Lundi 06 juillet 2026 à Knislinge (Suède)

Report et Photos : HI’ TWIST
MARCO MENDOZA (U.S.A.)

Aujourd’hui, je ne veux pas manquer le premier groupe, à savoir le beau MARCO MENDOZA, le bassiste au CV impressionnant. Il démarre avec « Viva la Rock » : quel gros son ! Ca commence fort, tout comme avec « Take it to the Limit ».
Ensuite, place à une reprise et c’est un cover de TED NUGENT « Hey Baby » que Marco nous joue. Il alterne avec un titre de son album « Viva la Rock », « Sue is on the Run ». Et voilà encore un cover de NEAL SCHON – avec qui il avait travaillé – « Hole in my Pocket ».
Après ce titre bluesy, on revient à ses deux derniers albums solo avec « Rocketman » et « Scream and Shout ».






L’homme n’est pas avare de reprises et ça recommence avec le groovy « Higher Ground » du grand STEVIE WONDER. THIN LIZZY n’est pas en reste avec deux reprises, « Chinatown » et « Are You Ready ». je jubile.
Sur scène, c’est Nolan RICHARDS, le batteur, qui assure le chant. Quelle pêche ! En plus, Marco s’est adjoint un invité de marque à la guitare en la personne de Per OLSSON.
Que ce soit au travers des nombreux groupes dans lequel il a joué ou en solo, c’est toujours un plaisir de retrouver MARCO MENDOZA sur scène.
NANOWAR OF STEEL (Italie)




Place à l’humour décalé des Italiens de NANOWAR OF STEEL. Depuis 2003, ils se produisent avec des titres qui tournent en dérision le Metal et ils explorent ce domaine qui est source d’inspiration. Sur scène, ils sont affublés de tenues des plus délirantes.
Ils vont même reprendre le « Wall of Love » de GEORGE MICHAEL.
« La Polenta Taragnarock » et « Valhalleluja » vont terminer le show mais comme le public en redemande, ils nous assènent d’un rappel avec deux bonus « Giorgio Mastrota (The Keeper of Inox Steel)» et « Feudalesimo e Liberta ». Quand ça se termine, les T-Shirts roses des fans du groupe disparaissent doucement de la barrière, comme s’ils voulaient prolonger ce moment.
THE HAUNTED (Suède)




Changement de scène et retour à quelque chose de plus nerveux, à savoir les Suédois de THE HAUNTED. Leur show va faire la part belle à leurs deux derniers albums « Songs of last Resort » (2025) et « Made me do it » (2023).
Je dois vous avouer que leur Death/Thrash Metal n’est décidément pas mon style de Metal préféré alors je ne reste pas jusqu’au bout, et ce d’autant plus qu’à l’autre bout du site va débuter le set du cultissime SAVAGE.
SAVAGE (Suède)

SAVAGE… Rendez-vous compte, ce groupe qui a vu le jour dans le Nottinghamshire en 1978 à Göteborg ! Pourquoi culte ? Parce qu’il a fait partie de la NWOHM (New Wave of Heavy Metal), au même titre qu’un SAXON, qu’un DEF LEPPARD, d’un TYGERS OF PAN TANG, voire même d’un MAIDEN ! « Let it Loose », un des titres de leur 1er album « Loose ‘in Lethal » (1981), a été repris en concert par METALLICA à leur première période.
SAVAGE a ensuite pris une direction plus mélodique mais aussi plus Hard Expérimental avec des albums comme « Hyperactive » en 85. Le groupe split en 1986 pour mieux se reformer en 95.





Andy DAWSON (chant/guitare), est le nom du nouveau chanteur et il s’en tire bien. Il est épaulé par le guitariste Kristian BRADLEY. A noter que le frère de ce dernier, Chris, qui était le bassiste-chanteur du groupe, est décédé l’année dernière après une longue maladie. Bref, ça n’a pas été simple pour ce groupe mais, malgré les épreuves, il joue à nouveau et ce, pour le plus grand plaisir de son public, public dans lequel il y a beaucoup de nostalgiques.
Quoiqu’il en soit, en ce jour et sur cette scène du Time to Rock, ils ont encore conquis de nouveaux fans.
WISHBONE ASH (Royaume-Uni)

Place sur la grande scène à d’autres vétérans du Rock : j’ai nommé les WISHBONE ASH. J’ai déjà chroniqué le concert du groupe à la twin guitare lors du dernier Raimes Fest pour lequel ils assuraient la tête d’affiche.
Au départ, WISHBONE ASH n’était pas prévu sur ce Time to Rock. Il se trouve que FOGHAT a annulé sa venue pour une obscure raison de billet d’avion trop cher ! C’est sûr que si tu réserves tes billets des U.S.A. pour l’Europe au dernier moment, les prix vont être très chers… surtout au vu de la géopolitique. Lamentable !





Heureusement, WISHBONE ASH est toujours là pour répondre présent. Pour ce qui est de FOGHAT, je les ai vus en décembre dernier au Shepherd’s Bush Empire de Londres, en co-headlining d’ASIA featuring John PAYNE, alors je ne suis même pas déçu. Je dirais même que je suis encore plus content de revoir les Anglais de WHISBONE ASH qui avaient donné un superbe show à Raismes (demandez à Andy KUNTZ, le chanteur de VANDEN PLAS !).
Le show démarre et la recette « Blowin’ Free », « The King will come », « Warrior » et pour terminer « Phoenix » fait toujours recette !
RHAPSODY OF FIRE (Italie)

C’est reparti avec les Italiens de RHAPSODY OF FIRE. J’ai vu le RHAPSODY de Lucas TURILLI l’an dernier, le FABIO LIONE’S DAWN OF VICTORY en septembre 2025 et voilà la 3e formation qui a dérivé de l’originale. Il ne me restait plus que le groupe d’Alex STAROPOLI pour boucler la boucle.
Le groupe démarre avec « The Dark Secret », suivi de « Unholy Warcry » de l’album « Symphony of the enchanted II – The Dark Secret ». J’étais un peu curieux de voir ce groupe. Ils ont vraiment un très bon chanteur… la voix… la présence. En revanche, Alex est concentré sur son clavier. En fait on a l’impression qu’il tire la gueule. On dirait qu’il fait de l’alimentaire.
Le chanteur Giacomo VOLI, lui, est bien et vient au public.





Ils ont quand même abordé 9 albums que de ce soit de RHAPSODY ou de RHAPSODY OF FIRE. Après, ils nous font une espèce de best of de leur carrière.
Bon, ce n’est pas tout mais mon ventre crie famine. Dans ce genre de festival, on est tellement pris par ce qui se passe sur les différentes scènes qu’on en oublie de manger. Donc là, même si le set de RHAPSODY OF FIRE est intéressant, je sens que je vais tomber dans les pommes si je ne mange pas. 1.2.3, je ne suis plus là !
CRIMSON GLORY (U.S.A.)

Après cette saine pause restauration, je me dirige vers la scène qui accueille CRIMSON GLORY, un groupe qui nous vient de Floride. Je les ai vus l’année dernière au Sweden Rock et comme c’était la 1ere fois que je les voyais en Live, j’avais été agréablement surpris. En effet, après quelques mouvements de line up, le groupe avait enfin trouvé le bon chanteur en la personne de Travis WILLS. Difficile de remplacer MIDNIGHT (John Patrick McDONALD Jr), mais il a réussi.
L’an dernier, c’était donc le grand retour du groupe., ils nous avaient joué les morceaux de leur album à paraitre, « Chasing the Hydra » qui n’est sorti qu’en avril 2026.
Aujourd’hui, ils ont tombé les masques. Exit les masques argentés ! On a droit aux classiques de l’album « Crimson Glory » de 86 représenté par les titres « Valhalla » et « Dragon Lady ». Ils sont suivis de morceaux de leur album référence, celui dont on parle quand on parle de CRIMSON GLORY, « Transcendance », sorti en 1989. Là, ils jouent « Lady of Winter » et « Painted Skies ». On a toujours le noyau dur guitariste/batterie.





Je pense qu’ils n’ont joué qu’un seul morceau de leur dernier album « Pearls of Dust ».
Ils vont terminer par « Lonely » et « Red Sharks ». Dans le public, il y a des connaisseurs et je vois quelques T-Shirts à l’effigie du groupe mais, dans l’ensemble, les gens sont plutôt dans l’attentif.
J’ai clairement préféré ce show à celui de l’an dernier.
TRIBUTE TO GARY MOORE (one shot band)

C’est maintenant l’heure du TRIBUTE TO GARY MOORE, un groupe exceptionnellement formé pour l’occasion à la demande du Time to Rock. Je sais que la politique du webzine est de ne traiter que des groupes de compos mais là, c’était assez incroyable pour que je vous en touche quelques mots.
D’entrée de jeu, je suis impressionné par la voix, le mimétisme et les intonations du chanteur. J’ai presque l’impression de retourner aux débuts de GARY MOORE. Ce n’est qu’au bout de 3 morceaux – deux classiques de Hard celtique que j’adore et le morceau repris par TARJA, « Over the Hills and far away » – que je me dit : « mais je le connais ! ». C’est en effet Tommy JOHANSSON, le chanteur-guitariste de MAJESTICA. Il a enchainé par « Thunder Rising » puis « Wild Frontiers ».
C’est étonnant, quelle fougue ! Tommy arrive à redonner de l’âme aux chansons de Gary. « J’en ai la chair de poule », me dit un ami photographe qui, lui, a eu la chance de connaître GARY MOORE.


On va avoir 3 chanteurs qui vont se relayer sur le set. Le public s’excite un peu sur « Military Man », le morceau qu’il avait composé avec PHIL LYNOTT suivi du super slow « Empty Rooms ». « Out in the Fields » arrive et tout le public chante en chœur, encore plus fort que sur les autres morceaux.
On arrive à la fin avec le morceau celtique « Emerald » puis « Walking by Myself », un Blues, pour achever le set avec « Parisienne Walkways ». Ce qui est super, c’est que sur ce dernier titre, c’est Gus, le premier fils de GARY MOORE, qui chante et qu’en deuxième guitare c’est son autre fils Jack MOORE qui officie (il avait déjà fait une apparition sur le 4e morceau).
ERIK GRONWALL (Suède)

C’est maintenant ERIK GRONWALL qui monte sur scène. Décidément, les groupes que tu vois au Sweden, tu les revois l’année suivante soit au Time to Rock, soit au Skogsrojet… enfin surtout les artistes suédois, voire scandinaves.
Le show est axé sur son album « Bad Bones » dont il va nous jouer 8 morceaux.
Erik démarre avec « Born to Brake ». Je suis agréablement surpris quand il reprend le « Headless Cross » de BLACK SABBATH. En parlant de reprise, il va en faire pas mal. Il reprend le « 18 and Life » de SKID ROW, le « Black Velvet » d’ALANNAH MILES, et on aussi droit à un pot-pourri composé de « Shine in Time » de PURPLE mélangé avec le morceau de PROCOL HARUM « A Whiter Shaide of Pale », un slow d’enfer.









ERIK GRONWALL tient la grande forme. Encore une fois, il me semble qu’il est monté sur ressorts, il n’arrête pas. Il n’était déjà pas bien épais avant mais là je trouve qu’il a encore maigri. Ce que j’apprécie avec ce chanteur, outre sa voix, c’est qu’on le sent vachement respectueux avec ses musiciens.
Je n’arrive pas à savoir à quel moment l’ex-nouveau chanteur de H.E.A.T. est venu avec lui sur scène mais ils étaient hyper contents de chanter ensemble. A la fin du morceau, ils se sont serrés dans les bras et j’ai senti que ce n’était pas du chiquet mais une vraie accolade d’amitié.
Lorsque Erik reprend le « Highway Star » de DEEP PURPLE, il se dirige vers le public, et là on le retrouve debout sur les gens. Il avance sur la foule comme s’il surfait. C’est incroyable !
Sur la fin, Erik va vraiment se concentrer sur ses morceaux solo avec une seule reprise – quasi en acoustique – de « The House of the Rising Sun ». Il va finir sur un « Praying for a Miracle » (« Bad Bones » 2026) qui met tout le monde d’accord. Quel accueil du public pendant ce set ! Ici, ERIK GRONWALL, c’est la star, c’est même quasiment un dieu !

Et c’est ainsi que se termine ce dernier jour du Time to Rock 2026. Je repars de Suède demain mais je sais déjà que je reviendrai dans un mois pour le Skogsrojet. Un énorme merci à l’orga qui est extraordinaire, même en niveau presse où on est aux petits oignons. On a même eu la joie de voir MARCO MENDOZA venir nous y faire un petit coucou.
A l’année prochaine !
