Dimanche 14 & lundi 15 août 2026 à la Flugplatz des Aeroclubs de Dinkelsbühl (Allemagne)

Report et Photos By YVAN ANHELL – SHOOT TO ETERNITY
JOUR 3
NANOWAR OF STEEL (Italie)

12:00 – Ca attaque sur la main Stage avec NANOWAR OF STEEL. Que dire de plus sur ce groupe italien de Metal parodique très festif ? Je crois que je les ai tellement vus ces derniers temps que j’ai l’impression qu’ils m’ont suivi dans mes pérégrinations.
Alors, c’est toujours très bien mais là, rien de nouveau sous le soleil. C’est bien fait, le public est très réactif et adhère. Il est d’ailleurs présent et en masse bien qu’il ne soit que midi.
Je crois que la seule différence avec les sets précédents de NANOWAR, c’est que cette fois-ci la chouette (de Barbaggiani, Il cacciatore della notte) va aller slammer avec son costume dans le public. Je ne l’avais jamais vu faire ça et j’ai trouvé ça très cool.
BRAINSTORM (Allemagne)

12:55- Je me rends pour la première fois de la journée sur la T-Stage pour voir le set de BRAINSTORM, un groupe de Heavy Metal dont j’ai quasiment tous les albums mais que je n’ai encore jamais eu l’occasion de voir en Live.
Et d’entrée de jeu, c’est très énergique avec des riffs de guitare qui restent bien en tête. Après ma série de photos, j’aperçois un pote de Strasbourg qui est derrière la barrière et du coup, je vais finir le concert avec lui. C’est sympa.
Mais revenons à BRAINSTORM. Le chanteur descend assez régulièrement sur les enceintes de devant pour être plus proche du public, les musiciens headbanguent… Bref, il y a de la vie. Le public quant à lui est très réceptif et headbangue avec le groupe.
Les titres s’enchaînent bien avec des titres rentre-dedans et le concert passe plutôt vite.
A la fin du set, je demande à mon pote quel est le groupe qu’il ne veut absolument pas rater aujourd’hui et il me dit « BRYMIR ». Je me dis du coup que ça doit valoir la peine d’être vu et que j’irais les voir.
FUTURE PALACE (Allemagne)

13:50 – Allez, retour sur la Main Stage. C’est FUTURE PALACE qui se présente devant nous. Le groupe allemand est classifié comme un groupe de Rock alternatif ou de post Hardcore… Soit. Ils arrivent à trois sur scène et font le show mais, pour ma part, je ne trouve pas ça transcendant.
Après vers le 4e ou 5e morceau, Maria LESSING, la chanteuse, va nous faire un morceau qui parle de féminisme, de lutte contre les violences sexistes, homophobes et transphobes. Pour le coup, je découvre que c’est aussi un groupe engagé et j’aime ça. En plus, le public adhère au message. Que demander de plus ?
Petit à petit, le public se renforce et je me rends compte que c’est le public de BROTHERS OF METAL qui arrive pour se mettre en place.
BROTHERS OF METAL (Suède)

15:00 – Démarrage du set de BROTHERS OF METAL. C’est un groupe de Folk Metal que j’ai vu pour la première fois au Summerside cette année et je n’avais pas été plus emballé que ça.
Il y a toujours les trois chanteurs qui sont ultra complémentaires, les guitaristes et le bassiste de leur côté sont ultra expressifs. Les morceaux nous emmènent en pleine ère viking avec « Prophecy of Ragnarök » ou « Yggdrasil ». C’est bien mais au final je ne suis pas plus emballé que la première fois.
En tout cas, ça reste cool de les voir en festival parce qu’ils apportent une très bonne ambiance. 9 morceaux, ça reste quand même un peu court pour juger vraiment un groupe. En plus, ce que je trouve dommage, c’est que le chanteur principal utilise trop un temps de parole qui aurait permis d’avoir plus de titres.
BRYMIR (Finlande)

16:35. Je me rends sur la Tool Rebel Stage pour voir BRYMIR, le groupe que mon pote m’avait conseillé de voir. Comme vous pouvez vous en doutez, je ne connais pas du tout. Et pour cause, c’est du Death Metal ! Bon du Melodic Death Metal, mais il y a quand même beaucoup de growls.
Le chanteur a une présence scénique incroyable. Il prend des poses ultra expressives et c’est un régal de le prendre en photo. Il y a le guitariste qui headbangue comme un fou furieux. Ca remue. Le groupe est à fond et le public est là-aussi présent en masse devant leur concert. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il leur rend bien leur énergie.
Alors, c’est sûr que c’est bien mais ce n’est décidément pas mon style et je décroche assez rapidement… d’autant que j’ai super faim !
ARCH ENEMY (Suède)

21h15. Là, j’ai fait une belle pause. J’ai circulé entre les scènes mais j’avoue que rien ne m’a percuté plus que ça. C’est donc requinqué que je me rends sur la Main Stage pour le set d’ARCH ENEMY. Je n’avais pas pu voir le groupe au Wacken mais je compte bien me rattraper ici.
Je suis curieux de voir ce que va donner la nouvelle chanteuse Lauren HART qui a intégré le groupe cette année en remplacement de la charismatique Alissa WHITE-GLUZ. Alors oui, la marche est sacrément importante pour remplacer Alissa mais ce soir, que ce soit sur la prestation scénique ou la prestation vocale, Lauren HART fait parfaitement le boulot. Elle a, en plus, une sacrée présence.
Je n’avais pas vu ARCH ENEMY depuis longtemps et je trouve le set vraiment cool. Il y a des flammes, de la pyrotechnie, ça passe super vite. Dommage que les guitaristes semblent autant en retrait surtout un qui a l’air de s‘ennuyer ferme. C’est dommage.
Ah oui, je ne vous ai pas dit : le concert est rediffusé en Live sur Arte. Je l’apprends quand un poste m’appelle pour me le dire (Merci Tom !)
A la fin du set, ils envoient des ballons noirs et rouges avec ARCH ENEMY marqué dessus. C’est visuel, sympa et ça clôture bien le set.
VERSENGOLD (Allemagne)

23:25. Je reste sur la Main Stage pour VERSENGOLD, un groupe dont je n’ai même jamais entendu le nom. C’est donc une totale découverte. C’est un groupe allemand plutôt style Folk. On est un peu dans l’esprit de SALTATIO MORTIS et de DARTAGNAN.
Le chanteur chante lui-aussi en allemand.
Le batteur est positionné derrière la proue d’un bateau avec des cordages et des filins, c’est ultra visuel. En plus, la lumière est superbe. Le chanteur est très souriant, on voit qu’il prend plaisir à être sur scène.
Sur un morceau, lui et le bassiste descendent dans le public et le font s’asseoir. C’est puissant comme moment.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce groupe que j’ai trouvé, cerise sur le gâteau, parfait pour finir la soirée.
JOUR 4
Aujourd’hui, c’est le dernier jour du festival. J’ai déjà préparé la voiture pour être prêt à partir rapidement après le dernier set car demain je suis attendu au Rock The Lake. Comme il y a quand même 500 kilomètres, j’ai préféré prendre les devants.
Donc retour sur le site pour la dernière journée de ce Summer Breeze 2026 qui se révèle plein de surprises.
SOULBOUND (Allemagne)

11h30. Je commence la journée par la T-Stage avec SOULBOUND. C’est une découverte totale pour moi car je n’ai jamais entendu de morceaux d’eux.
Musicalement, on est dans du Heavy Metal, Metal Moderne. Le public est déjà bien réveillé et en place. Les musiciens sont très en place et le set passe à une vitesse folle.
C’est un groupe que j’ai vraiment hâte de retrouver sur scène.
KADAVAR (Allemagne)

15:00 – J’enchaîne sur la Main Stage. KADAVAR est un groupe allemand déjà bien connu mais pour ma part, je n’ai jamais eu non plus l’occasion de voir ce groupe sur scène.
Avant ils étaient trois, maintenant ils sont quatre et je trouve que la deuxième guitare apporte vraiment un plus. C’est un Rock, Hard Rock bien seventies qu’ils nous distillent et leur look est vraiment travaillé en fonction de ça – ça va même jusqu’au Jack à spirale !
Ca headbangue, ça bouge, le bassiste a un faciès ultra expressif… En revanche, je trouve que le trio d’origine était bien plus présent scéniquement si je m’en tiens aux vidéos que j’ai vu d’eux. En même temps, je pense qu’il faut laisser du temps au nouveau guitariste pour qu’il intègre les évolutions scéniques du groupe.
MUNICIPAL WASTE (USA)

15h45 – A la suite de KADAVAR, c’est MUNICIPAL WASTE, un groupe américain de Thrash Metal qui investit la T-Stage. Comme je suis là, je me dis que je vais tenter le coup.
Bon… c’est du Thrash. Il faut voir ce groupe au moins une fois dans sa vie mais hormis avec les photos, je ne me suis pas éclaté plus que ça. Ce n’est pas du tout mon truc même si tout le groupe est là à 200 %.
THUNDERMOTHER (Suède)

17:10 – C’est encore sur la T-Stage que ça se passe pour moi. C’est bien, ça m’économise les kilomètres… et la fatigue.
Alors les THUNDERMOTHER, c’est un groupe de suédoises qui font dans le Hard Rock. J’ai vu le show il y a peu et là, c’est organisé exactement de la même manière : Joan MASSING, la batteuse, headbangue derrière sa batterie, Majsan LINDBERG, la bassiste, a toujours le sourire et prend la position carabine avec sa basse, Filippa NASSIL, la guitariste emblématique et leader du groupe tire la langue, saute et headbangue.
Pendant ce temps, la chanteuse Linnéa VIKSTROM alterne les passages au chant seul et au chant avec sa guitare.
Le show passe super vite. Les filles sont toujours hyper heureuses d’être sur scène et le public le leur rend bien. Il y a une vraie communication entre les deux.
Ce sera un plaisir de les retrouver sur leur tournée 2027 avec le groupe BONAFIDE.
TESTAMENT (USA)

17:40 – Main Stage. Je sais, j’ai dit que le Thrash n’était pas mon truc mais là, c’est quand même TESTAMENT qui passe sur scène ! C’est un groupe que j’ai tout le temps vu en festival et cette fois-ci ne déroge pas à la règle.
Le guitariste porte un T-Shirt du Bikini, la salle bien connue de Toulouse.
TESTAMENT est un groupe avec un carrière emblématique. Ils nous font un set millimétré avec pas mal d’interactions avec le public. Ca passe vraiment très bien.
MANNTRA (Croatie)

19:40. Direction la Tool Rebel Stage pour le set de MANNTRA, un groupe croate qui a 10 albums à son actif. C’est un groupe que j’ai raté par deux fois en peu de temps. Cette fois-ci, c’est la bonne !
J’adore ! Leur visuel et leur jeu scénique sont très travaillés.
Le guitariste qui porte un masque est toujours ultra charismatique. Sur le 3e morceau, il monte sur un paddle (planche gonflable) pour aller au-dessus du public et il se paye le luxe d’y boire une bière. Il arrive même à lâcher la planche par moments, quel équilibre ! Il nous fait son tour sur le public et il revient. Pendant ce temps, le chanteur prend la guitare du second guitariste et le premier guitariste attrape une guitare acoustique. Le bassiste, lui, en à tomber la veste.
Ils ont tous une présence sur scène que j’ai trouvé très marquante.
C’est vraiment très, très cool et j’espère aussi les revoir en show complet en 2027 parce que 9 morceaux dont 1 cover (« Skal » de MIRACLE OF SOUND) c’est décidément trop court.
SOULFLY (USA)

20:30. Sur la T-Stage, c’est maintenant SOULFLY, le groupe de Max CAVALERA, qui monte sur scène. C’est du Thrash Metal dans la veine mais c’est aussi Death avec des éléments de Hardcore.
Voir la famille CAVALERA est toujours un plaisir. Ils font vraiment le job et j’aime l’intensité musicale et l’intensité visuelle. Ca s’enchaîne bien, ça headbangue sur scène et dans le public et il y a une bonne ambiance. Bref, c’est bien.
Je ne vais pas voir la fin du set car HELLOWEEN commence sur la Maine Stage. Je n’ai malheureusement pas eu le droit de les shooter donc j’ai fait ce qu’il me restait à faire : profiter du concert.

C’est ainsi que s’achève cette édition 2026 du Summer Breeze. Quatre jours (et demi) où le festival a été capable d’aligner les mastodontes, les valeurs sûres, les découvertes et les coups de cœur inattendus, 4 jours (et demi) qui nous ont confirmé une chose : c’est que le festival n’a plus rien à prouver.
GALERIE PHOTOS PROPOSEE PAR YVAN ANHELL – SHOOT TO ETERNITY
BRAINSTORM










BROTHERS OF METAL











ARCH ENEMY










FUTURE PALACE











VERSENGOLD











NANOWAR OF STEEL












BRYMIR








TESTAMENT











SOULFLY








THUNDERMOTHER











SOULBOUND











MUNICIPAL WASTE









KADAVAR








MANNTRA











