TIME TO ROCK FESTIVAL 2026 – Jour 2

Aujourd’hui, c’est le 2e jour du TIME TO ROCK 2026 et je vais l’aborder en mode marathonien car aujourd’hui les festivités démarrent à 12h30.

Pris dans une discussion avec des musiciens locaux, je n’ai pas vu le temps passé et je rate METAL DRAGON – bon, je sais que le groupe passe dans un mois au Skogsrôjet Festival, j’aurais donc la possibilité de les voir – et VANQUISHER.

CRUCIFIED BARBARA (Suède)

J’arrive juste pour CRUCIFIED BARBARA que j’ai vu l’année dernière au Sweden Rock Festival, pour leur grand retour. En effet, le groupe avait décidé de s’arrêter en 2016 pour des raisons liées à la maternité et à la vie familiale. Il s’est reformé l’année dernière pour revenir au fameux festival suédois.

Les filles démarrent par de vieux titres : « The Crucifier », « Play me Hard » et « Rock me Like the Devil ». La gouaille de Mia COLDHEART (vocaux/guitare) est toujours présente, de même que la guitare acérée de Klara FORCE appuyée par la rythmique d’Ida EVILEYE à la basse et de Nicki WICKED à la batterie.

Mais leur set les verra jouer en grande partie leur dernier album en date : « In the Red » (2014) avec 7 titres dont « The Ghost Inside », « Electric Sky » et « To Kill a Man ». Les filles sont toujours aussi efficaces et ça chauffe avec leurs riffs, tout comme ces flammes qui jaillissent sur le devant de la scène.

Leur prestation énergique se terminera par « Everything We Need » (dédicacé au corbeau, en référence au 1er album solo de Mia), « My Heart is Black » avec la chanteuse en acoustique et sera clôt par le destructeur « In Distortion We Trust ».

BARON ROJO (Espagne)

Pas de répit car il est maintenant l’heure de retrouver les Espagnols de BARON ROJO sur la Falcon Stage. C’est un groupe que j’avais déjà vu il y a fort longtemps lors du 1er Heavy Sound Festival à Bruges en… 1983. Ca date !

Les vétérans du Metal espagnol vont baser leur show essentiellement sur leurs premiers albums à savoir : « Larga vida al rock and roll » (81) avec les titres « Baron Rojo » (qui débute le concert) et « Con botas sucias » (qui le finit).

Entre temps, ils joueront dix titres du second album « Volumen brutal » (82). C’est un Hard Rock classique qui a, ma foi, un peu vieilli avec le temps. Et pour ce qui est de la voix d’Armando DEL CASTRO (lead guitare), secondé par son frère Carlos (guitare), il serait bon qu’il trouve un chanteur pour compléter le groupe et pour donner plus de profondeur à leurs morceaux.

HARDCORE SUPERSTAR (Suède)

Changement de scène pour retrouver les Suédois d’HARDCORE SUPERSTAR. Intro avec « This Worms for Ennio » qui enchaîne direct avec les trois premiers titres : « Guestlist », « Blood on Me » et « No Resistance ». Pour ma part, je commence un marathon effréné dans le pit pour arriver à suivre Jocke BERG, le chanteur du groupe. Il a la bougeotte et ne s’arrête quasiment jamais pendant toute la durée de leur set. Quelle énergie !!!

Pour l’intro de « Wild Boys », Jocke fait monter sur scène les jeunes Suédois du groupe THE UNIVERSE qui l’accompagnent sur ce titre.

Après ce morceau bien énervé, le marathon est reparti sur la scène ! D’abord avec « Someone Special » puis « Above the Law », mais les albums « Split Your Lips » (2010) et l’album éponyme (2005), auront la plus grande part dans la setlist. Ce groupe, qui a environ douze albums à son actif, distille un Metal puissant, mâtiné de Glam et de Sleaze Rock. « Last Call for Alcohol » verra monter sur scène leurs compatriotes de KNOGJAM mais aussi le retour des gamins de THE UNIVERSE. S’ensuivront les classiques « We don’t Celebrate Sundays » et « You can’t Kill My Rock n’Roll » et en guise d’hommage, on entendra « The Best », dédié à BONNIE TTYLER qui nous a quittés récemment.

THE HEADLINES (Suède)

C’est maintenant l’heure pour THE HEADLINES de prendre la scène d’assaut. Pour la petite histoire, le groupe remplace au pied levé la les vieux punks anglais DISCHARGE, bloqués en Angleterre par un vol annulé. Pour le coup, en l’apprenant, j’ai été un peu déçu (comme pas mal de monde) car DISCHARGE, c’est quand même un des plus grands groupes de Punk anglais.

THE HEADLINES, lui, est un groupe suédois qui nous vient de Malmö. Leur truc à eux, c’est un mélange énergique de Punk et de mélodies bien Rock. Bref, c’est du Punk Rock.

Et d’entrée de jeu, je suis très agréablement surpris. On sent que ce groupe a l’expérience de la scène. Le public devant la Falcon Stage ne s’y trompe pas et leur réserve un excellent accueil. En plus, Kerry BOMB, la chanteuse a un charisme de dingue et une présence impressionnante sur scène. Elle occupe toute la scène – ou plutôt elle l’investit – et attire tous les regards. Très belle énergie. Finalement, pour un de perdu, un bon rendu.

ALTERIUM (Italie)

Encore une fois, je retrouve un groupe que j’ai découvert à l’an dernier (cette fois-ci à Paris) en premiere partie de FABIO LIONE’S DAWN OF VICTORY. ALTERIUM est un groupe de Power Metal Symphonique italien. C’est un groupe tout jeune puisqu’il a été fondé fin 2022. Sa chanteuse, Nicoletta ROSELLINI, a elle plus d’expérience pour avoir officié dans KALIDIA. Ils n’ont, à ce jour, qu’un seul album, « Of War and Flames » sorti en mars 2024.

Et le premier constat que je fais, c’est qu’en un an, les membres d’ALTERIUM ont pris une sacrée assurance. La chanteuse est radieuse et on voit qu’elle sts hyper contente d’être là. En même temps, se retrouver sur la scène du Time To Rock, entouré de groupes qui ont une histoire forte, c’est un sacré challenge. Et ils le relèvent haut la main !

Nicoletta est très active et met ses musiciens en lumière en venant se coller à eux chacun à leur tour. Ca fait une belle unité scénique où personne n’est oublié. J’ai été frappé par un moment où elle s’est avancée vers l’avant-scène… elle avait un regard de fou. Le public est très receptif alors que visiblement les gens ne connaissaient pas le groupe. Malgré tout, ils ont vraiment accroché et il y a fort à parier que Nicoletta l’a ressenti car de stressée au départ, elle s’est lâchée ensuite. Bref : challenge relevé et le public le lui a bien rendu.

Une fois leur set terminé, je vais ensuite attendre dans la tente presse le feu vert pour une interview de GOTTHARD, interview qui n’aura finalement lieu que le lendemain à la même heure.

GEOFF TATE (Suède)

Je fonce du coup vers une autre scène, la Rock Kommander, pour le show de GEOFF TATE et son « Operation Mindcrime ».

On a droit à l’intégralité de cet album culte de QUEENSRYCHE avec de beaux duels vocaux entre la chanteuse/claviériste et GEOFF TATE. Il a encore de beaux restes et, avec ces superbes parties de guitare et ces refrains, on revient presque 40 ans en arrière ! Bref, une performance vocale solide, fidèle à l’héritage QUEENSRYCHE.

GEOFF TATE nous offre un show impressionnant avec un seul bémol, le titre « The Answer » tiré de son tout dernier album « Operation Mindcrime III » (2026), qui s’est révélé décevant. Et pour tout dire, ce qui m’a un peu emêché de renrtrer dans le set, c’est que c’est peut-être aussi un peu trop maîtrisé comme show… mais ça c’est pour chipoter.

TREAT (Suède)

Pas de répit, je repars en direction de la Falcon Stage pour découvrir sur scène les doyens du Hard Mélodique / FM suédois, à savoir : TREAT. J’ai vu le groupe l’an dernier, lors du Frontiers Rock Festival, aux alentours de Milan mais je dois avouer qu’ils ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable.

Or là, force m’est de reconnaître que dans leurs terres, avec leur public, j’ai vraiment accroché à leur show.

Robert ERNLUND, le vétéran du Rock et accessoirement le chanteur du groupe, va nous faire défiler une forme de best of de leur longue carrière. 7 albums sur une carrière qui a commencé en 1984. Leurs hits, à l’instar « Rev it Up », des morceaux aux refrains accrocheurs, ne sont pas en reste.

Le groupe termine son show par « Get You on the Run », morceau pendant lequel on va retrouver (une fois de plus) les jeunes de THE UNIVERSE ainsi que Jocke BERG, le leader d’HARDCORE SUPERSTAR et « World of Promises ». Un beau set.

MAGNUM (Royaume-Uni)

On reste dans le Hard Mélodique / Progressif / FM avec les vétérans anglais de MAGNUM qui montent à leur tour sur la scène. Et pour tout dire : j’appréhende ce concert. Je vous explique : je suis le groupe en Live depuis 1983, et là, je ne les ai pas revus depuis la disparition de leur guitariste/compositeur Tony CLARKIN, en 2024. Après ce coup si dur, il y avait peu de chance pour que le groupe ne soit pas dissous. En effet, Tony CLARKIN était véritablement l’âme de MAGNUM avec son fidèle complice, le chanteur Bob CATLEY. Or surprise, quelques mois après, on apprenait que, finalement, le groupe continuait la route.

Intro de début de concert, les musiciens arrivent suivi de Bob CATLEY. Et ça démarre fort avec « Days of no Trust ». Mes doutes sont levés : la voix est toujours là ! Le puissant « Wild Swan » le confirme. Et que dire de « When We Were Younger » ? Quelle beauté dans la voix. Et la guitare… c’est une des chansons que je trouve les plus belles dans leur si longue discographie.

Avec le titre qui suit, « The Flood (Red Cloud’s War) », on découvre toute la dextérité du nouveau guitariste, Brendon RILEY. Ce dernier était le technicien guitare de MAGNUM avant d’intégrer officiellement le groupe. 

MAGNUM va nous jouer cinq titres de leur chef d’œuvre « On a Storyteller’s Night », à savoir « How Far Jerusalem », « Les morts dansant », « Just like an Arrow », « On a Storyteller’s Night » et « An England’s Eyes ». Bob CATLEY, au fur et à mesure du show, me surprend par cette voix toujours aussi présente et touchante. En revanche, en se mouvant sur scène, il accuse vraiment ses 79 ans ! On aura droit à une belle setlist. A la fin, leurs hits s’alternent et on passe de « Need a Lot of Love », « Midnight (You won’t be Sleeping) », « Vigilante » à de vieux classiques comme « Soldier of the Line ».

Magnum finit le concert avec « Kingdom of Madness » pour mieux revenir avec un rappel de toute beauté sur « Sacred Hour ». Quelle soirée !

EASY ACTION (Suède)

Mais il reste encore le groupe suédois culte EASY ACTION. Un musicien franco-suédois m’avait vanté ce groupe à voir absolument.

Revenons au passé : EASY ACTION s’est formé en 1983. Lorsqu’ils signent chez Sire Records (Warner Bros), ils sont le premier groupe de Hard Rock suédois à décrocher un contrat chez une major avec leur album éponyme, sorti en 1984. En 86, paraît « That Makes One », album culte AOR (dont votre serviteur a fait l’acquisition au stand de merchandising (bonne pioche car c’est la réédition d’un disque introuvable !). Avec les titres « Talk of the Town » et « In the Middle of Nowhere », ils ont suscité l’intérêt des majors américaines. Malheureusement, Kee MARCELLO, leur guitariste a été sollicité pour rejoindre le groupe EUROPE fin 86, et le groupe a splitté quelques temps après.

Mais revenons au show tant attendu. Ca démarre fort avec « Code to Your Heart » et « Partners in Crime », tiré de « That Makes One ». Huit autres titres de cet album, seront joués. Tommy NILSSON a une sacrée voix et une véritable aisance sur scène malgré son bras tenu en écharpe. Kee MARCELLO, de retour au sein du groupe, nous délivre un mémorable solo de guitare dans « Bumble Kee » inspiré par le « Vol du bourdon » du compositeur classique RIMSKY KORSAKOV.

S’ensuit « Rosie » et l’un des hits de leur premier opus, « In the Middlle of Nowhere ». Rigolade, on sent une bonne complicité entre les musiciens qui se comportent comme des copains.

Alors que j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs sur le début du set, la fin, avec « Love Reaction », « Teachers do It with Class », et « Talk, Talk, Talk » se révèle plus énergique. « Eye for an Eye » termine ce show. Je suis content d’avoir vu sur scène ce groupe culte et premier groupe du guitariste Kee MARCELLO.



CRUCIFIED BARBARA

BARON ROJO

HARDCORE SUPERSTAR

THE HEADLINES

ALTERIUM

GEOFF TATE

TREAT

TREAT en concert au TIME TO ROCK FESTIVAL 2026 - Jour 2. 05 juillet 2026 à Knislinge, Suède. Photos de HI'TWIST pour WTR MAG

MAGNUM

EASY ACTION

BANDEAU WTR MAG 2026 - droits réservés

Autres LIVE REPORTS du TIME TO ROCK FEST