ADAM BOMB au Brin de Zinc

Depuis un petit bout de temps, j’avais repéré la date de la venue d’méricain au Brin de Zinc de Barberaz dans l’agenda concert de W.T.R. Mag’. Cependant, l’ayant vu un très – trop ? – grand nombre de fois, je n’étais pas spécialement motivé. Puis vient le Corn’Rock Festival de Neufchâtel, où je rencontre les DOBERMANN avec Paul DEL BELLO, leader du groupe et également bassiste d’ADAM BOMB. Je me dis alors qu’il serait cool de retrouver ce fameux musicien en compagnie de notre copain américain.

Direction donc la Savoie voisine, en compagnie de mon ami et binôme photographe Steve*74. C’est, une fois de plus en ce moment, sous une chaleur écrasante que nous roulons vers le BDZ. Arrivés sur place, nous croisons ADAM BOMB en short et T‑Shirt, accompagné de Pip, son caniche nain. On retrouve les copains, et même notre rédac’ chef, venu, une fois n’est pas coutume, en touriste pour voir le phénomène.

C’est le compositeur, pianiste virtuose et chef d’orchestre russe Sergueï RACHMANINOV qui disait que « la musique suffit pour une existence, mais une existence ne suffit pas à la musique ». Cela doit être la raison principale pour laquelle le musicien est tout le temps sur la route. A tel point qu’il a réussi à s’imposer sur la tournée française des SCORPIONS dès le lendemain.

Papotages entre copains pendant que le guitariste fait ses réglages. Il est 20h15 quand la musique d’ambiance s’arrête et que le groupe – ADAM BOMB, Paul DEL BELLO et KID LEO – s’attelle sur les planches du BDZ. Adam se tourne vers son ampli et démarre une intro pour annoncer le début du concert, telle une entrée de combat de boxe.

On attaque avec « SST », qui montre que le New-Yorkais d’origine n’est pas venu pour faire mumuse mais bien pour tout déchirer. Et ce ne sont pas les musiciens qui l’accompagnent qui vont le démentir. KID LEO, déjà torse nu, joue debout, et Paul est à fond. « I Want My Heavy Metal » continue son travail, à savoir mettre le feu au public.

« Bonsoir, Chambéry ! Je m’appelle ADAM BOMB and I Want My Heavy Metal ! » annonce Adam, remonté comme un coucou, avant d’enchaîner sur « Crazy Motherfucker ». Ces trois titres ont le don de littéralement mettre le feu au Brin de Zinc.

« Ladies & gentlemen, let me present you, from France, KID LEO ! » clame une fois de plus le guitariste. C’est le moment pour le jeune batteur de faire son solo et de démontrer, si besoin en était, les progrès qu’il a faits depuis les années qu’il joue avec ADAM BOMB.

Adam récupère ensuite sa belle Flying V pleine de lumières pour un nouveau titre de son énorme discographie : « Je t’aime bébé », avec son fameux refrain que le public reprend en chœur. Évidemment, on peut comprendre que ce refrain puisse choquer certains ; cependant, il faut se souvenir que le musicien joue depuis les années 80, et que, oui, c’était une mode à l’époque.

On continue avec un petit solo du guitariste qui mélange « Star-Spangled Banner », l’hymne américain, et « La Marseillaise », l’hymne français, avec un petit « Eruption » de VAN HALEN. Puis il laisse le soin à Paul de chanter le premier cover de la soirée : « Antisocial » de TRUST, en version française, avant de repartir sur un « Rock Like Fuck » énergique, conclu par Adam : « Merci beaucoup Chambéry, Barberaz, Brin de Zinc, je t’aime, I love you, Rock Like Fuck ! »

Trois quarts d’heure de show et c’est déjà la fin ? Ce n’est pas connaître le phénomène, qui demande au public ce qu’il veut entendre. « Du KISS ! » annonce un spectateur. Et c’est parti : « Deuce » d’abord, chanté par Paul, accompagné au refrain par Adam, puis « Rock City » et « Firehouse ». On enchaîne les covers de KISS, groupe pour lequel Adam avait auditionné à l’âge de vingt ans. Le guitariste continue de faire le show : il joue de sa guitare avec une baguette de Leo avant d’aller taper sur les toms.

Le guitariste est toujours à fond, ainsi que ses deux acolytes, qui ne cessent de démontrer leur talent. Notamment Leo, qui frappe sur ses fûts comme si sa vie en dépendait mais toujours avec un grand sourire. Au bout d’un moment, je perds un peu le compte des titres. J’avoue qu’on commence à s’ennuyer, même si le guitariste met le feu à sa guitare ou fait des étincelles en frottant une disqueuse sur son instrument.

Je trouve ça dommage qu’avec le back band qu’il a, ADAM BOMB ne se sente pas à l’aise pour jouer plus de titres de son propre répertoire au lieu de reprises. Cependant, c’est ce qu’il aime faire, et, un peu comme nous d’ailleurs, ça coule dans ses veines et fait partie de son ADN. Et puis, l’avantage, c’est que le public connaît les morceaux beaucoup mieux que les siens.

On retrouve « enfin », serais‑je tenté de dire, de nouveaux titres du guitariste : « D.W.I On the Info-Superhighway », « Crash Boom Bam »… Puis c’est sur un cover d’AC/DC, « Whole Lotta Rosie », que se clôt cet intense concert du New-Yorkais et de ses copains de tournée.

Malgré les réclamations du public, le guitariste ne reviendra pas sur scène.

A peine sorti et parti se changer, il est déjà à son stand merch’ avec Leo et Paul. Ils discutent avec les fans et signent à tout va, notamment le dernier Live avec Paul – qui avait déjà participé à deux albums avant celui-ci – et KID LEO.

Alors qu’il est temps pour nous de rentrer, nous croisons une nouvelle fois Adam à l’extérieur du Brin de Zinc, toujours en short et t‑shirt, en train de faire le fou en criant « Haschich ! » avec quelques mots en français qui le font bien marrer, pendant que Pip patiente dans les bras de son maître. Paul, plus sérieux, nous remercie d’être venus les voir une nouvelle fois.

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