TIME TO ROCK FESTIVAL 2026 : jour 1

Affiche officielle du festival de Metal suédois le TIME TO ROCK à Knislinge. Juillet 2026. Report WTR MAG

J’avais adoré le TIME TO ROCK 2026, et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je me retrouve à nouveau en Suède, ce pays que j’affectionne autant pour sa scène Rock que pour son atmosphère paisible.

Cette fois-ci, c’est pour l’édition 2026 du TIME TO ROCK, un festival qui a tout d’un grand tout en restant étonnamment intimiste. En effet, malgré ses quelques 8.000 visiteurs en moyenne, les organisateurs de ce festival savent créer une ambiance chaleureuse, sans tomber dans le gigantisme impersonnel.

Fait suffisamment rare pour être célébré, c’est sans la moindre galère que je retrouve dans la place.

Et c’est parti pour quatre jours intenses !

La 1ère journée débute à 17h30. Sitôt récupéré mon accréditation photo et mon pass VIP, je me rends à la première scène pour voir le premier groupe. C’est un tribute à BRYAN ADAMS et, même si c’est sympa, je n’en dirais pas plus, la politique du webzine étant de ne traiter que des groupes de compos.

Je change de scène pour voir ATC (ABOVE THE CLOUDS), groupe suédois de Heavy Metal. Attention à ne pas les confondre avec ATC, un groupe allemand d’Eurodance. Formé en 1978, ABOVE THE CLOUDS connaît son heure de gloire en 1984 avec la sortie de l’album « Cut in Ice ». Ce sont donc de vieux briscards de la scène.

Ce groupe de Heavy plutôt classique a toutefois une particularité : c’est d’avoir en son sein Mappe BJORKMAN, qui est également guitariste d’un groupe de Metal un peu plus furieux, CANDLEMASS. Et avec un petit air d’OZZY en plus ! En fait, j’ai trouvé ça fun, surtout avec leur look.

Toujours sur la Pirate Rock Stage,on se calme avec les Suédois de ROULETTE et leur Hard Rock mélodique classieux. Depuis le temps que je voulais les voir en concert ! Et je ne vais pas être déçu par, là-aussi, ces vieux briscards de la scène. Le groupe a quand même vu le jour en 1985 !

On a droit à trois titres de « Now » (2019) : « Keep on Dreaming », « The only Way » et « We can Make it ». Ce dernier titre finira d’ailleurs le show.

Leur dernier album « Go », qui date de 2025, n’a pas été oublié avec « Answer to my Prayers », « Fire in your Eyes » et le single « You Remember Me ».

Mon défunt ami Mike GIOVANETTI m’en avait parlé à l’époque de la sortie de l’album. Je les avais contactés et on avait signé un contrat avec eux pour le Mood Swing Festival à Genève, festival qui n’a finalement pas eu lieu. Mais là, en discutant avec le batteur du groupe devant un food-truck, j’ai appris qu’ils avaient très envie de tourner en Europe et qu’ils adoreraient jouer en France.

Donc avis aux organisateurs de festivals pour la découverte car je pense qu’ils n’ont pas de demande chez nous ou alors en peut-être pour des premières parties.

Le lendemain, je retrouverai le groupe juste devant moi, dans la foule, en train de regarder le show des Suédois de TREAT.

Comme l’année dernière, le festival nous a programmé un Ovni. C’est dans une ambiance bien isntallée de fin d’après-midi que les Suédois de SNOWSTORM sont montés sur scène. C’est un groupe de Gothenburg, fondé en 76. Figure historique du Hard Rock suédois, ils ont eu plusieurs succès à la fin des 70’s et au début des 80’s, dont le fameux hit local « Sommarnat » (sorti en 1980). Il semblerait donc que le groupe vit sur son passé, ces morceaux étant diffusés sur les ondes chaque été.

En tout cas, le public suédois a apprécié ce show certes très classique et j’ai vu sur les visages le plaisir qu’on eu les gens à les retrouver sur le festival et à chanter leurs hits à tue-tête. Une valeur sûre.

Passé ce petit intermède du folklore local, on retrouve d’autres Suédois : WOLF.

Dans un registre Heavy Metal traditionnel, inspiré par la NWOHM des 80’s, ce groupe formé en 95, a retenu toute mon attention. Il faut dire que c’est l’un des groupes phares de la scène Heavy traditionnel scandinave.

J’ai été agréablement surpris, surtout par Niklas STALVIND (au chant et à la guitare) et par Simon JOHANSSON (guitare). STALVIND était en excellente forme vocale, avec son timbre haut perché mais limpide, qui est d’après ce qu’on m’a dit la signature du son WOLF.

Incroyable que je sois passé à côté de ce groupe car il a sorti au moins 8 albums ! J’espère que nous recevrons le son de leur prochain album prévu pour le 26 novembre 2026 et qui s’intitulera : « Hour Of The Wolf ».

Le public composé de pas mal de fans a accueilli ce set comme un moment fort de la journée avec toujours, cette ambiance conviviale, typique du TIME TO ROCK.

Changement de scène avec toujours des Suédois mais dans un registre plus mélodique. Ce sont les NIGHT FLIGHT ORCHESTRA qui se présentent maintenant devant nous. C’est toujours un plaisir pour moi de revoir ce groupe qui officie dans un registre Hard Mélodique/FM, tout comme TOTO.

Il y un sens de la mélodie aigüe et des chœurs.

Le groupe démarre avec « Stratus » puis « Divinyls » et va aller sur les terres de leurs sept albums respectifs. Mais l’intégral du set sera tiré des deux derniers albums à savoir « Aeromantic II (2021) et « Give us the Moon » (2025), avec quand même un titre des autres albums.

Le groupe est mené par le chanteur Bjorn STRID. Il dégage une bonne humeur flagrante, tout comme les choristes qui vont, à un moment donné, sabler le champagne sur scène avec beaucoup d’humour. C’est dansant et très festif. Leur set a été un moment fort de cette journée.

Maintenant, le public est chaud et prêt pour un show plus Rock’n’Roll. Et c’est après un nouveau changement de scène que voici un groupe que j’attendais avec impatience : THE MERCURY RIOTS. Notre rédac’ chef étant un fan quasi inconditionnel du groupe, il m’avait fermement enjoint l’an dernier de ne pas rater leur passage au Raismes Fest.

Donc, pour les avoir déjà vus sur scène, je sais que c’est un groupe qui dégage une vraie puissance et qui a une belle accroche envers le public. Mais bon, je crois que leur réputation scénique n’est plus à faire.

Justin WALKER te séduit : il a de la Soul dans sa voix et une présence. En plus, il aime bien jouer avec son pied de micro. Le Latino-Uruguayen Felipe RODRIGO, à la guitare, nous délivre des riffs et il y a du groove dans les rythmes. La rythmique est assurée par Travis PAVUR à la basse et Ben PALMER à la batterie.

En jouant l’intégralité de leur album « In solstice » (2024), THE MERCURY RIOTS va conquérir un public entre fans acquis à leur cause et faire de nouveaux adeptes. Je suis déjà impatient de les revoir en septembre au Golden Age festival, en Belgique.

Il est déjà une heure du mat’ et je repars tranquillement vers un dodo bien mérité. Demain sera un autre jour !


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