THE CASUALTIES + BAD NASTY au Brin de Zinc

Ce soir, le concert affiche complet, c’est blindé. Il fait extrêmement chaud donc les gens restent pas mal dehors mais à l’intérieur, le Brin de Zinc transpire déjà avant même que la première note ne soit jouée. Ca commence plus tard que d’habitude… peut être dans l’espoir que la température baisse un peu.

BAD NASTY est un groupe franco-suisse de Street Punk. Il s’est formé en 1999 en pleine période revival punk. Ils sont de la même famille musicale que THE CASUALTIES.

Et c’est très sympa du début à la fin ! C’est direct, sans fioritures et ça déménage.

Ils vont nous faire un set court (45 mn) mais bien nerveux. Et il n’y a pas à dire, ils chauffent la salle d’entrée de jeu. Ca sent rapidement la grosse sueur dans le Brin de Zinc.

A un moment, le chanteur de THE CASUALTIES vient taper le boeuf avec eux. Le public est aux anges et, malgré la chaleur, ça bouge grave.

Qui n’a jamais entendu parler de THE CASUALTIES, ce groupe emblématique du Street Punk new-yorkais, né dans le Lower East Side dans les années 90 ? Ils sont quasiment toujours en tournée et leur truc c’est l’énergie brute, le chaos organisé. On retrouve avec plaisir ce groupe aux influences marquées par GBH, THE EXPLOITED, DISCHARGE, UK SUBS, avec une touche crossover moderne.

Le chanteur David RODRIGUEZ a rejoint THE CASUALTIES en 2017, après le départ de Jorge HERRERA. S’en sont suivi deux albums : « Written in Blood » et le tout récent « Detonate » (2026), et ça a été clairement le départ d’une nouvelle ère pour ce groupe.  

Bref, légende en approche ce soir au Brin de Zinc ! Je n’ai encore jamais pu les voir même s’ils sont passés plusieurs fois dans la région avec un passage remarqué au Sylak et je compte bien me rattraper.

Ca commence ! Alors, oui, c’est du Punk mais ils ont une énergie de fous. Musicalement parlant, les Américains n’ont pas pris une ride et leur prestation scénique se révèle de tout premier plan malgré la chaleur étouffante qui plombe un peu le truc.

Le chanteur nous lance « Fuck no drugs ». Bon, soit.

Le groupe joue serré. C’est rapide et agressif. On a un set ultra‑tendu et très interactif. “1312”, “Criminal Class”, “We Are All We Have”, “Borders”… chaque titre est un hymne Punk qui nous tombe dessus à bras raccourcis. On a bien-sûr droit aux classiques du groupe et ça défile à toute vitesse avec des morceaux qui durent moins de 3 minutes (c’est du Punk).

La scène du BDZ devient la scène devient un champ de bataille joyeux. La tension est électrique.

Dans le 3e quart d’heure, le chanteur sort et va chercher les gens dehors. Il est précédé d’un gars en fauteuil et il balance : « Vous voyez, lui il est dedans et vous, vous vous prélassez dehors. Venez dedans ! ».

Et c’est reparti ! Ca envoie du feu de Dieu.

Je dois vous l’avouez, malgré mon envie, je ne reste pas jusqu’au bout car j’ai commencé super tôt ce matin et qu’avec la chaleur, je suis crevé. En plus, tout le monde dégouline de sueur et ce n’est pas trop mon truc.

En tout cas, j’ai passé une soirée géniale !   

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