteur du groupe a raté son avion ! Pour ma part, je me dis que c’est l’occasion de voir TYKETTO dans une autre configuration !
« Wings » et « Burning down Inside » (de l’album culte « Don’t come Easy », démarrent le set. « Seasons » verra intégrer l’intro « Everybody to rule the World » de TEARS FOR FEARS.
Danny VAUGHN a toujours cette voix si particulière. TYKETTO aborde aussi les albums « Strength in Numbers » avec « Rescue me », « The last Sunset » et « Closer to the Sun » avec le titre éponyme. « Lay your Body down » quant à lui se prête bien à la version acoustique. L’album « Don’t come Easy » va achever ce show avec les titres « Standing alone », « Sail away » et leur hit « Forever Young ».
DOMINUM (Allemagne)

On repart sur une autre scène avec les Allemands de DOMINUM que j’avais découvert au Heavy Week End à Nancy, un mois auparavant. Leurs masques d’horreur sont vraiment un plaisir à photographier.
Ce groupe originaire de Nuremberg – tout comme la Metal Queen DORO – n’a que 5 ans d’âge ! Mais cette formation est prolifique avec déjà trois albums à son actif, dont le petit dernier « Night is calling » qui est sorti cette année.









DOMINUM joue sur l’interaction avec le public et multiplie les poses théâtrales. Le groupe transforme son passage sur scène en une espèce de mini‑comédie musicale Metal. Ils vont nous livrer un set court mais ultra‑efficace, parfaitement calibré pour l’ambiance du Time to Rock. C’est théatral, fun et blindé de refrains qu’on a tous envie de reprendre en choeur.
Ce qui est surprenant, c’est que leur set sera tiré de leurs deux premiers opus « Hey living People » (2023) avec 5 titres et « The Dead don’t Die » avec 4 titres. Ca démarre avec « Danger, Danger », « Killed by Life ». Ce Power Metal, combiné à leurs costumes, me séduit au fur et à mesure de leur show. C’est l’horreur qui est leur « fond de commerce » avec des titres comme « Frankenstein », « Nosferatu »… On aura même droit à un « Thriller » revisité, du King of the Pop.
« Immortalis Dominum » va clore un show impressionnant.
MOXY (Suède)




Retour à quelque chose de plus classique avec le cultissime MOXY, groupe canadien, formé en 1974. Ils ont même eu en leur sein le guitariste Tommy BOLIN (le compère de Glenn HUGHES dans DEEP PURPLE) ! Je suis très content de voir ce groupe dont le premier CD « Moxy » (75) est culte.
Après « Midnight Flight » (de l’album « Moxy II »), le groupe nous délivre « Time to Move on », « Moon Rider », « Out of the Darkness » de son 1er album éponyme.
Quel Hard Rock classieux, énergique ! L’apport de deux guitaristes comme l’a fait THIN LIZZY et WISHBONE ASH reste un atout certain. MOXY va revisiter toute sa carrière, à travers les titres de 6 albums (mais surtout de leur 1er album et de « Ridin’ High’ » (77). Le groupe terminera par le classique « Rock Baby ».
10CC (Royaume-Uni)





Incroyable d’assister à un show des vétérans de 10CC ! C’est tellement surprenant dans la programmation de ce festival ! La plupart (des anciens) connaissent le groupe, tout comme votre serviteur, par le slow « I’m not in Love » (75). Mais ce groupe anglais ne peut se limiter à ce hit planétaire ! Et là, ils vont nous le prouver. Les vieux briscards en ont encore sous les plates-bandes et semblent vraiment à l’aise. Ils ont visiblement un plaisir certain à jouer ensemble.
Leur dernier album studio « Mirror Mirror », date de 1995, et de la formation originelle, il ne reste que Graham GOULDMAN, le chanteur-guitariste (80 ans au compteur). Il y a un musicien beaucoup plus jeune qui assure chant/guitare/claviers et qui apporte une nouvelle fraîcheur au groupe. Pour la musique, on est toujours dans un style Pop/Soft Rock.
On va revenir dans les seventies avec six albums (de leur tout premier à ceux des années 73 à 78). Un beau moment nostalgique. D’un autre côté, c’est bien fun, aussi bien sur scène que dans le public.
LOUDNESS (Japon)

Changement de scène pour le Metal classique des Japonais de LOUDNESS. J’ai (enfin) découvert ce groupe sur scène, en avril dernier, lors de la Cruise MORC et leur passage ne m’avait pas laissé un souvenir mémorable.
Mais aujourd’hui, je suis agréablement surpris. Le groupe d’Osaka, formé en 81, garde en son sein trois membres originels ; il n’y a en fait que le batteur qui ait intégré le groupe plus tard (NDLR : le batteur originel est décédé en 2008).










Les Nippons démarrent fort avec « Crazy Night » et « Heavy Chains », tiré du fameux « Thunder in the East » (85). Le guitar-hero Akira TAKASAKI est toujours aussi impressionnant ; quelle dextérité ! En plus, un plaisir : il vient jouer avec les photographes.
S’ensuit « Soul on Fire » et « I’m still Alive » de leur avant-dernier album « Rise to Glory » (2018). Le chanteur Minour NIIHARA assure avec son chant affirmé. C’est vraiment étonnant de par la langue. Il est appuyé par une rythmique solide : le fidèle bassiste Maryshi YAMASHITA et le batteur Masayuki SUZUKI qui, étant arrivé dans le groupe en 2009, en est le membre le plus récent.
Après le titre « Rain » (2018), on revient aux années 80, leur période la plus prolifique avec « Crazy Doctor » (84) et « In the Minor » (83). Leur show se terminera par « Metal Mad » et « S.D.I. ». On a, au final, eu droit à une belle messe Metal !
THE DOGS D’AMOUR (Royaume-Uni)

Je pars vers une autre scène à l’autre bout du site – la scène du Folkets Park – pour voir les DOGS D’AMOUR. J’avais perdu de vue ce groupe des années 80 tout comme les QUIREBOYS.
« Last Bandit » ouvre le bal et le public se cale en mode cool. Tyla au chant et à la guitare délivre toujours ce mélange Hard Rock, Glam, Blues Rock que j’aimais bien. Et, face au public, la recette accroche toujours.



Ils nous offrent un moment plus intimiste et quelque peu nostalgique, contrastant avec les groupes plus Metal du reste de la journée.
LENINGRAD COWBOYS (Finlande)

Vite, je repars sur une autre scène ; je ne compte pas les kilomètres en une journée ! Je retrouve les LENINGRAD COWBOYS, groupe finlandais que j’avais déjà vu sur scène. C’est une formation de Rock finlandais au look loufoque et qui fait des reprises avec humour. J’en parlerai brièvement car si on peut les considérer comme un groupe de reprises (pas la politique de la maison), on aura quand même droit à trois titres de compos, à savoir : « Machine Gun Blues », « Space Tractor » et, pour finir leur show, « Kassaka ».
Un bon intermède musical qui aura mis de la bonne humeur auprès du public.
DYNAZTY (Suède)

C’est maintenant l’heure d’un groupe que je voulais découvrir : les Suédois de DYNAZTY qui opèrent dans un registre Power Metal.
Le groupe démarre avec « In the Arms of a Devil ». Ce mélange très calibré entre puissance moderne, refrains XXL et virtuosité suédoise est vraiment intéressant. S’ensuivent « Games of Face » et « Natural born Killer ».
DYNAZTY possède en son sein un chanteur puissant ; Nils MOLIN. Sur scène, c’est le patron : sa voix est nickel et il envoie du lourd sans que sa voix ne s’en ressente, malgré la chaleur. il a un vrai charisme, un pur frontman de Hard Rock.








Il est appuyé par les guitaristes Love MAGNUSSON et Mike LAVER qui soutiennent une section rythmique carrée et très punchy. En plus, le son du festival les sert bien. Les Suédois adorent les groupes mélodiques et DYNAZTY l’a bien compris. Les gens reprennent les refrains, les bras sont levés. Tout le monde se laisse embarquer.
Le show de DYNAZTY sera principalement construit autour des deux derniers albums, « The Dark Delight » (2020) et « Game of Faces » (2025). Un set pensé pour convertir les curieux et faire plaisir aux fans avec zéro temps mort et des titres efficaces. Une valeur sûre du Hard Rock Mélodique de la plaque européenne.
ERIC SARDINAS (U.S.A.)




Encore deux morceaux et il faut que je fonce voir ERIC SARDINAS qui joue en même temps sur une plus petite scène. Le guitariste américain, dans son registre Blues Rock, commence avec « How many more Years », « 8 goin’ South » suivis d’une reprise de MUDDY WATERS « I can’t be satisfied ».
Avec son look de musicien du bayou, on a là un guitariste habité qui joue et chante le Blues.
Le show se terminera par « Bad Boy » et un rappel pêchu, à savoir « If You don’t Love me » suivi de « Can You feel it ».
GOTTHARD (Suisse)

Juste un petit quart d’heure pour manger et je repars sur la grande scène pour voir les Suisses de GOTTHARD. Quelques heures auparavant, j’ai fait une rapide interview du guitariste Freddy SHERER et en français.
Leur setlist laisse la part belle à « Stereo Crush » avec le morceau « Al & I » qui démarre le show. On a ensuite « Thunder & Lightning », « Burning Bridges », « Boom Boom » avant que le superbe album « Lipservice » de 2005 soit enfin mis en lumière avec « All We are », « Anytime Anywhere » (un hymne gotthardien) et « Lift You up ».
C’est un gros show que les GOTTHARD nous octroient avec des Leo LEONI et Nic MAEDER en grande forme. Les Suisses sont populaires en Suède et le public est acquis à leur cause.












On aura droit aux covers classiques : « Hush » et « The mighty Quinn ». Pour le reste, on verra un titre de 8 albums différents, de 94 à « More Stereo Crush », leur dernier album. S’ensuit un beau mix avec « Starlight/Master of Illusion/Everytime I die », les classiques « Mountain mama », « Anytime, Anywhere » et « Top of the World ».
Pour le rappel, ils vont nous jouer trois titres dont le classique « One Life, one Soul ». Le moment émotion se fera sur « Heaven » suivi de « Quinn the Eskimo ».
C’est confirmé : ce mélange énergie et mélodie, les Suédois l’adorent !
PAIN (Suède)

Je suis bien fatigué, néanmoins par curiosité je vais dans le pit pour shooter le groupe PAIN. Un light show de merde, difficile de faire des photos potables.
Peter TAGTGREN, le chanteur et leader du groupe, se cache derrière la fumée. En plus, les éclairages sont un vrai sabotage pour les photographes, comme me le dira un collègue. L’homme est aussi le chanteur du groupe HIPPOCRISY, de BLOODBATH et de nombreux autres groupes. Il possède un studio et est également producteur ; ce dernier a déjà travaillé, excusez-moi du peu, avec les groupes CHILDREN OF BODOM, DIMMU BORGIR, IMMORTAL… Loin du Death et Black Metal, il s’oriente en 97, pour le 1er album de PAIN, avec des orientations Electro. C’est naturellement avec les albums suivants qu’il aborde le style Electro/Metal propre au groupe.
Ce soir, il fait la part belle au dernier album « I am » (2024) avec 4 titres : « I just dropped by », « Don’t wake the Dead », « Party in my Head » et « Go with the Flow ». On a aussi deux titres de « Dancing with the Dead » (2005) avec « Same old Song » et « Bye/Die ». Sinon, il ne sera joué qu’un seul un titre de chacun des six autres albums sortis entre 99 et 2016.
THE CRAZY WORLD OF ARTHUR BROWN (Royaume-Uni)

Je ne veux pas manquer le dernier show qui passe en même temps, à savoir THE CRAZY WORLD OF ARTHUR BROWN, aussi je m’esquive du concert de PAIN.il faut dire que l’attachée de presse d’ARTHUR BROWN pour la Suède m’avait vanté le show de ce personnage haut en couleur.
Incroyable, ce musicien anglais de 84 printemps qui officie toujours sur scène, maquillé, déguisé et avec un masque/casque.
Je découvre son univers théâtral qui me fait penser aux grandes heures de FRANCK ZAPPA. Sans oublier le délire musical d’un HAWKWIND ou autres groupes psychédéliques. Pourtant épuisé, je suis resté jusqu’à la fin de son show si captivant et délirant.








Pour la petite histoire, ALICE COOPER a aimé « Fire » son tube planétaire, sorti en 68 et s’en est inspiré. On termine donc en beauté sachant qu’il reste encore une longue journée demain dès 12h30 !
