NAMASS PAMOUSS 2026 – Jour 3

Après une très, très courte nuit, nous sommes déjà arrivés au dimanche ! Bon, effectivement, nous sommes rentrés dimanche matin de bonne heure, donc c’est un peu normal. Quoi qu’il en soit, tout comme l’an passé, nous avons décidés Steve*74 et moi-même d’aller faire la dernière journée du NAMASS PAMOUSS FESTIVAL. Je redoute, une fois de plus, de devoir me taper le fameux terrain caillouteux qui, j’en reste persuadé, devient de plus en plus raide chaque année. Comment ? Cette année le télésiège chevreuil, qui démarre de Merdassier et qui emmène directement à la Tête de Cabeau, est ouvert et totalement pris en charge par le festival ? Trop bien ! Je ne vais pas prendre le risque de le rater.

Nous partons donc en tout début d’après-midi afin d’être à l’heure pour le spectacle… et le télésiège. Une fois arrivés, il faut attendre qu’un transport soit disponible et une dizaine de minutes plus tard nous montons tranquillement à la Tête de Cabeau. Chose étrange, je préfère largement cette option que celle de la veille. Bizarre.

Arrivés sur site, les Sud-Africains de CONGO COWBOYS entament leur set. Ici, nous sommes dans un Bluegrass Country aux sonorités africaines. Comme la veille, avec IMARHAN TIMBUKTU, ce n’est pas vraiment le style de musique qu’on a l’habitude de chroniquer au sein de W.T.R. Nous n’en sommes pas si éloignés que ça, mais tout de même.

Une fois encore, c’est super bien joué, et très agréable musicalement.

Je remarque qu’il y a un banjo qui fait aussi de la flûte et que le guitariste chanteur joue tout en pincement de cordes, ce qui est assez rare pour être noter. A noter aussi qu’ils nous ont fait une superbe reprise de DOLLY PARTON, « Jolene » et de REDNEX « Cotton-Eye Joe » qui fait son petit effet. Pas très « Métal » tout ça, mais comme je viens de l’écrire, nous sommes éloignés de notre musique de prédilection.

Il est 16h, soit cinq minutes après la fin de leur balance et les Portugais de THE BLACK WIZARDS commencent leur set sous une chaleur accablante. Certains festivaliers ont la bonne idée de se balader avec un grand parasol pour se protéger du soleil qui tape fort en ce milieu d’après-midi.

En tout cas, ce n’est pas José GOMES, le bassiste, Helena PEIXOTO, la batteuse et Joana BRITO, la guitariste chanteuse – et fondatrice du groupe – qui ont l’air de s’en plaindre, tellement ils semblent subjugués par le paysage et par le soutien du public.

Ils suent à grosses gouttes mais s’éclatent comme jamais sur la scène. Le trio portugais qui joue un Stoner des années 70 à début 80 avec une pointe de Fuzz jouent avec un plaisir non feint.

C’est marrant parce que sur album j’avais bien aimé mais sans plus. Là, en Live, leur musique prend tout son élan. J’aime mieux que ce que j’avais entendu, même si certains morceaux plus planant me dérangent un peu. Quoiqu’il en soit, le public restant du NAMASS PAMOUSS est totalement en accord avec le groupe, n’hésitant pas à affronter un soleil plus que brûlant pour assister au plus près de la prestation portugaise.

Leur set terminé, José et Helena déambulent sur le site pendant que Joana est au stand merch’. Ils rejoignent rapidement leur leader pour signer et prendre des photos avec leurs fans.

Peu de temps avant 17h, les trois membres de CHILD, venus tout droit d’Australie, arrivent au stand merch’ avec des cartons blindés. Puis, un petit quart d’heure plus tard, Mathias NORTHWAY, le guitariste chanteur, Rhys KELLY, le bassiste et Michael LOWE, le batteur, font leur balance, toujours sous un soleil écrasant. Mais eux, ils ont l’air d’être un peu plus habitués, et donnent vraiment l’impression d’à peine ressentir la chaleur.

Et c’est parti pour une bonne heure de set dans un style Hard Rock seventies à la ROBERT JOHN & THE WRECK, THE BLACK CROWES, EARLY MOODS avec un gros mélange de BLACK SABBATH. Perché ? Bien-sûr. Mais juste ce qu’il faut avec un fond Blues bien Heavy Rock.

Les morceaux tels que « Free and Humble » ou encore « Damned Earth » voire « Blue Overtone Storm/Yellow Planetary Sun » font dévaler Mère-Grand dans la descente de Cabeau sur son déambulateur. C’est tellement bon !

Rhys headbangue et bouge comme un fou pendant que Mathias riffe tout en groove, et que Michael, qui frappe fort, fait résonner ses coups dans les montagnes. C’est tout juste si l’on n’entend pas que lui. Une fois encore, dans ce style, c’est la rythmique qui prend le dessus. Le cadre est magnifique, ce qui semble motiver les musiciens qui se donnent à fond avec une fluidité qui leur est propre.

Et en plus, nous avons droit à plusieurs titres « I Tried », « Cold Shoulder », de leur tout dernier LP « Rebirth », sorti il y a à peine deux jours avant leur venue. Ils finissent sur un puissant et long blues « Woman Like You », lui aussi issu de « Rebirth ».

Le set terminé, les membres de CHILD descendent de scène, après avoir longuement remercié le public d’être venu. Le souci c’est que celui-ci, tellement conquis, réclame un autre titre, ce qui a le don de les faire bien marrer. Ils se regardent trente secondes puis remontent sur scène pour rejouer un dernier titre incisif : « Forgot How To Love ». Encore un titre de leur tout dernier album. Et c’est fini.

A peine les australiens sont-ils sortis de scène que les voilà déjà au stand merch’ pour, une fois n’est pas coutume, discuter avec les fans et vendre leur merch’ qui est vite dévalisé.

Et voilà, le festival montagnard vient de se clore sur l’une des meilleures journées, une fois de plus. Il est temps pour nous de retrouver la plaine et, malheureusement, la chaleur. En remerciant une fois de plus les G.O. du NAMASS PAMOUSS et rendez-vous l’année prochaine !


BANDEAU WTR MAG 2026 - droits réservés