Vendredi 21 août 2026 au Stade de l’Ander de Saint-Flour (Cantal)

C’est dans les tréfonds (je plaisante) du Cantal, à Saint-Flour, que s’ouvre cette 6e édition du FuriosFest ! Cette année est la première édition sur qui se fait 3 jours, et non plus 2, et se déroule du 21 au 23 août 2026 avec une programmation pour le moins exceptionnelle.
Retour sur le meilleur de ce week-end de furieux !
Report et Photos By THE SONDERIA
MONOLYTH (Beauvais)

Vendredi, c’est à MONOLYTH que revient l’honneur de l’ouverture de bal.
Une belle entrée en matière ; c’est sous une pluie battante – et malheureusement pas beaucoup de monde – que le groupe de Melodic Thrash Metal, originaire de Beauvais nous livre un set solide et bien rodé. Les riffs sont efficaces, Amaury au chant, délivre des lignes chants, clairs et saturées de hauts vol.
Malgré un set de qualité de la part du groupe, rien ne me saute particulièrement aux oreilles. Je trouve leur son un peu passe-partout, vite compensé par l’énergie du groupe. Larry ETIENNE, le guitariste n’a pas pu être présent pour des raisons personnelles, ils ne seront donc que 4.
Le ton est donné pour le reste de la journée.
LUCIE SUE (Pays Basque)

Du fluo, du léopard, une voix taillée pour le Rock, LUCIE SUE est arrivée ! Fraîchement revenue de sa tournée avec ULTRA VOMIT et STEEL PANTHER, la multi instrumentaliste nous pond un set plein d’énergie avec un son qui flirte dangereusement avec le Glam ou même le Punk.
Encore une artiste française pour le plus grand plaisir du public enfin, surtout des premiers rangs, en ébullition ! Ceux du fond… hochent légèrement la tête, semblent difficiles à convaincre, bizarrement. Ce n’est pas pour autant que le groupe se laisse démonter et il nous offre un set plus que qualitatif, plein de riffs et d’électricité.
J’ai adoré leur son assez classique, certes, mais terriblement efficace et je ne parle même pas du pyjama du guitariste, seul homme sur scène ! Rafraîchissant de voir autant de meufs talentueuses prendre d’assaut la scène.
Par ailleurs, Lucie fera une apparition dans le deuxième volet de KAAMELOTT d’Alexandre ASTIER, en novembre 2026 !
SICK N’ BEAUTIFUL (Italie)

En parlant de nanas, c’est maintenant au tour de SICK N’ BEAUTIFUL, ma première belle découverte du festival. La chanteuse, Herma, ébloui par sa voix maîtrisée et son charisme. Ce groupe s’inspire de la science-fiction pour créer un Hard Rock Industriel aux teintes Electro, qui vous reste en tête même après que le groupe ait quitté la scène.
Venus d’Italie, ils nous proposent une scénographie travaillée. Il est difficile de détacher son regard devant un set aussi qualitatif que divertissant, entre changement de tenues et d’ambiances. On pourra noter un petit souci de tenue de la chanteuse mais il est vite géré (avec beaucoup de professionnalisme d’ailleurs) par elle ainsi que par tout le groupe. Je ne pense pas que beaucoup l’ai remarqué d’ailleurs.
Elle se présentera à nous avec un livre qui prend feu et plus tard, une meuleuse, histoire de bizuter une guitare qui visiblement à l’habitude !
Le public est définitivement conquis et je ne comprends pas comment ils ne sont pas plus connus ?
HIGH PARASITE (Royaume Uni)

On enchaîne avec un groupe que je ne connaissais pas dont j’étais très curieuse : HIGH PARASITE ! Suite à changement dans la programmation, ils remplacent SINSAENUM, qui a dû se désister pour des raisons logistiques, sur la scène du FuriosFest.
Les Anglais nous livrent une prestation en double teinte. Malgré un son excellent, leur Metal Gothique ne fait pas l’unanimité. Même pour les passages les plus intenses, le public reste planté là… Deux trois personnes se dandinent chichement. Pour l’ambiance, on repassera.
Le groupe n’a quasiment pas d’interaction avec le public, à part à la fin de leur set. Un peu trop tard, beaucoup sont partis manger ou faire un tour aux stands merch’’. Les chansons s’enchaînent et je me surprends même à me dire : « Bon, c’est quand qu’ils ont fini ? ».
Le chanteur, Aaron STAINTHORPE étant l’un des fondateurs de MY DYING BRIDE, je m’attendais à mieux. Dommage, c’était peut-être simplement un jour sans.
TAGADA JONES (Rennes)

La fraîcheur tombe sur la ville de Saint Flour et les gars de TAGADA JONES se présentent à nous après une intro tout en danse et en pyrotechnique. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que ces monstres de la scène française prennent la scène. En effet, on ne les présente plus, les TAGADA JONES. Ils ont pris la route cette année pour fêter leurs 30 ans de carrière, avec un nouvel album « A fleur de peau ». Un Olympia est également prévu en novembre 2026.
C’est donc avec plaisir qu’on les retrouve sur la scène du FuriosFest. A peine arrivés, l’ambiance revient très vite, avec un public qui chante fort, très fort ! Visiblement très attendus, les TAGADA nous proposent un set haut en couleur et une scèno visuelle très politique. On n’en attendait pas moins de leur part ! Niko, le chanteur, prend la parole, plaisante en disant aux festivaliers de ne pas se plaindre de la fraîcheur saisissante ce soir-là. Effectivement, « on a eu assez chaud cet été ! ».
Ce n’est pas un groupe que j’écoute personnellement, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir sur scène, et surtout de voir la belle relation qu’ils entretiennent avec leur public. Public qui le leur rend bien !
Et c’est sur des pogos et quelques ballons lancés dans le public que la première journée du FuriosFest 2026 s’achève !
GALERIE PHOTOS PROPOSÉE PAR THE SONDERIA
HIGH PARASITE










TAGADA JONES










LUCIE SUE







MONOLYTH









SICK N’ BEAUTIFUL












