NAMASS PAMOUSS 2026 : Jour 1

NAMASS PAMOUSS 2026 : Jour 1
Affiche du festival NAMASS PAMOUSS 2026. live report WTR MAG

Qu’est-ce que vous faites lorsque la température extérieure est supérieure à 30 degrés, et que vous suez à grosses gouttes – à part, bien-sûr, user et/ou abuser de la clim et/ou aller se cramer au soleil à la plage ? Eh bien, aller à un concert en extérieur mais dans un endroit frais ! Et quoi de mieux que de le faire en montagne ?

C’est avec un plaisir non dissimulé que, mon binôme habituel et votre serviteur, nous dirigeons, une fois de plus, à Manigod pour le festival NAMASS PAMOUSS. En ce vendredi, nous n’avons pas à nous diriger vers la Tête de Cabeau (là où se passaient les éditions précédentes), puisque c’est, comme l’an passé, sur le site de Merdassier que se déroule la première soirée. Ce ne sont pas moins de quatre groupes qui vont se succéder les uns après les autres.

Sur la route, nous sommes surpris par deux/trois bouchons qui nous ralentissent un peu mais pas de quoi s’affoler étant donné que nous sommes en avance. Arrivés sur place, nous sommes accueillis par un troupeau de vaches venues brouter l’herbe fraîche et voir ce qui se tramait sur le parking d’en face. Le temps est légèrement couvert, ce qui a l’avantage de garder l’air un peu plus frais. Méfiance quand même parce que certains nuages ont l’air menaçants. Je me souviens du festival d’il y a deux ans où la pluie et la tempête s’étaient invitées à la soirée. Ce n’est évidemment pas ce qui a arrêté les organisateurs mais prudence est mère de sûreté.

OCCULT HAND ORDER, un quatuor lyonnais, sont les premiers à se lancer vers 19h. Le groupe est composé de Tony DUVILLARD à la batterie, de Nico FABRE à la guitare, de Hugo ZEPAH à la basse et au chant et de Clément MOZZONE à la seconde guitare et au synthé.

D’entrée de set, nous sommes plongés dans un univers où la lourdeur du Doom fait son effet dans les montagnes. La voix est très surprenante par rapport à la musique que pratique le groupe : plutôt mélodique et dans les mid tempos – même si parfois du growl se fait entendre – elle contraste avec la lourdeur et la puissance de la musique.

C’est très bien fait et surtout très lourd.

J’aime bien mais je préfère écouter de loin. C’est parfois un petit peu trop perché à mon goût. Mine de rien, le festival est bien lancé avec les Lyonnais et le public commence déjà à se chauffer.

Une petite pause s’impose et on papote assis sur un banc, quand nous rencontrons plein de bénévoles du Brin de Zinc. Le monde est petit, c’est fou !

Fini les intenses discussions, il est l’heure du prochain groupe. Les suivants sont donc INHUMAN NATURE, seul quintette de la soirée, venu de Londres et qui fait dans le Thrash Metal/Crossover/Hardcore. Le groupe composé de Christopher BARLING, le brailleur de service, Ben TAYLOR le riffeur, Mack STRAY le rythmeur, Jack WILSON l’artisan du vrombissement et enfin le frappeur Simon GRUBB. C’est assez étrange de voir un groupe de ce style dans un festival axé Doom et Stoner Metal mais, d’un autre côté, ce n’est pas si mal de se diversifier.

Alors que j’ai écouté attentivement leur dernier album, je n’ai pas accroché à leur musique, et j‘ai donc quelques inquiétudes quant au déroulement de leur set. Cependant, contrairement à ce que je pensais, je trouve ça intéressant en Live. Certes, il me manque un peu plus de mélodie, notamment dans le chant, mais c’est pas mal. Surtout que ça envoie du bois et que ça remue les méninges, ce qui n’est pas pour déplaire au public qui s’éclate comme un fou.

Les pogos et autres joyeusetés étant de sortie, un repli stratégique s’impose et je regarde de loin, c’est plus prudent. Les musiciens sont déjà à fond et bougent dans tous les sens. Chris, avec son T-Shirt KISS de 2004 beugle comme un damné dans son micro, Jack avec sa coupe à l’iroquoise headbangue comme un fou furieux avec sa basse, Ben et Mark, les deux guitaristes étant plus en retrait, sans être inactifs non plus, restent concentrés sur leurs instruments.

Ce bon petit set de trois quarts d’heure a permis aux festivaliers de se faire plaisir en pogotant et en headbanguant à fond.

Le soleil s’est planqué derrière la montagne et le temps devient frisquet. Alors, comme chaque année, un petit feu de joie est allumé pour réchauffer les festivaliers. En attendant le groupe suivant, nous continuons de taper le bout de gras avec les copains de tout à l’heure.

Même pas le temps de finir les balances, où l’on sentait que le groupe avait quelques petits problèmes de retour, qu’ELECTRIC CITIZEN, quatuor de Cincinnati (Ohio) avec Laura DOLAN aux vocaux, Ross DOLAN à la guitare, Nick VOGELPOHL à la basse et Nate WAGNER aux fûts attaque le set. La musique des Américains est un mélange de Psychedelic Rock composé d’influences de Prog’ et de Folk Rock.

Laura, la chanteuse tout de noir vêtue et qui porte des bottines blanches avec des talons de dix centimètres au minimum, est une furie sur scène. Je découvre une véritable lionne sur une musique légèrement influencée par les pionniers du genre, j’ai nommé BLACK SABBATH.

Les Américains font feu de tout bois et enchaînent les secouages de nuque. Par moments, c’est un peu trop ésotérique pour moi, cependant je ne peux m’empêcher d’apprécier la prestation de la chanteuse. En plus, ils ont une telle énergie dans leur interprétation que le public est dans un état presque second.

Certains titres font leur effet et semblent tout droit sortis des années 70. Impressionnant.

La chanteuse est tellement à fond qu’elle est souvent à genoux sur scène quand elle ne désigne pas d’un doigt menaçant les spectateurs. J’apprécie la fin du set qui est beaucoup plus énergique que le tout début. Les deux derniers titres sont, de l’avis de pas mal de spectateurs, les meilleurs du set.

Retour vers le feu, il commence à faire un peu frais. Le dernier groupe à venir s’appelle REZN. C’est un quartet de Doom Metal psychédélique américain qui nous vient de Chicago en Illinois. Il a été formé en 2016 et il est actuellement composé de : Phil CANGELOSI à la basse et au chant, Rob McWILLIAMS à la guitare, au chant et au sitar, Spencer OUELLETTE au synthé et à l’autre guitare et enfin Patrick DUNN aux percussions et au sitar.

Bon, il est bientôt l’heure du crime (minuit pour les non-initiés) et mon corps commence à fatiguer. Il est temps que le groupe démarre. Beaucoup de monde est maintenant agglutiné sous la tente où doit démarrer REZN. Il semblerait que bon nombre des spectateurs de ce soir soit venu pour eux.

Il est six minutes passées de minuit quand une intro démarre et que le groupe, dans son ensemble monte sur scène. Comme je m’y attendais, après avoir écouté ce qu’ils faisaient, ce n’est pas pour moi. Musicalement c’est lourd, lent, mais surtout planant, perché. Perché très haut et ce n’est tout simplement pas ma tasse de thé.

Du coup j’écoute d’une oreille en m’éloignant gentiment de la scène. Les musiciens sont très bons dans leur domaine et le public les apprécie. Mais ce n’est vraiment pas pour moi et du coup je ne pourrais en dire plus. Si, ce que je peux vous dire, c’est que musicalement ce n’est pas mauvais, c’est juste le côté vocal qui me dérange. Il y a un côté Prog’ que je n’aime pas.

J’écoute donc de loin en attendant la fin. Demain étant un autre jour, nous rentrons tranquillement à la maison pour être fin prêt pour la deuxième journée de ce NAMASS PAMOUSS 2026.


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